Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2504246(TA44-2504246)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le transfert vers la Croatie, l'État membre ayant accepté la reprise en charge de M. B.
N° TA44-2205895(TA44-2205895)
Le Tribunal administratif de Nantes a condamné la commune de Saint-Nazaire à indemniser M. et Mme C pour les dommages causés à leur maison par l'obstruction de leur canalisation due aux racines d'arbres situés sur le domaine public communal. La responsabilité sans faute de la commune a été retenue, le dommage présentant un caractère anormal et spécial pour les requérants, tiers à l'ouvrage public. La commune n'a pas démontré que le préjudice résultait d'une faute de la victime ou d'un cas de force majeure. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public.
N° TA44-2501932(TA44-2501932)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de démolition et de désamiantage dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment celui de M. et Mme D. Il a donc désigné un expert pour constater l'état initial des lieux, puis, le cas échéant, les dommages survenus pendant ou après le chantier.
N° TA44-2501951(TA44-2501951)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, aménageur de la ZAC de la RIA à Pornic. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge désigne un expert pour constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux de démolition et de désamiantage, en raison du risque de dommages. La mission de l'expert inclut la réalisation d'un état des lieux préventif, le suivi des désordres éventuels pendant le chantier, et l'identification des causes et de l'étendue des dommages qui surviendraient.
N° TA44-2501971(TA44-2501971)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé que la mesure était utile pour constater l’état des immeubles voisins susceptibles d’être endommagés. Une experte a été désignée pour établir un état des lieux avant travaux, puis constater d’éventuels désordres pendant et après le chantier.
N° TA44-2501972(TA44-2501972)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, et a désigné une experte. Sa mission consiste à constater l'état initial des biens concernés, puis à identifier et chiffrer d'éventuels dommages pendant et après le chantier.
N° TA44-2215526(TA44-2215526)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, qui ne disposait pas de ressources stables et suffisantes, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2502031(TA44-2502031)
**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et désigne un expert pour constater l'état des immeubles voisins avant, pendant et après les travaux, afin de prévenir et documenter d'éventuels dommages. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative, relatif aux constats d'état avant travaux publics.
N° TA44-2504181(TA44-2504181)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'acceptation explicite des autorités allemandes.
N° TA44-2216292(TA44-2216292)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante irakienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de l'intéressée, étudiante en pharmacie et dépendante de prestations sociales. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2504384(TA44-2504384)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B H, ressortissante soudanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation du préfet pour ne pas avoir fait usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de cette clause. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2504499(TA44-2504499)
**Sujet principal :** Demande de référé-constat concernant l'éboulement d'un mur de clôture en pierre sèche bordant un fossé communal, afin d'engager la responsabilité de la collectivité propriétaire pour défaut d'entretien. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande de constat et désigne un expert pour constater l'état du mur effondré, l'état du fossé et ses caractéristiques, limité au droit de la propriété du requérant. La demande de condamnation aux frais est rejetée. **Textes appliqués :** Article R. 531-1 du code de justice administrative (référé-constat).
N° TA44-2504880(TA44-2504880)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme C, qui contestaient le refus implicite de délivrance de visas de long séjour pour déposer une demande d'asile en France. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et le risque de persécutions en Afghanistan, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de doute sérieux. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA44-2505908(TA44-2505908)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme A D, fille majeure d'un réfugié burundais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les arguments des requérants sur la situation sécuritaire au Rwanda et le risque de renvoi au Burundi n'étant pas suffisamment justifiés pour caractériser une atteinte grave et immédiate à leur situation. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2505714(TA44-2505714)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage, prise par le préfet de Maine-et-Loire dans le cadre de la procédure de détermination de l’État responsable de sa demande d’asile (règlement Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la mesure n’était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l’intéressé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 751-2 et L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2506112(TA44-2506112)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Établissement Public Foncier de la Vendée. Cette demande visait à obtenir un constat d'huissier avant le début de travaux de déconstruction prévus sur des parcelles voisines. Le juge a désigné un expert pour établir un état des lieux contradictoire de la propriété située au 3 rue du Change à Aizenay, afin de prévenir tout litige ultérieur. La mission de l'expert doit être accomplie avant le 22 septembre 2025, date prévue pour le début des travaux.
N° TA44-2505897(TA44-2505897)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme B épouse D et son enfant mineur. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'a pas été jugée remplie, le juge relevant que la séparation familiale résultait en partie des délais propres aux démarches des requérants et que les allégations relatives à l'état de santé n'étaient pas étayées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation des actes d'état civil et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été considéré comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA44-2215174(TA44-2215174)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante syrienne, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de faire droit à son recours contre la décision de la préfète de la Corrèze déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que la décision ministérielle implicite s'était substituée à la décision préfectorale et que le moyen tiré du défaut de motivation était infondé, la requérante n'ayant pas demandé communication des motifs. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en déclarant la demande irrecevable, faute pour Mme C de justifier d'un niveau de langue française suffisant, conformément aux articles 21-24 du code civil et 37 du décret du 30 décembre 1993.
N° TA44-2215071(TA44-2215071)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. La juridiction a jugé que la décision ministérielle du 24 novembre 2022, qui s'est substituée à la décision préfectorale initiale, était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Le tribunal a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, sans toutefois le détailler dans les extraits fournis. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur le fondement des articles 21-15 et 21-24 du code civil, du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2501904(TA44-2501904)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de Loire-Atlantique Développement-SELA. Cette mesure vise à constater l'état initial des parties communes d'un immeuble et d'un logement situés à proximité immédiate de travaux publics de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé que la requête présentait un caractère d'utilité, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Un expert a été désigné pour établir un état des lieux avant travaux, puis pour constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier.