Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

48 412 décisions disponibles — page 896/2421

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416359(TA93-2416359)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque. Celle-ci demandait principalement la délivrance d’un visa de retour pour la France, ou subsidiairement une décision sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, afin de pouvoir rendre visite à sa mère malade en Turquie. Le juge a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à la délivrance d’un visa, cette mesure relevant de la compétence exclusive de l’autorité préfectorale. Ensuite, il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant d’aucun élément impérieux justifiant un examen prioritaire de sa demande. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2313435(TA93-2313435)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 23 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant colombien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, car M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418122(TA93-2418122)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas satisfaite, les seuls risques de perte d'emploi et d'accomplissement de démarches dans les délais ne suffisant pas à la caractériser. En conséquence, la requête a été rejetée, sans audience ni instruction, laissant la possibilité à Mme B de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417611(TA93-2417611)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été jugée manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409995(TA93-2409995)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a annulé l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la stabilité de la vie familiale de l'intéressée avec son époux britannique, de sa longue présence régulière en France (depuis 2008) et de son intégration professionnelle et sociale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409674(TA93-2409674)

Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le préfet a soulevé une irrecevabilité, arguant que l'arrêté était une décision de placement en rétention relevant du juge judiciaire. Le tribunal a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a statué sur le fond, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409673(TA93-2409673)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 30 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le requérant n'ayant pas démontré avoir été empêché de contester l'arrêté dans le délai légal. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, ainsi que l'ensemble des conclusions de M. B. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409672(TA93-2409672)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A C, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a tous écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409669(TA93-2409669)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B contestant le refus d'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité concernant les conclusions contre le refus d'enregistrement, faute de preuve de l'existence d'une décision explicite et du caractère complet du dossier. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'audience a été fixée pour statuer sur l'ensemble des moyens invoqués, notamment la violation des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2212276(TA93-2212276)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, qui contestait son classement au troisième échelon du corps des contrôleurs des finances publiques lors de sa nomination, estimant que ses fonctions de téléconseillère à la CPAM de l'Orne (2009-2011) auraient dû être prises en compte pour une reprise d'ancienneté plus favorable. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'administration, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a considéré que les fonctions de téléconseillère exercées par Mme B ne relevaient pas d'un emploi de catégorie B au sens des textes applicables (décrets n° 2009-1388 et n° 2010-982, arrêté du 8 décembre 2006). Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2416344(TA93-2416344)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante congolaise, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de dysfonctionnements persistants du site de l'ANEF l'empêchant d'accomplir les formalités préalables en ligne. Le tribunal a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et a fixé un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance pour la délivrance du rendez-vous, sans astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2213374(TA93-2213374)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, agent contractuel de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, qui contestait le refus de revalorisation de sa rémunération. Le tribunal a jugé que la décision du préfet était légale, car la rémunération avait été fixée conformément aux dispositions des articles L. 713-1 du code général de la fonction publique et 1-3 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, en tenant compte des fonctions exercées et de la qualification de l'agent. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à la requalification du contrat, aux primes, à l'indemnité de précarité et aux demandes indemnitaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2214640(TA93-2214640)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, adjoint administratif, qui demandait l'annulation de sa révocation prononcée par le garde des sceaux. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, notamment la tenue du conseil de discipline en son absence pendant un congé maladie, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, car l'agent avait été convoqué et pouvait se faire représenter, et que son congé de maladie ne faisait pas obstacle à la procédure disciplinaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2217922(TA93-2217922)

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par un maréchal des logis-chef contestant sa mutation d'office dans l'intérêt du service, prononcée par le ministre de l'intérieur le 20 juillet 2022. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de communication de son dossier personnel, le caractère disciplinaire déguisé de la mesure, une erreur manifeste d'appréciation et un caractère disproportionné. Le tribunal a constaté que la décision initiale avait été remplacée par une décision expresse du ministre du 30 mai 2023, prise après le recours administratif préalable obligatoire. En application des articles L. 4125-1 et R. 4125-10 du code de la défense, cette nouvelle décision s'est substituée à la décision initiale, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière et la décision implicite de rejet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2405555(TA93-2405555)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (6ème chambre) a été saisi par Mme B, ressortissante argentine, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 mars 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que l’arrêté attaqué, bien qu’abrogé le 29 avril 2024, avait reçu un commencement d’exécution. Sur le fond, le juge a annulé la décision de refus de titre de séjour, constatant que le préfet s’était fondé sur une clôture d’instruction pour défaut de production de pièces, alors que la requérante avait finalement obtenu une autorisation de travail et une carte de séjour, révélant une erreur de fait et une méconnaissance de l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2303399(TA93-2303399)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 5 octobre 2022 par laquelle le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bobigny a refusé l'agrément d'agent de sûreté aéroportuaire à Mme B. La juridiction retient que cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne précise pas les éléments de fait propres à la situation de l'intéressée. En conséquence, le tribunal enjoint au procureur de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA93-2305330(TA93-2305330)

Tribunal Administratif de Montreuil, 6ème chambre. Saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 15 avril 2021 ayant annulé un refus de renouvellement de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A, le tribunal constate que le préfet n’a pas exécuté cette injonction. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, il enjoint à nouveau au préfet de statuer dans un délai de deux mois, sous astreinte de 10 euros par jour de retard. Il ordonne également la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sous astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2306508(TA93-2306508)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de M. C, employé d'Air France, contre le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaires. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'habilitation temporaire délivrée en référé ne privait pas d'objet la demande d'annulation de l'arrêté initial. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 28 mars 2023, jugeant que le seul fait invoqué (une tentative de vol sur un véhicule en 2020, ayant fait l'objet d'un simple rappel à la loi) ne suffisait pas, compte tenu des circonstances et de l'ancienneté du requérant, à caractériser un comportement incompatible avec l'accès aux zones réglementées au sens des articles L. 6342-2 et L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402193(TA93-2402193)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 10 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur la menace à l'ordre public que constituait le comportement du requérant, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402161(TA93-2402161)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans annulation ni injonction, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA