Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
48 412 décisions disponibles — page 902/2421
N° TA93-2416858(TA93-2416858)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, la requête ayant été jugée tardive car déposée au-delà du délai de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. B, bien que placé en rétention, ne justifiait pas avoir été empêché d'exercer son recours dans les délais.
N° TA93-2114183(TA93-2114183)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SA Agapes, société mère d’un groupe fiscalement intégré, contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de contribution sociale. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause par l’administration fiscale de la déduction d’une moins-value à court terme constatée lors de la dissolution-liquidation d’une filiale espagnole, au motif que cette opération constituait une cession de titres de participation au sens du 2 bis de l’article 39 quaterdecies du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les titres annulés devaient être qualifiés de titres de participation sur le plan comptable et que la moins-value, réalisée moins de deux ans après leur souscription, n’était pas déductible en application des dispositions précitées. La demande de décharge des impositions et des pénalités a donc été rejetée.
N° TA93-2418015(TA93-2418015)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui sollicitait de simples renseignements. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être dirigé que contre une décision administrative ou tendre à une condamnation indemnitaire. Faute de conclusions et de moyens au sens des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2417921(TA93-2417921)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 16 décembre 2024, était tardive car déposée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2416125(TA93-2416125)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que Mme C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, car la requérante, arrivée en France en 2017, n'a présenté sa demande qu'en 2024 sans justifier d'un motif légitime pour ce retard, et que les dispositions nationales étaient compatibles avec le droit de l'Union européenne.
N° TA93-2417894(TA93-2417894)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de finaliser l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 20 février 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA93-2415951(TA93-2415951)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C avait déposé sa demande d'asile plus de cinq ans après son arrivée en France, sans motif légitime pour justifier ce retard. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, relevant notamment qu'elle résidait avec son époux titulaire d'un titre de séjour.
N° TA93-2205525(TA93-2205525)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SA Mutuelle Intériale. Celle-ci sollicitait la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2019 et 2020, en se prévalant d'une interprétation administrative de l'article 1586 sexies du code général des impôts concernant la déduction des dotations aux amortissements. Le tribunal a jugé que les déclarations de la société, qui excluaient ces dotations du calcul de la valeur ajoutée, étaient conformes à la loi fiscale. Il a également écarté l'application de la doctrine administrative invoquée, estimant que la société ne pouvait s'en prévaloir sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
N° TA93-2206610(TA93-2206610)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Groupama Assurances Mutuelles d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, d'un montant total de 661 709 euros, au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la déductibilité de la taxe sur les excédents de provisions prévue à l'article 235 ter X du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour cette taxe ne faisant pas l'objet d'un avis de mise en recouvrement, l'exercice d'imputation n'est pas celui de son exigibilité mais celui de sa comptabilisation en charge. En l'espèce, la société ayant déduit la taxe au titre de l'exercice 2014, l'administration a réintégré à bon droit la somme correspondante dans le résultat imposable de l'exercice 2015. La requête a été rejetée.
N° TA93-2207483(TA93-2207483)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la société Abeille Assurances Holding d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et contributions sociales au titre de l’exercice 2015. La contestation portait sur la déductibilité de la taxe sur les excédents de provisions, prévue à l’article 235 ter X du code général des impôts, que la société avait déduite de son résultat 2015 alors qu’elle l’avait acquittée le 18 mai 2015. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant qu’en application de l’article 39-1-4° du code général des impôts, un impôt n’est déductible que s’il a été mis en recouvrement au cours de l’exercice, et que la taxe litigieuse, bien que due au titre de l’excédent constaté en 2014, n’était déductible qu’au titre de l’exercice 2015, date de son paiement effectif.
N° TA93-2415603(TA93-2415603)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 10 octobre 2024 par laquelle l'OFII a refusé à M. A, demandeur d'asile ivoirien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII a méconnu les articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne l'informant pas, dans une langue comprise, des motifs de refus possibles, notamment le dépôt tardif de sa demande. Cette omission a privé M. A d'une garantie essentielle. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer sa situation.
N° TA93-2214354(TA93-2214354)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, gérant de la société Holistique Performance, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois d’octobre 2020, décembre 2020 et avril 2021. Le tribunal a constaté que les demandes pour décembre 2020 et avril 2021 avaient été déposées le 18 juillet 2022, soit après les dates limites fixées par le décret n°2020-371 du 30 mars 2020 (respectivement le 28 février 2021 et le 31 juillet 2021). Pour la demande d’octobre 2020, M. B n’a pas prouvé qu’elle avait été déposée avant la clôture du fonds. En application de l’ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et des décrets subséquents, l’administration était donc fondée à rejeter ces demandes pour cause de forclusion.
N° TA93-2413933(TA93-2413933)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 7 juin 2022 contre l'État pour défaut de logement de Mme B épouse A, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant justifié de l'attribution d'un logement T2 à Aubervilliers, avec un bail signé le 2 janvier 2024, l'exécution de l'injonction a été constatée à cette date. L'astreinte a été liquidée à 8 800 euros pour la période du 1er septembre 2022 au 2 janvier 2024, somme versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2417886(TA93-2417886)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2416097(TA93-2416097)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du refus par le demandeur d'une orientation en région. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence d'évaluation de vulnérabilité et la méconnaissance du droit à l'information.
N° TA93-2417188(TA93-2417188)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 8 octobre 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Denis avait radié des cadres Mme B, auxiliaire de puériculture, pour avoir exercé une activité non autorisée durant un congé de maladie. La condition d’urgence a été reconnue, la privation totale de rémunération depuis plus d’un mois constituant une atteinte grave et immédiate à la situation de l’agent. Par ailleurs, le moyen tiré de l’absence de consultation du conseil de discipline, garantie substantielle en matière de sanction disciplinaire, a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a ainsi enjoint au centre hospitalier de réintégrer provisoirement Mme B dans l’attente du jugement au fond.
N° TA93-2416134(TA93-2416134)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, motivé par le fait qu'elle présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information, estimant que Mme A avait été informée en français, langue qu'elle comprenait, conformément à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA, qui transpose l'article 20 de la directive 2013/33/UE, était légal, et que les moyens relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et à l'absence d'évaluation de vulnérabilité n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2416847(TA93-2416847)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 3 janvier 2024 contre l'État pour inexécution d'une injonction de loger M. A. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant proposé un logement à Stains le 15 juillet 2024, avec signature du bail le 2 septembre 2024, l'exécution a été constatée à cette dernière date. L'astreinte est liquidée pour la période du 1er mars au 2 septembre 2024, soit six mois entiers de retard, pour un montant total de 3 300 euros. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2416268(TA93-2416268)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée en 2021 contre l'État pour assurer le logement de Mme B. Constatant que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait transmis une proposition de logement le 7 décembre 2022 et que le bail avait été signé le 11 janvier 2023, le tribunal a estimé l'injonction exécutée à cette date. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État a été condamné à verser 9 750 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour la période de retard du 1er décembre 2021 au 11 janvier 2023.
N° TA93-2417902(TA93-2417902)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'impossibilité de prescrire une mesure contraire à une décision administrative existante.