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Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que M. B... ne justifiait pas d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer une insertion socio-professionnelle ou l’absence d’attaches au Mali. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 432-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de Mme C..., au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce rejet malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente. La requérante, mariée à un ressortissant français, invoquait notamment les articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.