Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414231(TA93-2414231)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 10 janvier 2024, afin d'obtenir une injonction de logement. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à sa demande sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par une ordonnance du 20 décembre 2024, il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, sous astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416102(TA93-2416102)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C avait sollicité l'asile plus d'un an après son arrivée en France, sans motif légitime pour justifier ce retard. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et a estimé que les éléments de vulnérabilité invoqués ne remettaient pas en cause la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2312769(TA93-2312769)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E, ressortissant chinois, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police du 31 août 2023 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), car la cellule familiale pouvait se reconstituer en Chine et que son insertion professionnelle était trop récente. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2312313(TA93-2312313)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que le directeur du CNAPS était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, en application du 4° bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dès lors que M. B ne justifiait pas d'un séjour régulier continu d'au moins cinq ans en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2402713(TA93-2402713)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 612-1, L. 612-2, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418125(TA93-2418125)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la délivrance de visas pour ses deux filles mineures résidant au Mali, en invoquant un risque d’excision. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et que l’absence de délivrance des visas ne constituait pas, en l’état, une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (dignité, droit à la vie, vie familiale). La requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2109902(TA93-2109902)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse, contestant le rejet implicite de sa demande de remboursement de prélèvements indus sur son traitement (surcotisations et régularisation de cotisations). Le tribunal a constaté que l'administration avait partiellement régularisé la situation en remboursant 300,30 euros pour les surcotisations d'août et septembre 2020, mais que le litige portait sur des sommes restant dues. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les textes applicables, notamment le code du travail (article L. 5212-13), le code des pensions civiles et militaires de retraite (article L. 11 bis), et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 (article 37 bis).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2418115(TA93-2418115)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police prolongeant l’interdiction de retour sur le territoire français de Mme B, se déclare incompétent territorialement. Il constate que l’arrêté attaqué a été pris par le préfet de police, dont le siège est à Paris, et que la requête relève donc de la compétence du Tribunal administratif de Paris. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2213881(TA93-2213881)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, inspecteur des finances publiques, qui contestait le maintien de son évaluation professionnelle pour l'année 2021. Le requérant invoquait un vice de procédure, une erreur de droit (violation de l'annualité de l'évaluation prévue par le décret n°2010-888 du 28 juillet 2010) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'administration avait assuré la cohérence de l'évaluation et que les moyens soulevés étaient infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 28 juillet 2010.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2313437(TA93-2313437)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 23 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme A B, ressortissante colombienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui imposait au préfet de consulter la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'absence de cette consultation a entaché la procédure d'un vice substantiel, entraînant l'annulation de l'arrêté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402714(TA93-2402714)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 janvier 2024. Cet arrêté refusait son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307610(TA93-2307610)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 18 avril 2023 refusant son habilitation à accéder aux zones de sûreté des aéroports. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Le refus était fondé sur le comportement de M. C, connu pour des faits graves (notamment viol sur mineur), rendant son accès incompatible avec la sûreté et l'ordre public au sens des articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté comme inopérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2201973(TA93-2201973)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 8 décembre 2021 de la ministre des armées fixant la consolidation de ses lésions suite à un accident de service. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du médecin expert, considéré comme un acte préparatoire non susceptible de recours. Sur le fond, il a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, en application des articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA93-2110959(TA93-2110959)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. et Mme D tendant à la décharge de cotisations complémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, suite à une réduction de capital. La juridiction a examiné les moyens de procédure, notamment le défaut de débat oral et contradictoire et l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, ainsi que les moyens de fond relatifs à la résidence fiscale et à l'application de la convention franco-arménienne. Le tribunal a considéré que la procédure était régulière et que les requérants n'établissaient pas leur droit à une imposition séparée ou à une non-imposition en France. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et pénalités, sur le fondement des articles 4 A, 4 B et 6 du code général des impôts, ainsi que des stipulations de la convention fiscale franco-arménienne.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2215321(TA93-2215321)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Calmel et Joseph, qui contestait la décision de FranceAgriMer de déclarer certaines dépenses de voyage inéligibles aux aides européennes pour la promotion de vins hors UE. La société soutenait une erreur de droit et d’appréciation sur l’éligibilité globale des déplacements, mais le tribunal a jugé que les dépenses litigieuses, non justifiées par des actions hebdomadales distinctes, ne remplissaient pas les conditions prévues par le règlement (CE) n° 555/2008 et la décision interne de FranceAgriMer. La solution retenue confirme le refus d’aide supplémentaire de 5 757,55 euros et rejette l’ensemble des conclusions, y compris la demande d’astreinte et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2215323(TA93-2215323)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Calmel et Joseph contestant la décision de FranceAgriMer du 19 janvier 2021. Cette décision limitait l'aide perçue au titre du programme de promotion des vins sur les marchés des pays tiers à 29 604,75 euros et réclamait le remboursement d'une avance de 2 895,25 euros majorée de 10 %. La société soutenait que FranceAgriMer avait commis des erreurs d'appréciation sur les dépenses éligibles et demandait le versement d'un complément d'aide. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions aux fins de condamnation et d'injonction n'étaient pas recevables, le juge ne pouvant se substituer à l'administration pour apprécier l'éligibilité des dépenses, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les règlements européens (CE) n° 555/2008 et (UE) n° 1308/2013, ainsi que sur les décisions internes de FranceAgriMer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414310(TA93-2414310)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme B. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 27 mars 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai imparti. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409672(TA93-2409672)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A C, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a tous écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307841(TA93-2307841)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaires. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur les articles L. 6332-2, L. 6342-2 et L. 6342-3 du code des transports ainsi que sur l'article R. 213-3-1 du code de l'aviation civile. Il a estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur le comportement de M. B, notamment des faits de vol en réunion en 2022, pour estimer que sa moralité ne présentait pas les garanties requises au regard de la sûreté, et ce malgré l'absence de mention au bulletin n°2 du casier judiciaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2414305(TA93-2414305)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le recours pour excès de pouvoir de M. A, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement adapté à ses besoins et capacités. Cette décision fait suite à la reconnaissance de sa demande comme prioritaire par la commission de médiation le 17 janvier 2024, sans qu'aucune offre ne lui ait été faite dans le délai légal de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA