Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2505918(TA44-2505918)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’une contestation relative à une amende forfaitaire pour excès de vitesse. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant que le contentieux du recouvrement des amendes pénales relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (tribunal de police). Cette solution est fondée sur les articles 521, 529-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2404684(TA44-2404684)
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 17 avril 2025, du désistement pur et simple de la société civile immobilière (SCI) Isamu de sa requête dirigée contre l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 25 janvier 2024 déclarant cessibles des propriétés pour un projet d'aménagement urbain à Saint-Nazaire. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA44-2412415(TA44-2412415)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’une requête contestant le retrait de trois points de son permis de conduire, décidé par le ministre de l’intérieur le 18 juillet 2024. Par un mémoire du 5 novembre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 avril 2025. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du retrait de points.
N° TA44-2413984(TA44-2413984)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire tchadien contre un permis français. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision et repris l’instruction, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA44-2106597(TA44-2106597)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. et Mme A visant à substituer la majoration de 40 % pour manquement délibéré, appliquée à des rappels d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2013-2015, par la pénalité de 10 % prévue à l'article 1758 A du code général des impôts. La juridiction a rejeté la requête, estimant que la majoration de 40 % était suffisamment motivée et que l'administration avait démontré le caractère délibéré des omissions, compte tenu de l'écart significatif entre les sommes créditées sur les comptes des requérants et leurs revenus déclarés. La solution retenue s'appuie sur les articles 1729 du code général des impôts et L. 195 A du livre des procédures fiscales.
N° TA44-2506667(TA44-2506667)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé liberté de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait sous astreinte la délivrance d’un visa de retour et d’un récépissé de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d’aller et venir et à son droit de travailler, en raison de son impossibilité de revenir en France après un séjour en Algérie. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas établie, faute pour Mme B de démontrer un refus consulaire de visa ou une perspective sérieuse de réemploi après son licenciement. La demande est rejetée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner le bien-fondé de l’atteinte alléguée.
N° TA44-2106173(TA44-2106173)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de l'Office public de l'habitat Le Mans Métropole Habitat, qui demandait une réduction de 14 315 euros de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019. L'office sollicitait le bénéfice du dégrèvement prévu à l'article 1391 E du code général des impôts pour des dépenses de travaux d'économies d'énergie. Le tribunal a jugé que les documents fournis ne permettaient pas de distinguer les dépenses d'entretien courant des dépenses de travaux concourant directement à des économies d'énergie, condition nécessaire pour l'application de l'article 1391 E du CGI. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA44-2211669(TA44-2211669)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le défaut d'insertion professionnelle de la requérante, malgré ses études supérieures en France, et a rappelé le large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2415893(TA44-2415893)
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur du 26 septembre 2024 lui retirant six points et constatant la perte de validité de son permis de conduire. La requérante a déclaré se désister de l'ensemble de ses conclusions, incluant sa demande d'annulation, d'injonction sous astreinte et de frais de justice. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 17 avril 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA44-2411725(TA44-2411725)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de Maine-et-Loire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de craintes de persécutions en Angola liées à son militantisme politique. Le tribunal a estimé que les éléments produits, déjà examinés par l’OFPRA et la CNDA, ne constituaient pas des preuves nouvelles suffisantes pour établir un risque personnel et actuel de traitements contraires à ces textes. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA44-2211193(TA44-2211193)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C B, ressortissant soudanais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence de revenus stables et suffisants, l'intéressé poursuivant ses études avec une activité accessoire de coursier. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, les éléments postérieurs à la décision attaquée étant sans incidence sur sa légalité. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2503255(TA44-2503255)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. A d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH), se déclare incompétent. Il constate que, en application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance transmet l’affaire au tribunal judiciaire du Mans, territorialement compétent, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA44-2203592(TA44-2203592)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B G B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 22 juillet 2021 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 pour ajourner la demande. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA44-2203551(TA44-2203551)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 29 octobre 2021 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme A, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal juge que le motif retenu par le ministre, à savoir l'introduction irrégulière de son enfant en 2014, est trop ancien (plus de sept ans) et constitue une erreur manifeste d'appréciation, en l'absence d'autres circonstances défavorables. La décision est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de quatre mois.
N° TA44-2504854(TA44-2504854)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d’un refus de visa de long séjour présentée par une ressortissante camerounaise, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait l’urgence de se rendre au mariage de sa fille prévu le 30 mai 2025 et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge des référés estime que cette circonstance ne constitue pas une urgence particulière justifiant une saisine avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) n’ait statué sur le recours administratif préalable obligatoire. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2504863(TA44-2504863)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à M. B, ressortissant camerounais, au motif que l'urgence n'était pas caractérisée. Le juge a considéré que le souhait d'assister au mariage de sa fille le 30 mai 2025 ne constituait pas une urgence particulière justifiant une saisine avant que la commission de recours contre les refus de visa n'ait statué sur le recours préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2203243(TA44-2203243)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C G veuve B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, estimant que la décision était légalement fondée sur l'opportunité offerte par l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue confirme le rejet de la demande de naturalisation, le ministre ayant pu légalement prendre en compte des renseignements défavorables sur le comportement de la requérante, notamment une omission de déclaration à la caisse d'allocations familiales.
N° TA44-2110883(TA44-2110883)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus du département de la Vendée de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission volontaire. Le tribunal a rappelé que, statuant en plein contentieux, il lui appartient de se prononcer directement sur les droits de l'intéressée. Il a considéré que la décision initiale, qui refusait de neutraliser les salaires perçus avant la démission, était susceptible d'être réformée. En conséquence, le tribunal a enjoint au département de la Vendée de procéder à un nouveau calcul des droits de Mme A au RSA à compter d'août 2021, en tenant compte de la neutralisation des revenus salariaux des mois de mai, juin et juillet 2021, conformément aux dispositions du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2105931(TA44-2105931)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de la SAS Maisons du Monde France contestant une amende administrative de 900 000 euros infligée le 30 mars 2021 par le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi pour non-respect des délais de paiement. La société soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe de non-rétroactivité de la loi pénale plus sévère, et des erreurs de fait et de droit dans le calcul des retards. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était régulière, que les textes applicables (notamment les articles L. 441-6 du code de commerce) avaient été correctement appliqués, et que le montant de l'amende n'était pas disproportionné. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes subsidiaires de réduction de l'amende et de remboursement.
N° TA44-2407018(TA44-2407018)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé la décision de refus de titre suffisamment motivée et a rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute de précisions suffisantes.