Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2400743(TA44-2400743)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa d’étudiant. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré le 8 avril 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2210838(TA44-2210838)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 9 juin 2022 par lequel la présidente du conseil d'administration du SDIS de la Vendée a exclu M. C, sapeur-pompier volontaire, de ses fonctions pour un mois. La décision est annulée en raison d'un vice de procédure : l'absence d'entretien hiérarchique préalable, obligatoire en vertu de l'article R. 723-38 du code de la sécurité intérieure, a privé l'intéressé d'une garantie. Le tribunal estime que cette irrégularité a entaché la légalité de la sanction, sans examiner les autres moyens. Le SDIS est condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA44-2420366(TA44-2420366)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre les refus implicites de visas long séjour pour ses enfants. En cours d’instance, les visas sollicités ont été délivrés le 2 janvier 2025, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA44-2400076(TA44-2400076)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A I et de sa famille, demandant l’annulation du refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de long séjour, au titre de la réunification familiale d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que la commission s’était appropriée le motif consulaire tiré du défaut de preuve de l’identité et du lien familial des demandeurs. Il a estimé que les actes d’état civil et les éléments de possession d’état produits étaient suffisamment probants pour établir l’identité de l’épouse et des enfants, ainsi que leur lien avec le réunifiant. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour erreur d’appréciation au regard de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2505918(TA44-2505918)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’une contestation relative à une amende forfaitaire pour excès de vitesse. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant que le contentieux du recouvrement des amendes pénales relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (tribunal de police). Cette solution est fondée sur les articles 521, 529-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2319300(TA44-2319300)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H J et de sa famille, qui demandaient l’annulation de la décision du 12 octobre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. Cette commission avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale d’un réfugié, en se fondant sur le caractère non probant des actes d’état civil produits et sur l’inéligibilité de Mme E I, majeure de plus de dix-neuf ans à la date de la demande. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l’erreur d’appréciation sur l’identité et les liens familiaux ainsi que sur l’éligibilité, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2318646(TA44-2318646)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme F B et Mme D B contestant le refus implicite de visa de long séjour pour Mme D B et l'enfant C E, refus confirmé par une décision explicite de la commission de recours du 9 février 2023. Le tribunal a d'abord précisé que la décision explicite s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, estimant que le refus de visa ne méconnaissait ni le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2318644(TA44-2318644)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D et Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale, motivé par l'absence de preuves suffisantes de l'identité et du lien familial. La juridiction a rappelé que la décision implicite de la commission de recours s'était approprié ce motif. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur le respect des articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2318626(TA44-2318626)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. et Mme H, qui contestaient le refus implicite de visas de long séjour pour leur épouse et leurs enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, les visas sollicités avaient été délivrés le 17 janvier 2025. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2318453(TA44-2318453)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Tribunal administratif de Nantes. Donne acte du désistement de la requête de M. A, qui s'est désisté purement et simplement. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fondant sur le désistement.
N° TA44-2318442(TA44-2318442)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B et Mme F contestant le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. La commission de recours avait rejeté leur demande au motif que les actes d'état civil présentés n'étaient pas probants. Le tribunal a jugé que ce motif était fondé, car les documents fournis ne permettaient pas d'établir de manière fiable l'identité des demandeurs ni leur lien familial avec le réunifiant, bénéficiaire de la protection subsidiaire. En conséquence, la requête a été rejetée, la décision de la commission étant conforme aux articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318419(TA44-2318419)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. I B et de ses enfants majeurs, M. F A, Mme C A et Mme E A, demandant l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que les actes d'état civil produits n'étaient pas authentiques, en application de l'article 47 du code civil, et que le lien de filiation n'était pas établi. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était infondé, faute de vie familiale établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA44-2319294(TA44-2319294)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A, ressortissants algériens, qui contestaient le refus de visa de long séjour en qualité de visiteurs. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de justification de la nécessité d'un séjour de plus de trois mois. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, car le visa de long séjour visiteur exige de justifier d'un besoin de résider plus de trois mois en France, et que la simple volonté de rendre visite à leurs petits-enfants ne constitue pas une telle nécessité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, appliquant les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA44-2317460(TA44-2317460)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné deux requêtes jointes concernant des demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour des enfants d’une ressortissante centrafricaine bénéficiaire de la protection subsidiaire. Dans la première requête (n° 2317460), les requérants contestaient le refus implicite d’enregistrement de leurs demandes de visa par l’autorité consulaire à Bangui. Le tribunal a rejeté cette requête, considérant que les demandes avaient été enregistrées le 7 décembre 2023 après complétion des formulaires, et qu’aucune méconnaissance des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) n’était établie. Dans la seconde requête (n° 2413965), Mme C K E contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, rejetant sa demande de visa de long séjour. Le tribunal a annulé cette décision, au motif que la requérante était mineure lors de la demande d’asile de sa mère et que le refus méconnaissait les articles L.
N° TA44-2319282(TA44-2319282)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants algériens, et de leur fille, Mme F D, française, qui contestaient le refus de visas de court séjour pour visite familiale. La juridiction a d'abord jugé que Mme F D ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre le refus opposé à ses parents majeurs. Sur le fond, le tribunal a estimé que le sous-directeur des visas avait pu légalement fonder son refus sur le risque de détournement de l'objet du visa, en application du règlement (CE) n° 810/2009, en raison du caractère non probant des documents produits et de l'absence de garanties de retour des demandeurs. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation.
N° TA44-2506289(TA44-2506289)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant une amende pour défaut d'assurance de son véhicule. Le juge a estimé que ce litige, relatif à une contravention de police et aux poursuites pour son recouvrement, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle des juridictions judiciaires (tribunal de police ou juge de proximité). Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article 707-1 du code de procédure pénale.
N° TA44-2319280(TA44-2319280)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de la directive UE 2016/801 et une erreur d'appréciation sur son projet d'études. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le ministre de l'intérieur pouvait légalement fonder le refus sur l'existence d'un risque de détournement de l'objet du visa en raison du manque de sérieux et de cohérence du projet d'études. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2318989(TA44-2318989)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D, réfugiée, contestant le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à sa fille mineure B C au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la commission s'était approprié les motifs de la décision consulaire. Il a ensuite jugé que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants pour établir l'identité et le lien familial, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA44-2319150(TA44-2319150)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de visa de long séjour pour études. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de caractère abouti et réaliste du projet professionnel et un risque de détournement de l'objet du visa. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de la directive (UE) 2016/801 n'était pas fondé, la commission ayant pu légalement se fonder sur l'absence de sérieux du projet d'études.
N° TA44-2319024(TA44-2319024)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, d’un recours contre le refus implicite de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 4 février 2025. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.