Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2505566(TA44-2505566)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 suspendant pour six mois le permis de visite de Mme B au centre pénitentiaire de Nantes. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur l’urgence. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2400898(TA44-2400898)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné deux requêtes identiques de Mme D et Mme B A contestant le refus de visa de court séjour opposé à Mme C par l'autorité consulaire française à New Delhi. La seconde requête (n° 2400898) a été radiée comme constituant un doublon de la première (n° 2319427). Sur la requête principale, le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre de l'intérieur, jugeant que l'absence de signature de Mme C sur le recours administratif préalable n'affectait pas la recevabilité du recours contentieux. La solution finale sur le fond de l'affaire n'est pas précisée dans l'extrait fourni.
N° TA44-2400860(TA44-2400860)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, sans préciser de texte spécifique autre que ceux invoqués dans le cadre du contrôle de légalité.
N° TA44-2318372(TA44-2318372)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante mauricienne, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 16 novembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la brièveté et des conditions de son séjour en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination ont été jugées légales.
N° TA44-2201058(TA44-2201058)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante russe, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 16 août 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de Mme E n'était pas pleinement réalisée, en raison de la stabilité récente de son activité et de l'insuffisance de ses revenus à la date de la décision, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2505536(TA44-2505536)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était légalement fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable en cas de réintroduction d'une demande d'asile après un transfert Dublin. La solution retenue confirme le refus de l'OFII, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la vulnérabilité alléguée par le requérant.
N° TA44-2504623(TA44-2504623)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par l'association CCDH-France d'une demande d'annulation du refus implicite du centre hospitalier de Cholet de communiquer le rapport annuel 2023 sur les pratiques d'isolement et de contention. Après que l'hôpital a finalement transmis les documents, l'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 15 avril 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2200871(TA44-2200871)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant l'absence d'insertion professionnelle pleinement réalisée, compte tenu de l'instabilité et de l'insuffisance des ressources de l'intéressé à la date de la décision. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2201579(TA44-2201579)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que, bien que le motif initial fondé sur la qualité d'étudiant soit erroné, le ministre pouvait légalement substituer un autre motif tiré du défaut d'insertion professionnelle pérenne. En effet, l'activité professionnelle stable de M. A, débutée en juin 2021 avec un CDI obtenu en octobre 2021, était trop récente pour justifier une naturalisation immédiate. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200841(TA44-2200841)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 novembre 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de la requérante était insuffisante, compte tenu du caractère récent de son activité et de l'insuffisance de ses revenus pour subvenir aux besoins de son foyer. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2200769(TA44-2200769)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait estimé que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée en raison de l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré son parcours scolaire et universitaire sérieux. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent d'apprécier l'opportunité de la naturalisation. La décision a été confirmée, la situation professionnelle postérieure à la décision attaquée ne pouvant être prise en compte.
N° TA44-2306534(TA44-2306534)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 1er mars 2023 ordonnant son expulsion. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la présence de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pour viol et agressions sexuelles, et que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2200625(TA44-2200625)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal retient que le ministre a pu légalement se fonder sur l'existence d'une dette locative récente de 1 229,19 euros, malgré un plan d'apurement en cours, pour ajourner la demande. Il écarte également le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. La solution est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2200377(TA44-2200377)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de trois ans, décidé par le ministre de l'intérieur. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour exhibition sexuelle en 2018 et une procédure pour usage de stupéfiants en 2012. Le tribunal a estimé que ces faits, non contestés et non dépourvus de gravité, justifiaient l'ajournement sans erreur manifeste d'appréciation, eu égard au large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2400273(TA44-2400273)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A, ressortissants iraniens, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa leur refusant des visas de long séjour en qualité de visiteurs. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier qu'un examen particulier de leur situation n'aurait pas été effectué. S'agissant du fond, le juge a rappelé que les autorités disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder un visa de long séjour en qualité de visiteur, et que les requérants ne justifiaient pas de la nécessité d'un séjour de plus de trois mois en France. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2505522(TA44-2505522)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 18 février 2025 du chef d’établissement du centre pénitentiaire de Nantes lui retirant, ainsi qu’à son enfant, le permis de visite pour M. D, incarcéré. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas satisfaite, en raison du délai d’un mois entre la décision et la saisine, de l’absence de preuve de visites régulières, et de la libération prochaine de M. D en juin 2025. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA44-2303721(TA44-2303721)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B, principale de collège, contestant le refus implicite de son placement en congé de longue maladie et l'arrêté du 18 octobre 2022 la plaçant en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les conclusions contre la décision implicite étaient dirigées contre l'arrêté du 18 octobre 2022, qui s'y était substitué. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 84-1051, n° 85-986 et n° 86-442 relatifs aux congés de maladie des fonctionnaires.
N° TA44-2201693(TA44-2201693)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B A, ressortissant haïtien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 24 novembre 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que le ministre n'était pas tenu par le motif de la décision préfectorale initiale et a écarté le moyen tiré de l'erreur de droit. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le caractère récent de l'activité professionnelle de M. A, malgré un chiffre d'affaires significatif, pour considérer que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2201982(TA44-2201982)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 1er décembre 2021 qui a ajourné sa demande de naturalisation pour deux ans. Le tribunal a constaté que le motif initial de la décision, fondé sur une double déclaration d'enfants à charge en 2020, était entaché d'une erreur de fait. Cependant, le tribunal a accepté la substitution de motif demandée par le ministre, retenant que M. A avait méconnu les articles 193, 193 ter et 194 du code général des impôts en déclarant irrégulièrement ses enfants à charge sur plusieurs années. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
N° TA44-2204546(TA44-2204546)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, attaché principal d’administration, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de revaloriser son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la décision de fixer le montant de l’IFSE n’est pas une sanction ni un avantage ouvrant droit à un recours spécifique, et que le requérant n’a pas démontré d’erreur manifeste d’appréciation ou de violation du principe d’égalité. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et de l’illégalité de l’instruction du 22 mai 2017, en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014. La requête a été rejetée dans son intégralité.