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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l'expulsion de Mme E et de ses cinq enfants d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. La requête préfectorale fait suite au rejet définitif de leur demande d'asile par la CNDA en 2022 et à une mise en demeure de quitter les lieux restée infructueuse. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que le maintien de la famille, déboutée de l'asile, dans ce logement compromettait le bon fonctionnement du service public d'hébergement, sans que la situation de vulnérabilité invoquée ne constitue une circonstance exceptionnelle justifiant un maintien dans les lieux. La décision s'appuie sur les articles L. 552-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ordonne l'expulsion sans délai, avec le concours de la force publique si nécessaire.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France. Ces décisions confirmaient le refus de délivrance de visas de long séjour à l’épouse et aux enfants de M. H..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la séparation familiale ne résultant pas directement des décisions contestées mais des incohérences de la demande, et les requérants ne justifiant pas de périls graves et imminents. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 434-1 à L. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.