48 412 décisions disponibles — page 659/2421
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait la délivrance d’un certificat de résidence fiscale français pour 2023 et, à défaut, une indemnisation de 1 927,16 euros. Par un mémoire du 12 avril 2025, le requérant a renoncé à son recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement et en donne acte.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D, monitrice éducatrice, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction de blâme qui lui a été infligée le 15 novembre 2021 par la directrice du centre départemental enfants et famille F. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le centre, jugeant que l’effacement automatique du blâme du dossier après trois ans ne fait pas disparaître rétroactivement la sanction. Sur le fond, il a écarté le moyen d’incompétence et a estimé que les faits reprochés (retard dans la transmission d’informations sur une agression sexuelle et non-respect des consignes hiérarchiques) étaient établis, justifiant la sanction. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 533-1 et L. 533-5 du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 7 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a enjoint au préfet de procéder au relogement sous astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 18 février 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme B, ressortissante ukrainienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII n'a pas informé la requérante, dans une langue qu'elle comprend, que le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France) pouvait justifier un refus, la privant ainsi d'une garantie prévue aux articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à modifier une précédente ordonnance du 27 janvier 2025. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer sa demande. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué M. A à un rendez-vous pour procéder à ce réexamen et lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée comme dépourvue d'objet.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a constaté que la décision attaquée du 4 septembre 2024 avait été notifiée le 18 novembre 2024 avec mention des voies et délais de recours. La requête, enregistrée le 24 mars 2025, était tardive car présentée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de l’université Paris 8 refusant de reconnaître l’imputabilité au service de ses lésions consécutives à un accident. En cours d’instance, l’université a retiré l’arrêté contesté et reconnu l’accident comme imputable au service. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’université à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de procès, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la régularisation de ses rémunérations pour la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2023, afin que soient pris en compte ses avancements d’échelon et de grade. La requérante a informé le tribunal, le 30 janvier 2025, avoir obtenu le paiement des sommes dues sur sa paie de janvier 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser 7 000 euros en réparation de préjudices liés à des impayés. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait aucun moyen, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé ce rejet par ordonnance, sans instruction contradictoire ni audience.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger de lui communiquer des arrêtés de mise en disponibilité pour les années 2019, 2020 et 2022. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, incluant ses demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait la communication de documents relatifs à la gestion d’un logement de fonction au lycée Fernand Léger. La juridiction a estimé que la région Ile-de-France n’était pas tenue de communiquer des documents qu’elle ne détenait pas, dès lors qu’elle justifiait d’une impossibilité matérielle de les produire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, gérant de la SARL KR Logistique, qui demandait l’annulation du refus du préfet de la région Île-de-France d’accorder à cette société l’autorisation d’exercer la profession de transporteur public routier de marchandises. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur le défaut d’honorabilité professionnelle de M. B, en raison de deux condamnations inscrites à son casier judiciaire pour des infractions routières. Il a écarté le moyen tiré de l’effacement de ces condamnations, en application des articles R. 3211-24, R. 3211-27 et R. 3211-7 du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. La requête en excès de pouvoir est donc classée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 6 juin 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et son fils. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur uniquement sur les douze mois précédant le dépôt de la demande, alors que les dispositions des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettent de prendre en compte l'évolution favorable des ressources survenues après cette date. En l'espèce, les revenus de M. B, qui dépassaient le SMIC sur la période précédant la décision, remplissaient la condition de ressources suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a annulé la décision du 12 juin 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser l’enregistrement au seul motif que le justificatif de domicile de l’hébergeant datait de plus de six mois, sans établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’annexe 10 de ce code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme G et M. B. Les requérants demandaient d'enjoindre à la commune de Saint-Denis et à Plaine Commune de sécuriser et restaurer la sculpture-fontaine "A B", œuvre de l'artiste A B, située passage des Etuves. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux de rénovation urbaine ne menaçant pas directement et immédiatement l'œuvre, et que les mesures demandées, notamment la restauration, n'avaient pas un caractère provisoire et réversible. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d’un nouveau-né au groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil. La requérante, Mme B, mère de l’enfant, alléguait un défaut de diagnostic et de soins après l’accouchement, ayant conduit à une aggravation de l’état de son fils et à une intervention chirurgicale ultérieure. Le tribunal a fait droit à la demande d’expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, l’hôpital ne s’y étant pas opposé. L’expert désigné devra notamment évaluer la conformité des soins aux données acquises de la science, rechercher d’éventuelles fautes médicales, et déterminer le lien de causalité entre les manquements allégués et les préjudices subis par l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue se fonde sur la situation personnelle et familiale de M. D, notamment son mariage depuis plus de trois ans et demi avec une ressortissante française résidant à Saint-Denis, et la présence de son beau-fils, reconnu handicapé, justifiant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la société Hermès Sellier, qui contestait le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement de M. B, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique par le ministre. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, lequel indiquait que le traitement approprié existait en Algérie. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, pays de renvoi, interdiction de retour) ont été écartés comme dépourvus de base légale. La solution retenue s'appuie sur les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.