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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de visa d'entrée et de long séjour en France en qualité d'étudiante. La juridiction a estimé que la commission de recours contre les décisions de refus de visa s'était réunie dans une composition régulière, conformément à l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 4 décembre 2019. Le tribunal a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2016/801 et de l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 était infondé. Enfin, il a considéré que le projet d'études de Mme A manquait de cohérence et de sérieux, justifiant le refus de visa.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 7 décembre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visas de long séjour pour les enfants mineurs B, D et C A, en qualité de membres de famille d'une réfugiée. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le lien familial n'était pas établi, au regard des actes d'état civil et des éléments de possession d'état produits, et en méconnaissance des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. La décision contestée était fondée sur l'insuffisance d'assimilation de la requérante à la communauté française, notamment son manque de connaissances de base en géographie et en histoire de la France, révélé lors de l'entretien individuel prévu par l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les pathologies de la requérante, bien que reconnues, ne justifiaient pas un niveau de connaissance suffisant, conformément aux articles 21-24 et 21-25 du code civil. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le rejet de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord requalifié les conclusions de la requête, initialement dirigées contre une décision implicite, comme étant exclusivement dirigées contre la décision explicite de rejet du ministre de l'intérieur du 21 septembre 2023. Cette décision était motivée par l'insuffisance de connaissance de Mme B sur les repères de l'histoire de France, les règles de vie en société et la place de la France en Europe et dans le monde. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant la décision suffisamment précise en droit et en fait. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil, relatifs à l'assimilation et à la connaissance de la société française, pour refuser la naturalisation.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la décision ayant été ultérieurement motivée par une insuffisance de connaissances sur l'histoire, les règles de vie en société et les droits et devoirs du citoyen français. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 21-24 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, compte tenu des lacunes constatées lors de l'entretien d'assimilation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que la décision ministérielle du 9 mai 2022, qui s’est substituée aux décisions antérieures, était suffisamment motivée. Il a jugé que le ministre pouvait légalement prendre en compte des condamnations pénales, même anciennes et faisant l’objet d’une réhabilitation, pour apprécier le comportement du postulant. La solution retenue repose sur le large pouvoir d’appréciation de l’administration en matière de naturalisation, conformément à l’article 21-15 du code civil et à l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 20 avril 2023 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de Mme B. Le ministre s'était fondé sur le seul emploi de l'intéressée au sein d'une banque qatarie pour estimer qu'elle conservait des liens forts avec l'étranger. Le tribunal juge que ce motif, en l'absence d'éléments sur la nature des fonctions exercées et alors que Mme B n'est pas ressortissante du Qatar, ne suffit pas à établir un lien d'allégeance avec une puissance étrangère, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision est annulée sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, professeur de philosophie, qui contestait la décision du directeur général de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) mettant fin de manière anticipée à son contrat de résident au lycée La Condamine de Quito. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée comportait l'énoncé des considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que la composition du dossier soumis à la commission consultative paritaire centrale était régulière, l'administration ayant communiqué aux membres l'ensemble des pièces utiles, dont le rapport du chef d'établissement et les observations du requérant, plus de huit jours avant la séance, conformément à l'arrêté du 27 février 2007. Enfin, le tribunal a considéré que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des manquements professionnels reprochés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante serbe, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La requérante invoquait un défaut de motivation et une erreur d'appréciation, mais le tribunal a jugé que la décision implicite n'était pas illégale sur ce point, faute de demande de communication des motifs. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'insuffisance d'assimilation de Mme A à la communauté française, constatée lors de l'entretien prévu à l'article 21-24 du code civil, justifiait légalement le rejet de sa demande. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence au titre de sa vie privée et familiale et le rappel d’une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel de l’obligation de quitter le territoire, celui-ci ne constituant pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et n’a pas retenu les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 6-5 de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'indemnisation de la perte de valeur vénale de leur propriété, estimant qu'elle subissait un préjudice anormal et spécial en raison de l'enclavement causé par la LGV Bretagne-Pays de la Loire, une aire d'autoroute et un parc d'activités. