Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2414163(TA93-2414163)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 31 janvier 2024, au motif qu'elle était dépourvue de logement. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal, le tribunal a fait droit à sa demande sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de l'intéressée, sous astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2414093(TA93-2414093)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme C épouse B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 décembre 2023, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2217189(TA93-2217189)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 454,71 euros. Par une ordonnance du 20 décembre 2024, le président de la 5e chambre a constaté le désistement d’office du requérant, faute pour celui-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donné acte du désistement de la requête.
N° TA93-2412590(TA93-2412590)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’attribution d’un logement sous astreinte et une indemnisation. Les conclusions aux fins d’injonction ont été jugées manifestement irrecevables car une précédente ordonnance du même tribunal, devenue définitive, avait déjà enjoint au préfet d’assurer le logement de l’intéressé. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de précision suffisante, en application des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2412469(TA93-2412469)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable auprès de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un hébergement d'urgence. La juridiction a constaté que, par une décision antérieure du 12 juin 2024, cette même commission avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Dès lors, la requête était dépourvue d'objet et a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2411936(TA93-2411936)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés ou dépourvus de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA93-2409649(TA93-2409649)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de logement prioritaire et urgent. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. B par une décision du 31 juillet 2024. En conséquence, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2409529(TA93-2409529)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, relative à sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission a rendu une décision favorable le 7 août 2024, reconnaissant M. A comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA93-2406366(TA93-2406366)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission a finalement reconnu M. B comme prioritaire et devant être logé d’urgence par une décision du 24 juillet 2024. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416102(TA93-2416102)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C avait sollicité l'asile plus d'un an après son arrivée en France, sans motif légitime pour justifier ce retard. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et a estimé que les éléments de vulnérabilité invoqués ne remettaient pas en cause la légalité de la décision.
N° TA93-2201973(TA93-2201973)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 8 décembre 2021 de la ministre des armées fixant la consolidation de ses lésions suite à un accident de service. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du médecin expert, considéré comme un acte préparatoire non susceptible de recours. Sur le fond, il a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, en application des articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2416322(TA93-2416322)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur ses demandes de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut en qualité de "conjoint de français". Le juge a estimé que la demande de renouvellement, déposée le 25 mars 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'enjoindre à l'administration de statuer ferait obstacle à l'exécution de cette décision. Par ailleurs, la condition d'utilité n'était pas remplie pour la demande de changement de statut, faute de preuve d'une impossibilité de déposer la demande en ligne. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2416358(TA93-2416358)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "salarié" arrivé à expiration. Le requérant justifiait de nombreuses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous sur la plateforme dématérialisée de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Le juge des référés a rappelé que l'administration a l'obligation de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est présumée satisfaite pour une demande de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A dans un délai déterminé, sous astreinte, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2412721(TA93-2412721)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, concernant sa demande d’hébergement prioritaire et urgent. La commission de médiation avait toutefois déjà reconnu Mme A comme prioritaire et devant être logée d’urgence par une décision du 12 juin 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418115(TA93-2418115)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police prolongeant l’interdiction de retour sur le territoire français de Mme B, se déclare incompétent territorialement. Il constate que l’arrêté attaqué a été pris par le préfet de police, dont le siège est à Paris, et que la requête relève donc de la compétence du Tribunal administratif de Paris. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA93-2418125(TA93-2418125)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la délivrance de visas pour ses deux filles mineures résidant au Mali, en invoquant un risque d’excision. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et que l’absence de délivrance des visas ne constituait pas, en l’état, une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (dignité, droit à la vie, vie familiale). La requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2109902(TA93-2109902)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse, contestant le rejet implicite de sa demande de remboursement de prélèvements indus sur son traitement (surcotisations et régularisation de cotisations). Le tribunal a constaté que l'administration avait partiellement régularisé la situation en remboursant 300,30 euros pour les surcotisations d'août et septembre 2020, mais que le litige portait sur des sommes restant dues. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les textes applicables, notamment le code du travail (article L. 5212-13), le code des pensions civiles et militaires de retraite (article L. 11 bis), et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 (article 37 bis).
N° TA93-2409650(TA93-2409650)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 6 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a retenu un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant ignoré des éléments essentiels comme sa résidence habituelle en France depuis 2023 et sa relation de concubinage avec un ressortissant marocain transgenre, rendant impossible leur vie de couple en Algérie ou au Maroc. Cette annulation est fondée sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2409646(TA93-2409646)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. B ayant été auditionné avant la décision, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
N° TA93-2409614(TA93-2409614)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a soutenu en défense que cet arrêté était inexistant et qu'aucun dossier ne concernait le requérant. Faute pour M. B d'avoir contesté cette affirmation, le tribunal a jugé ses conclusions dépourvues d'objet et donc irrecevables. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.