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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen, le moyen tiré d'un vice de procédure étant inopérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu fonder sa décision sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, au regard des faibles revenus déclarés, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre le refus implicite de mutation à la maison d’arrêt de Fontenay-le-Comte, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, le litige individuel relève du tribunal dans le ressort du lieu d’affectation de l’agent, soit Niort (Deux-Sèvres). Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Poitiers, compétent pour en connaître, conformément à l’article R. 351-3 du même code.