Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2414944(TA93-2414944)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de Mme A, ressortissante ivoirienne, contre la décision du directeur territorial de l'OFII de Bobigny du 10 octobre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'OFII, jugeant le recours formé dans le délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée au motif qu'elle méconnaissait les dispositions des articles L. 551-9 et L. 551-10 du même code, l'OFII n'ayant pas démontré avoir informé la requérante dans une langue qu'elle comprend. Il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA93-2418056(TA93-2418056)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait le rétablissement des conditions matérielles d'accueil par l'OFII. Le juge rappelle que la contestation d'un refus de conditions matérielles d'accueil relève de la procédure spécifique de l'article L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive du référé liberté, sauf changement de circonstances. En l'espèce, le nouveau certificat médical produit par le requérant ne constitue pas un élément nouveau par rapport à sa situation antérieure déjà examinée, et la décision de refus du 13 novembre 2024 étant devenue définitive, la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2417987(TA93-2417987)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 20 décembre 2023. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 17 décembre 2024, avait été présentée après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, lequel courait du 20 juin au 21 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2417910(TA93-2417910)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contestant le montant de son complément indemnitaire annuel pour 2023, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a constaté que l’agent était affecté dans le Val-de-Marne, relevant du ressort du Tribunal administratif de Melun. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA93-2417817(TA93-2417817)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d'un recours en excès de pouvoir par la société Emr Bâtiment contre une amende administrative de 16 400 euros infligée par le ministre de l'intérieur sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l'infraction a été constatée à Villejuif (Val-de-Marne), relevant du ressort du tribunal administratif de Melun. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA93-2416849(TA93-2416849)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 3 janvier 2024 à l'encontre de l'État, en raison du retard dans l'exécution de l'injonction de loger M. A. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a justifié avoir proposé un logement T2 au Pré-Saint-Gervais, dont le bail a été signé le 30 août 2024, mettant fin à l'obligation. L'astreinte est calculée pour la période du 1er mars au 30 août 2024, soit six mois entiers, aboutissant à une somme de 1 200 euros. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2416847(TA93-2416847)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 3 janvier 2024 contre l'État pour inexécution d'une injonction de loger M. A. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant proposé un logement à Stains le 15 juillet 2024, avec signature du bail le 2 septembre 2024, l'exécution a été constatée à cette dernière date. L'astreinte est liquidée pour la période du 1er mars au 2 septembre 2024, soit six mois entiers de retard, pour un montant total de 3 300 euros. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2416268(TA93-2416268)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée en 2021 contre l'État pour assurer le logement de Mme B. Constatant que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait transmis une proposition de logement le 7 décembre 2022 et que le bail avait été signé le 11 janvier 2023, le tribunal a estimé l'injonction exécutée à cette date. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État a été condamné à verser 9 750 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour la période de retard du 1er décembre 2021 au 11 janvier 2023.
N° TA93-2413933(TA93-2413933)
Le Tribunal administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 7 juin 2022 contre l'État pour défaut de logement de Mme B épouse A, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant justifié de l'attribution d'un logement T2 à Aubervilliers, avec un bail signé le 2 janvier 2024, l'exécution de l'injonction a été constatée à cette date. L'astreinte a été liquidée à 8 800 euros pour la période du 1er septembre 2022 au 2 janvier 2024, somme versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2408844(TA93-2408844)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R.222-1 du code de justice administrative et de l'article L.614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'arrêté avait été valablement notifié le 8 juin 2023, et que la requête, enregistrée le 24 juin 2024, dépassait le délai de recours de trente jours. Toutes les conclusions de la requérante ont donc été rejetées.
N° TA93-2303741(TA93-2303741)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte, par une ordonnance du 19 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus du maire de Clichy-sous-Bois de compléter et transmettre son dossier de rétablissement auprès du régime général et de l'IRCANTEC à la CNRACL. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA93-2207646(TA93-2207646)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire du Blanc-Mesnil de lui accorder un congé bonifié pour 2022. La requérante n’ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 19 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2417902(TA93-2417902)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'impossibilité de prescrire une mesure contraire à une décision administrative existante.
N° TA93-2417886(TA93-2417886)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2417188(TA93-2417188)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 8 octobre 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Denis avait radié des cadres Mme B, auxiliaire de puériculture, pour avoir exercé une activité non autorisée durant un congé de maladie. La condition d’urgence a été reconnue, la privation totale de rémunération depuis plus d’un mois constituant une atteinte grave et immédiate à la situation de l’agent. Par ailleurs, le moyen tiré de l’absence de consultation du conseil de discipline, garantie substantielle en matière de sanction disciplinaire, a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a ainsi enjoint au centre hospitalier de réintégrer provisoirement Mme B dans l’attente du jugement au fond.
N° TA93-2416134(TA93-2416134)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, motivé par le fait qu'elle présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information, estimant que Mme A avait été informée en français, langue qu'elle comprenait, conformément à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA, qui transpose l'article 20 de la directive 2013/33/UE, était légal, et que les moyens relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et à l'absence d'évaluation de vulnérabilité n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2416097(TA93-2416097)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du refus par le demandeur d'une orientation en région. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence d'évaluation de vulnérabilité et la méconnaissance du droit à l'information.
N° TA93-2415951(TA93-2415951)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C avait déposé sa demande d'asile plus de cinq ans après son arrivée en France, sans motif légitime pour justifier ce retard. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, relevant notamment qu'elle résidait avec son époux titulaire d'un titre de séjour.
N° TA93-2415603(TA93-2415603)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 10 octobre 2024 par laquelle l'OFII a refusé à M. A, demandeur d'asile ivoirien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII a méconnu les articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne l'informant pas, dans une langue comprise, des motifs de refus possibles, notamment le dépôt tardif de sa demande. Cette omission a privé M. A d'une garantie essentielle. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer sa situation.
N° TA93-2403018(TA93-2403018)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mars 2024. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, l'arrêté ne portant en réalité que sur le placement en rétention et la fixation du pays de destination. Sur ce dernier point, le moyen d'incompétence du signataire a été écarté, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été rejeté faute de précisions suffisantes.