Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500367(TA44-2500367)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. La requérante s'était bornée à transmettre un recours gracieux et des pièces sans exposer de conclusions ou de moyens, ce qui ne constitue pas une requête au sens des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai de recours contentieux, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA44-2506484(TA44-2506484)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme D A, ressortissante malgache, en qualité d’enfant de ressortissant français. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la séparation familiale et à l’état de santé de M. A, mais le juge a estimé que cette urgence n’était pas établie, faute de justifications suffisantes sur la dégradation récente de la santé et l’absence d’isolement. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
N° TA44-2506061(TA44-2506061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester un avis de contravention pour excès de vitesse. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant que les contestations relatives aux contraventions au code de la route relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La solution retenue est un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2413482(TA44-2413482)
Refus de visa de court séjour – Tribunal administratif de Nantes – Irrecevabilité de la requête pour défaut d’intérêt à agir et absence de qualité pour représenter autrui. La requérante, fille de la demanderesse de visa, ne justifie pas d’un intérêt personnel lui permettant de contester le refus opposé à sa mère. Elle ne peut davantage agir au nom de celle-ci, n’étant pas mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA44-2400842(TA44-2400842)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa d'étudiant. Postérieurement à l'introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 13 février 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l'État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2400757(TA44-2400757)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa d’étudiant. Le ministre de l’intérieur a produit un mémoire indiquant que le visa avait été délivré le 31 janvier 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2400743(TA44-2400743)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa d’étudiant. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré le 8 avril 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2502886(TA44-2502886)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas joint la décision attaquée à sa requête, malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique via l'application Télérecours. En application des articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, l'absence de production de ce document dans le délai imparti a conduit au rejet de la requête.
N° TA44-2108852(TA44-2108852)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 18 avril 2025, du désistement pur et simple du syndicat Force Ouvrière des personnels de la commune de Saint-Nazaire et de la CARENE. Ce désistement met fin à la procédure engagée par le syndicat, qui demandait l'annulation d'une note d'information d'avril 2021 relative à la gestion des autorisations spéciales d'absence pour garde d'enfant pendant les congés scolaires. Aucune solution au fond n'a été retenue, la requête étant classée sans examen sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505763(TA44-2505763)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le requérant avait été correctement informé, dans une langue qu'il comprend, des conséquences d'un refus d'hébergement sur l'octroi de ces conditions. Il a également jugé que la décision de l'OFII avait été prise après un examen particulier de sa situation, notamment via un entretien de vulnérabilité. En application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus d'hébergement justifiait légalement le refus des conditions matérielles d'accueil.
N° TA44-2505739(TA44-2505739)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G, ressortissante arménienne, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 28 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l’examen de sa demande d’asile. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des droits à l’information et à l’entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. Elle a jugé que la décision était légalement fondée sur ce règlement et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans erreur manifeste d’appréciation ni violation des articles 4 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, 3 de la convention européenne des droits de l’homme, ou 8 de cette même convention.
N° TA44-2505712(TA44-2505712)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant à M. A un agrément en qualité de dirigeant d'une entreprise privée de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A ayant attendu près de deux mois après le rejet implicite de son recours gracieux pour saisir le tribunal, et n'ayant pas démontré que la pérennité de ses sociétés était immédiatement menacée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA44-2505709(TA44-2505709)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause dérogatoire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2409241(TA44-2409241)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de Maine-et-Loire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de risques de représailles au Soudan. Le tribunal a estimé que les éléments produits, déjà examinés par l’OFPRA et la CNDA, ne suffisaient pas à établir des risques personnels et directs. La décision fixant le pays de destination a donc été jugée légale, et l’ensemble des conclusions de M. B a été rejeté.
N° TA44-2409298(TA44-2409298)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), faute pour le requérant de justifier de liens stables en France ou de démarches de régularisation. Il a également jugé que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, aucune circonstance humanitaire n'étant établie. La décision s'appuie sur les articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CEDH.
N° TA44-2505705(TA44-2505705)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 24 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-22, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
N° TA44-2416255(TA44-2416255)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté le désistement d'office de M. A et lui en a donné acte.
N° TA44-2505562(TA44-2505562)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour Mme B et l’enfant Mamadou Ba au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les éléments produits ne démontrant pas de répercussions suffisamment graves sur la situation personnelle, professionnelle ou sanitaire du requérant. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’erreur d’appréciation des actes d’état civil ou de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505552(TA44-2505552)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet d’un visa de long séjour refusé à Mme C, mère d’un enfant français. Le ministre de l’intérieur ayant délivré le visa sollicité le 17 avril 2025, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 550 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA44-2416251(TA44-2416251)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire portugais. En cours d’instance, le préfet a abrogé la décision attaquée, et Mme C s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune question de fond relative au droit administratif ou aux textes applicables à l’échange de permis n’a donc été tranchée.