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Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé 1 500 euros à M. A... en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant une période sans logement et un hébergement sur-occupé avec un loyer disproportionné.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence depuis 2019, afin d’obtenir réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a rejeté les conclusions visant à liquider l'astreinte prononcée en 2021, car elles relèvent d'une procédure distincte. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B... la somme de 3 000 euros en réparation de ses préjudices, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 mai 2023.