Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506542(TA44-2506542)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé de Mme D, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint aux autorités consulaires de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de visa. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie, faute d'éléments probants sur les liens affectifs invoqués ou sur l'état de santé de la personne visitée, la seule expiration prochaine de l'attestation d'accueil ne suffisant pas à caractériser cette urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2506524(TA44-2506524)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions consulaires du 20 février 2025 refusant des visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme D et ses enfants. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale et à la grossesse de Mme D, mais le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas suffisamment démontrés pour justifier une urgence particulière avant l'examen du recours administratif préalable par la commission. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d'urgence caractérisée.
N° TA44-2506492(TA44-2506492)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré de manière suffisante l’impact professionnel ou familial de la mesure, et a relevé que l’intérêt public de la sécurité routière, compte tenu des infractions commises, prévalait. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du moyen tiré du défaut de prise en compte d’un stage de récupération de points.
N° TA44-2506490(TA44-2506490)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission des recours contre les refus de visa refusant un visa de long séjour à un enfant mineur marocain, présentée par sa kafile (Mme B). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de manière suffisamment circonstanciée des violences alléguées de la mère biologique ou de problèmes de santé graves de l'enfant. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.
N° TA44-2506477(TA44-2506477)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Alger refusant un visa de long séjour à M. B, sollicité pour un emploi de conducteur-livreur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que ce refus porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, le seul besoin de main-d'œuvre de l'employeur étant insuffisant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, violation de l'accord franco-algérien).
N° TA44-2506443(TA44-2506443)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts de la société employeuse. La requête a été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2506441(TA44-2506441)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision concernait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à plusieurs ressortissants somaliens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les arguments des requérants relatifs à la durée de la séparation familiale, aux risques d'excision pour les jeunes filles et à l'état de santé d'un enfant. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2506580(TA44-2506580)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 2 589,96 euros TTC. Ces frais ont été mis à la charge de la commune de Guérande, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision a été rendue par ordonnance du président délégué le 27 mai 2025.
N° TA44-2505584(TA44-2505584)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme C, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour par l’autorité consulaire française à Douala. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré le 10 avril 2025, rendant les conclusions à fin de suspension et d’injonction sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2214391(TA44-2214391)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision implicite du ministre de l'intérieur. Sur le fond, il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur le niveau insuffisant d'assimilation de l'intéressée, constaté lors d'un entretien. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2319443(TA44-2319443)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme F, ressortissants français, pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté leur demande de visa de long séjour pour leur enfant recueilli par kafala au Maroc. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que le refus de visa, fondé sur le caractère incomplet des informations fournies, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des requérants, dès lors que la kafala ne crée pas un lien de filiation et que l'enfant n'est pas privé de la possibilité de vivre avec sa famille d'accueil au Maroc. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête en annulation de la décision de la commission.
N° TA44-2400860(TA44-2400860)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, sans préciser de texte spécifique autre que ceux invoqués dans le cadre du contrôle de légalité.
N° TA44-2200377(TA44-2200377)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de trois ans, décidé par le ministre de l'intérieur. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour exhibition sexuelle en 2018 et une procédure pour usage de stupéfiants en 2012. Le tribunal a estimé que ces faits, non contestés et non dépourvus de gravité, justifiaient l'ajournement sans erreur manifeste d'appréciation, eu égard au large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2303721(TA44-2303721)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B, principale de collège, contestant le refus implicite de son placement en congé de longue maladie et l'arrêté du 18 octobre 2022 la plaçant en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les conclusions contre la décision implicite étaient dirigées contre l'arrêté du 18 octobre 2022, qui s'y était substitué. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 84-1051, n° 85-986 et n° 86-442 relatifs aux congés de maladie des fonctionnaires.
N° TA44-2505513(TA44-2505513)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, un ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le moyen relatif aux conditions de notification. Il a également estimé que l'obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat n'était pas disproportionnée au regard de la situation médicale et de la vulnérabilité de l'intéressé, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2503910(TA44-2503910)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. I C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 24 février 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'illégalité de la décision de transfert sous-jacente, dont la légalité avait été validée par un jugement antérieur. Il a jugé que l'assignation à résidence était fondée sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité.
N° TA44-2306534(TA44-2306534)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 1er mars 2023 ordonnant son expulsion. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la présence de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pour viol et agressions sexuelles, et que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2506485(TA44-2506485)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait refusé la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à une famille iranienne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n’avaient pas introduit de requête au fond distincte, en violation des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La condition d’urgence et les moyens soulevés (erreur de droit, méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant) n’ont pas été examinés.
N° TA44-2200625(TA44-2200625)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal retient que le ministre a pu légalement se fonder sur l'existence d'une dette locative récente de 1 229,19 euros, malgré un plan d'apurement en cours, pour ajourner la demande. Il écarte également le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. La solution est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2200769(TA44-2200769)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait estimé que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée en raison de l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré son parcours scolaire et universitaire sérieux. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent d'apprécier l'opportunité de la naturalisation. La décision a été confirmée, la situation professionnelle postérieure à la décision attaquée ne pouvant être prise en compte.