Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2205525(TA93-2205525)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SA Mutuelle Intériale. Celle-ci sollicitait la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2019 et 2020, en se prévalant d'une interprétation administrative de l'article 1586 sexies du code général des impôts concernant la déduction des dotations aux amortissements. Le tribunal a jugé que les déclarations de la société, qui excluaient ces dotations du calcul de la valeur ajoutée, étaient conformes à la loi fiscale. Il a également écarté l'application de la doctrine administrative invoquée, estimant que la société ne pouvait s'en prévaloir sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
N° TA93-2206610(TA93-2206610)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Groupama Assurances Mutuelles d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, d'un montant total de 661 709 euros, au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la déductibilité de la taxe sur les excédents de provisions prévue à l'article 235 ter X du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour cette taxe ne faisant pas l'objet d'un avis de mise en recouvrement, l'exercice d'imputation n'est pas celui de son exigibilité mais celui de sa comptabilisation en charge. En l'espèce, la société ayant déduit la taxe au titre de l'exercice 2014, l'administration a réintégré à bon droit la somme correspondante dans le résultat imposable de l'exercice 2015. La requête a été rejetée.
N° TA93-2418015(TA93-2418015)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui sollicitait de simples renseignements. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être dirigé que contre une décision administrative ou tendre à une condamnation indemnitaire. Faute de conclusions et de moyens au sens des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2416125(TA93-2416125)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que Mme C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, car la requérante, arrivée en France en 2017, n'a présenté sa demande qu'en 2024 sans justifier d'un motif légitime pour ce retard, et que les dispositions nationales étaient compatibles avec le droit de l'Union européenne.
N° TA93-2416858(TA93-2416858)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, la requête ayant été jugée tardive car déposée au-delà du délai de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. B, bien que placé en rétention, ne justifiait pas avoir été empêché d'exercer son recours dans les délais.
N° TA93-2218501(TA93-2218501)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 19 décembre 2024, du désistement pur et simple du groupe TVA Kindred de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée d’un montant de 6 336 416 euros pour la période du 1er janvier au 30 juin 2019. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune partie adverse n’ayant produit de mémoire en défense.
N° TA93-2417894(TA93-2417894)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de finaliser l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 20 février 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA93-2218500(TA93-2218500)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 19 décembre 2024, du désistement pur et simple du groupe TVA Kindred de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir le remboursement de 4 798 463 euros de taxe sur la valeur ajoutée acquittée entre 2019 et 2021. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune partie adverse n'ayant produit de mémoire en défense.
N° TA93-2413442(TA93-2413442)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 24 décembre 2025. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA93-2417852(TA93-2417852)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil par M. A B, ressortissant congolais, vise à obtenir une injonction sous astreinte pour que le préfet de la Seine-Saint-Denis le convoque afin d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et lui délivre un récépissé. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et que la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité, dès lors que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2218077(TA93-2218077)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 2 412,39 euros. Par une ordonnance du 19 décembre 2024, le président de la 5e chambre a constaté le désistement d'office de M. A, faute pour celui-ci d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement de la requête.
N° TA93-2201328(TA93-2201328)
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d’office de Mme B, qui contestait le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder l’allocation de solidarité spécifique. Saisie par renvoi du tribunal de Paris, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 décembre 2024.
N° TA93-2413182(TA93-2413182)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un titre exécutoire de 82,40 euros émis par la commune de Bobigny pour des frais de restauration scolaire. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 20 novembre 2024, désistement pur et simple auquel la commune ne s’est pas opposée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance. Aucune question de fond relative aux frais de restauration ou aux textes applicables n’a donc été tranchée.
N° TA93-2210544(TA93-2210544)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de la Seine-Saint-Denis de l'admettre au bénéfice de l'aide médicale d'État. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA93-2211050(TA93-2211050)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contestant le refus du maire de Montreuil de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 23 septembre 2020. Par un mémoire du 28 novembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à l’instance.
N° TA93-2415278(TA93-2415278)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée pour enregistrer sa demande d’asile en procédure normale, ce qui a conduit Mme B à se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA93-2415355(TA93-2415355)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, le requérant n'ayant pas démontré de défaillances systémiques en Croatie ni d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA93-2416715(TA93-2416715)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A, ressortissant malien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le juge a estimé que le préfet avait commis un défaut d'examen sérieux en ne tenant pas compte de la qualité de réfugiée de la fille mineure de M. A et de sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. La requête a été jugée recevable, le délai de recours ayant été interrompu par le placement en rétention. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quatre mois, en application des articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2401989(TA93-2401989)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance de référé du 12 avril 2022, qui avait condamné l’État à verser 300 euros à Mme A... épouse C... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Après l’ouverture d’une procédure juridictionnelle d’exécution, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant l’invitation qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du même code. En conséquence, le premier vice-président du tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte par ordonnance.
N° TA93-2401208(TA93-2401208)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une demande d’exécution du jugement n° 2014463 du 14 janvier 2022. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a soutenu que toutes les mesures utiles avaient été prises. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 19 décembre 2024, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.