Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506438(TA44-2506438)
Refus de titre de séjour "vie privée et familiale" – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet de la demande de suspension – Absence de moyen de légalité soulevé (articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative).
N° TA44-2113141(TA44-2113141)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B contestant des décisions de la CAF de la Mayenne et du conseil départemental relatives à des trop-perçus d’allocation logement, de prime exceptionnelle de fin d’année et de revenu de solidarité active (RSA). La requérante invoquait notamment l’absence de signature des décisions, la prescription biennale, le défaut de motivation et le droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les créances étaient justifiées. Les décisions attaquées ont été maintenues, sans faire droit aux demandes de décharge, d’injonction ou de frais d’instance.
N° TA44-2400435(TA44-2400435)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité d'étudiante. La décision de la commission de recours s'étant substituée à la décision consulaire, les moyens dirigés contre cette dernière ont été écartés comme inopérants. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés contre la décision de la commission, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2400399(TA44-2400399)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C A J et de Mme F L I A contre le refus implicite de la commission de recours de leur délivrer des visas de long séjour en tant que membres de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que la commission avait commis une erreur d’appréciation en remettant en cause les actes d’état civil et les éléments de possession d’état produits, qui établissaient suffisamment l’identité des demandeurs et leur lien familial avec M. A J. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs au regroupement familial des bénéficiaires de la protection subsidiaire.
N° TA44-2210396(TA44-2210396)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, agent de maîtrise principal, contestant le calcul de sa pension de retraite concédée par la CNRACL. Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en n'intégrant pas ses trimestres de secteur privé et en ne tenant pas compte de son dernier échelon, conformément aux articles 20 et 17 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003. La Caisse des dépôts et consignations a conclu au rejet, invoquant l'irrecevabilité de la requête et l'absence d'erreur dans la liquidation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, confirmant la légalité du brevet de pension et du calcul effectué par la CNRACL.
N° TA44-2400860(TA44-2400860)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, sans préciser de texte spécifique autre que ceux invoqués dans le cadre du contrôle de légalité.
N° TA44-2200625(TA44-2200625)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal retient que le ministre a pu légalement se fonder sur l'existence d'une dette locative récente de 1 229,19 euros, malgré un plan d'apurement en cours, pour ajourner la demande. Il écarte également le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. La solution est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2200377(TA44-2200377)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de trois ans, décidé par le ministre de l'intérieur. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour exhibition sexuelle en 2018 et une procédure pour usage de stupéfiants en 2012. Le tribunal a estimé que ces faits, non contestés et non dépourvus de gravité, justifiaient l'ajournement sans erreur manifeste d'appréciation, eu égard au large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200769(TA44-2200769)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait estimé que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée en raison de l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré son parcours scolaire et universitaire sérieux. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent d'apprécier l'opportunité de la naturalisation. La décision a été confirmée, la situation professionnelle postérieure à la décision attaquée ne pouvant être prise en compte.
N° TA44-2505507(TA44-2505507)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne se croyant pas en situation de compétence liée. Il a également estimé que l'obligation de présentation bimensuelle au commissariat était justifiée et proportionnée, compte tenu du risque de fuite de l'intéressé. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2107020(TA44-2107020)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le conseil départemental de la Mayenne. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car M. A n'avait pas exercé de recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental avant de saisir la juridiction, en méconnaissance de l'article L.262-47 du code de l'action sociale et des familles. Bien que M. A ait formé ce recours après l'introduction de sa requête, il n'a pas présenté de nouvelles conclusions contre la décision prise sur ce recours, ce qui empêche toute substitution de décision. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen des moyens de fond.
N° TA44-2505513(TA44-2505513)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, un ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le moyen relatif aux conditions de notification. Il a également estimé que l'obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat n'était pas disproportionnée au regard de la situation médicale et de la vulnérabilité de l'intéressé, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2505566(TA44-2505566)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 suspendant pour six mois le permis de visite de Mme B au centre pénitentiaire de Nantes. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur l’urgence. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505575(TA44-2505575)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. H, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure lié à l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et une erreur manifeste d'appréciation. Il estime que la décision de transfert est légale et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA44-2200841(TA44-2200841)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 novembre 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de la requérante était insuffisante, compte tenu du caractère récent de son activité et de l'insuffisance de ses revenus pour subvenir aux besoins de son foyer. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2201058(TA44-2201058)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante russe, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 16 août 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de Mme E n'était pas pleinement réalisée, en raison de la stabilité récente de son activité et de l'insuffisance de ses revenus à la date de la décision, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2306534(TA44-2306534)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 1er mars 2023 ordonnant son expulsion. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la présence de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pour viol et agressions sexuelles, et que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2201579(TA44-2201579)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que, bien que le motif initial fondé sur la qualité d'étudiant soit erroné, le ministre pouvait légalement substituer un autre motif tiré du défaut d'insertion professionnelle pérenne. En effet, l'activité professionnelle stable de M. A, débutée en juin 2021 avec un CDI obtenu en octobre 2021, était trop récente pour justifier une naturalisation immédiate. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2209370(TA44-2209370)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 13 mai 2022 retirant son permis de visite pour son conjoint détenu. La requérante s’est désistée de son instance par un acte du 21 mars 2025, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Par suite, le tribunal n’a pas statué sur le fond du litige, qui portait notamment sur la compétence de l’autorité, la motivation, le respect du contradictoire et la proportionnalité de la mesure au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2506485(TA44-2506485)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait refusé la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à une famille iranienne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n’avaient pas introduit de requête au fond distincte, en violation des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La condition d’urgence et les moyens soulevés (erreur de droit, méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant) n’ont pas été examinés.