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute des sociétés SNCF Réseau, Eiffage Rail Express et Cofiroute, ainsi que de la communauté d'agglomération de Laval, n'était pas engagée, les requérants n'établissant pas l'existence d'un dommage excédant les aléas du voisinage ou les sujétions normales liées à des ouvrages publics. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SCI Jade. Celle-ci contestait les titres de perception émis pour la taxe d'aménagement due pour un permis de construire délivré en 2019, arguant que ces travaux constituaient la dernière tranche d'un permis de 2013 pour lequel elle s'était déjà acquittée de la taxe. Le tribunal a jugé que le permis de 2019 était une autorisation nouvelle et non un simple modificatif, le permis de 2013 étant caduc. En application des articles L. 331-6 et L. 331-30 du code de l'urbanisme, la société ne pouvait obtenir la décharge de la taxe, n'ayant pas sollicité de restitution partielle pour l'exécution partielle du premier permis.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme B, ressortissante tunisienne, contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour « passeport talent » en qualité de responsable financier. Le tribunal a jugé que la décision de la commission de recours s’était substituée à la décision consulaire initiale, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Il a ensuite annulé la décision de la commission de recours du 10 avril 2024, estimant que le motif de refus tiré de l’absence d’expérience professionnelle de cinq ans était entaché d’une erreur d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Fly Exec d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception émis le 11 juillet 2017 par le ministre de l’écologie, lui réclamant une amende de 60 059 euros pour manquement à la réglementation sur les quotas de gaz à effet de serre (années 2012 et 2015), ainsi que contre la mise en demeure de payer subséquente. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le ministre, s’estimant compétent pour connaître du litige. Sur le fond, il a annulé le titre de perception pour insuffisance de motivation, en application des articles 24 et 25 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et a, par voie de conséquence, annulé la mise en demeure et la décision implicite de rejet de la réclamation préalable.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E et M. A contestant le refus de visas de court séjour pour elle et ses enfants mineurs, afin de se marier en France. La décision implicite du sous-directeur des visas, qui s'est substituée au refus consulaire, a été jugée fondée sur des doutes raisonnables quant au retour des demandeurs, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité consulaire et la méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D E C qui demandait la suspension du refus de visa de court séjour opposé à sa future épouse, Mme B A, pour leur mariage. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. C n’avait pas qualité pour représenter Mme A, majeure et résidant à l’étranger, sans mandat d’avocat ni élection de domicile en France, en application des articles R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-8 du code de justice administrative. La condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision n’ont pas été examinées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’enclavement de leur propriété, causé par la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire, une aire autoroutière et un parc de développement économique. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute des sociétés SNCF Réseau, Eiffage Rail Express, Cofiroute et de la communauté d’agglomération de Laval. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions, considérant que les préjudices allégués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial de nature à engager la responsabilité des défendeurs. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommage de travaux publics, sans faire application de textes spécifiques mentionnés dans les visas.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que la décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale, rendant inopérants les moyens tirés de l'incompétence du signataire préfectoral et du défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté le moyen d'absence de motivation de la décision implicite, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication de ses motifs. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, en se fondant sur les articles 21-15 et 21-24 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 18 juillet 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait de renouveler la carte professionnelle d'agent de recherche privée de Mme A. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur une condamnation pénale de 2018 pour conduite en état alcoolique, estimant que la relative ancienneté et le caractère isolé des faits, malgré leur gravité, ne justifiaient pas un refus au regard des fonctions exercées. Cette solution a été prise en application des articles L. 621-1 et L. 622-19 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle à Mme A dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D et Mme B contestant le refus de transfert de M. D vers le centre de détention de Nantes. La juridiction a jugé que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Les requérants n'ont pas démontré que le refus portait une atteinte excessive à leur vie privée et familiale au-delà des contraintes inhérentes à la détention. La requête a donc été déclarée irrecevable.