Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2414411(TA93-2414411)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le recours pour excès de pouvoir de M. B, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement adapté à ses besoins et capacités, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire et devant être logé d'urgence le 28 février 2024, mais aucune offre effective ne lui a été faite dans le délai de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416102(TA93-2416102)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C avait sollicité l'asile plus d'un an après son arrivée en France, sans motif légitime pour justifier ce retard. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et a estimé que les éléments de vulnérabilité invoqués ne remettaient pas en cause la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2412721(TA93-2412721)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, concernant sa demande d’hébergement prioritaire et urgent. La commission de médiation avait toutefois déjà reconnu Mme A comme prioritaire et devant être logée d’urgence par une décision du 12 juin 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414549(TA93-2414549)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A. Cette dernière, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 20 mars 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai imparti. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301291(TA93-2301291)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation du refus du directeur du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation d'agent de sécurité privée. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière et accessible. Il a également jugé la décision suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle énonçait les faits et textes applicables. Sur le fond, le tribunal a estimé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les antécédents judiciaires de M. C, au regard des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301099(TA93-2301099)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision du CNAPS était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, car M. C, ressortissant malien, ne justifiait pas d'un titre de séjour valide depuis au moins cinq ans en raison d'une période d'irrégularité entre 2018 et 2020. Les moyens d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation ont été écartés, faute pour le requérant de prouver sa régularité continue. Par conséquent, les conclusions en annulation, en indemnisation et en injonction ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA93-2414340(TA93-2414340)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 10 avril 2024 mais n'ayant reçu aucune offre de logement dans le délai imparti. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La requérante a également obtenu le versement de 1 000 euros par l'État au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2414287(TA93-2414287)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 28 février 2024, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois. La solution retenue est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner le logement dès lors que les conditions de priorité et d'urgence sont réunies. L'injonction est assortie d'une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307610(TA93-2307610)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 18 avril 2023 refusant son habilitation à accéder aux zones de sûreté des aéroports. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Le refus était fondé sur le comportement de M. C, connu pour des faits graves (notamment viol sur mineur), rendant son accès incompatible avec la sûreté et l'ordre public au sens des articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté comme inopérant.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA93-2110959(TA93-2110959)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. et Mme D tendant à la décharge de cotisations complémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, suite à une réduction de capital. La juridiction a examiné les moyens de procédure, notamment le défaut de débat oral et contradictoire et l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, ainsi que les moyens de fond relatifs à la résidence fiscale et à l'application de la convention franco-arménienne. Le tribunal a considéré que la procédure était régulière et que les requérants n'établissaient pas leur droit à une imposition séparée ou à une non-imposition en France. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et pénalités, sur le fondement des articles 4 A, 4 B et 6 du code général des impôts, ainsi que des stipulations de la convention fiscale franco-arménienne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2109902(TA93-2109902)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse, contestant le rejet implicite de sa demande de remboursement de prélèvements indus sur son traitement (surcotisations et régularisation de cotisations). Le tribunal a constaté que l'administration avait partiellement régularisé la situation en remboursant 300,30 euros pour les surcotisations d'août et septembre 2020, mais que le litige portait sur des sommes restant dues. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les textes applicables, notamment le code du travail (article L. 5212-13), le code des pensions civiles et militaires de retraite (article L. 11 bis), et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 (article 37 bis).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418125(TA93-2418125)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la délivrance de visas pour ses deux filles mineures résidant au Mali, en invoquant un risque d’excision. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et que l’absence de délivrance des visas ne constituait pas, en l’état, une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (dignité, droit à la vie, vie familiale). La requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2410510(TA93-2410510)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante sri lankaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante justifiait d'une communauté de vie stable avec son époux, résident régulier, et était mère de deux enfants nés en France. Le tribunal a ainsi jugé que la décision portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409597(TA93-2409597)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. A, ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français, au motif que l'intéressé avait obtenu la qualité de réfugié postérieurement à cet arrêté. Cette reconnaissance de la qualité de réfugié fait obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 542-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409614(TA93-2409614)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a soutenu en défense que cet arrêté était inexistant et qu'aucun dossier ne concernait le requérant. Faute pour M. B d'avoir contesté cette affirmation, le tribunal a jugé ses conclusions dépourvues d'objet et donc irrecevables. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409646(TA93-2409646)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. B ayant été auditionné avant la décision, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409650(TA93-2409650)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 6 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a retenu un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant ignoré des éléments essentiels comme sa résidence habituelle en France depuis 2023 et sa relation de concubinage avec un ressortissant marocain transgenre, rendant impossible leur vie de couple en Algérie ou au Maroc. Cette annulation est fondée sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2312313(TA93-2312313)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que le directeur du CNAPS était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, en application du 4° bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dès lors que M. B ne justifiait pas d'un séjour régulier continu d'au moins cinq ans en France.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2215323(TA93-2215323)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Calmel et Joseph contestant la décision de FranceAgriMer du 19 janvier 2021. Cette décision limitait l'aide perçue au titre du programme de promotion des vins sur les marchés des pays tiers à 29 604,75 euros et réclamait le remboursement d'une avance de 2 895,25 euros majorée de 10 %. La société soutenait que FranceAgriMer avait commis des erreurs d'appréciation sur les dépenses éligibles et demandait le versement d'un complément d'aide. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions aux fins de condamnation et d'injonction n'étaient pas recevables, le juge ne pouvant se substituer à l'administration pour apprécier l'éligibilité des dépenses, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les règlements européens (CE) n° 555/2008 et (UE) n° 1308/2013, ainsi que sur les décisions internes de FranceAgriMer.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2215321(TA93-2215321)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Calmel et Joseph, qui contestait la décision de FranceAgriMer de déclarer certaines dépenses de voyage inéligibles aux aides européennes pour la promotion de vins hors UE. La société soutenait une erreur de droit et d’appréciation sur l’éligibilité globale des déplacements, mais le tribunal a jugé que les dépenses litigieuses, non justifiées par des actions hebdomadales distinctes, ne remplissaient pas les conditions prévues par le règlement (CE) n° 555/2008 et la décision interne de FranceAgriMer. La solution retenue confirme le refus d’aide supplémentaire de 5 757,55 euros et rejette l’ensemble des conclusions, y compris la demande d’astreinte et de frais de justice.

Résumé IA