Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2409614(TA93-2409614)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a soutenu en défense que cet arrêté était inexistant et qu'aucun dossier ne concernait le requérant. Faute pour M. B d'avoir contesté cette affirmation, le tribunal a jugé ses conclusions dépourvues d'objet et donc irrecevables. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2414290(TA93-2414290)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 10 janvier 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. La solution retenue ordonne le relogement sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, en application des dispositions précitées.
N° TA93-2416359(TA93-2416359)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque. Celle-ci demandait principalement la délivrance d’un visa de retour pour la France, ou subsidiairement une décision sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, afin de pouvoir rendre visite à sa mère malade en Turquie. Le juge a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à la délivrance d’un visa, cette mesure relevant de la compétence exclusive de l’autorité préfectorale. Ensuite, il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant d’aucun élément impérieux justifiant un examen prioritaire de sa demande. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA93-2413986(TA93-2413986)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'attribuer un hébergement d'urgence à Mme B. Cette dernière avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 24 janvier 2024, mais aucune offre d'hébergement adaptée ne lui avait été proposée depuis. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416344(TA93-2416344)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante congolaise, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de dysfonctionnements persistants du site de l'ANEF l'empêchant d'accomplir les formalités préalables en ligne. Le tribunal a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et a fixé un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance pour la délivrance du rendez-vous, sans astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2414279(TA93-2414279)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation en raison d’un logement inadapté à son handicap. Constatant qu’aucune offre de logement adapté n’avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416365(TA93-2416365)
Référé (L. 521-3 CJA) rejeté par le Tribunal administratif de Montreuil. Mme B demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet de renouveler sa carte de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a estimé que sa demande de renouvellement du 11 avril 2024 avait fait naître une décision implicite de rejet (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA). Dès lors, faire droit à l’injonction aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2414295(TA93-2414295)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation le 27 mars 2024. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2417611(TA93-2417611)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été jugée manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA93-2416364(TA93-2416364)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la requête était dépourvue d'objet, car M. A avait déjà pu déposer sa demande le 19 février 2024 et s'était vu remettre une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 29 décembre 2024.
N° TA93-2414289(TA93-2414289)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 20 mars 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins et à ceux de sa famille de six personnes ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné son relogement sous astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025. La solution retenue fait droit à la requête de M. A, qui occupait un logement insalubre avec ses quatre enfants et son épouse.
N° TA93-2407484(TA93-2407484)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable pour un hébergement d'urgence. Le tribunal a constaté que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande par une décision antérieure du 3 avril 2024. Dès lors, la requête était dépourvue d'objet. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2409649(TA93-2409649)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de logement prioritaire et urgent. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. B par une décision du 31 juillet 2024. En conséquence, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2409529(TA93-2409529)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, relative à sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission a rendu une décision favorable le 7 août 2024, reconnaissant M. A comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA93-2408408(TA93-2408408)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis relative à son recours amiable pour un logement prioritaire et urgent. Après que la commission a reconnu son caractère prioritaire, M. A s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 20 décembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2407397(TA93-2407397)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu M. B comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2406366(TA93-2406366)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission a finalement reconnu M. B comme prioritaire et devant être logé d’urgence par une décision du 24 juillet 2024. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2412469(TA93-2412469)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable auprès de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un hébergement d'urgence. La juridiction a constaté que, par une décision antérieure du 12 juin 2024, cette même commission avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Dès lors, la requête était dépourvue d'objet et a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2412590(TA93-2412590)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’attribution d’un logement sous astreinte et une indemnisation. Les conclusions aux fins d’injonction ont été jugées manifestement irrecevables car une précédente ordonnance du même tribunal, devenue définitive, avait déjà enjoint au préfet d’assurer le logement de l’intéressé. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de précision suffisante, en application des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2411936(TA93-2411936)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés ou dépourvus de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.