Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500732(TA44-2500732)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester le rejet de sa demande de carte mobilité inclusion mention invalidité et d’allocation aux adultes handicapés (AAH). En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 821-1 et R. 142-10 du code de la sécurité sociale, le tribunal a constaté que ces litiges relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire d’Angers, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA44-2210624(TA44-2210624)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 juin 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a jugé que les faits de rébellion et d'outrage commis en 2019, pour lesquels M. B avait été condamné, n'étaient pas dénués de gravité et justifiaient l'ajournement, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les conclusions à fin d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont également été rejetées.
N° TA44-2211182(TA44-2211182)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre avait motivé son refus par le fait que M. B conservait des attaches familiales en Tunisie, son épouse y résidant. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement pu prendre en compte cette situation familiale, même si le mariage était postérieur au dépôt de la demande, et a écarté le moyen tiré de l'erreur de droit. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2106492(TA44-2106492)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Milk contestant le refus de l’administration de lui accorder l’aide du fonds de solidarité pour janvier 2021. La société, qui exerçait à la fois un commerce de chaussures et un débit de boissons, soutenait que ce dernier devait être considéré comme un établissement distinct pour le calcul de l’aide. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, que l’aide s’apprécie au niveau de la personne morale unique, et non par établissement. Par conséquent, la perte de chiffre d’affaires devait être calculée globalement pour l’ensemble de l’entreprise, ce qui justifiait le rejet de la demande.
N° TA44-2407012(TA44-2407012)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a estimé que, malgré la réalité de sa vie commune avec sa compagne française depuis 2021, la durée et les conditions de son séjour irrégulier en France ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2406656(TA44-2406656)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant macédonien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'avis du collège des médecins de l'OFII, bien que non joint, n'entachait pas la procédure d'irrégularité. Il a jugé que le préfet ne s'était pas estimé lié par cet avis et que les conditions des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, faute de justifier d'un défaut d'accès aux soins en Macédoine. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés, et les conclusions à fin d'injonction et d'application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de
N° TA44-2503928(TA44-2503928)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. A d’un recours contre le refus du département de Maine-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion, a statué sur sa compétence. Il a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, les décisions relatives aux mentions "invalidité" et "priorité" relèvent du juge judiciaire, tandis que la mention "stationnement" relève du juge administratif. En conséquence, le tribunal a ordonné la transmission au tribunal judiciaire d’Angers des conclusions concernant les mentions "invalidité" et "priorité", tout en conservant celles relatives à la mention "stationnement". Cette décision applique les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA44-2307849(TA44-2307849)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester une décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 17 avril 2025, le tribunal a constaté le désistement d'office de Mme B et lui en a donné acte.
N° TA44-2402968(TA44-2402968)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’une requête visant à contester une décision de suspension de son permis de conduire. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 17 avril 2025, le tribunal a donc donné acte de ce désistement d’office.
N° TA44-2212106(TA44-2212106)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'insertion professionnelle stable et de ressources suffisantes, malgré une amélioration récente des revenus. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent d'évaluer l'opportunité de la naturalisation.
N° TA44-2413514(TA44-2413514)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B pour contester une décision "48 SI" du 8 août 2024 du ministre de l'intérieur, qui retirait des points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité. En défense, le ministre a indiqué avoir retiré cette décision et rétabli le capital de points de M. B à 12 points. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, car la décision attaquée avait été retirée et le permis était à nouveau valide. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA44-2505550(TA44-2505550)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 19 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de son transfert vers la Croatie. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'absence d'habilitation de l'agent notificateur, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également rejeté le moyen tiré de l'illégalité de la décision de transfert, considérant que les circonstances nouvelles invoquées par le requérant ne remettaient pas en cause la perspective raisonnable de son transfert vers la Croatie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA44-2419700(TA44-2419700)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Pornic à la SNC LNC Gamma Promotion pour cinq immeubles d’habitation. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action par un mémoire du 2 avril 2025, désistement pur et simple. Par ordonnance du 16 avril 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506492(TA44-2506492)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré de manière suffisante l’impact professionnel ou familial de la mesure, et a relevé que l’intérêt public de la sécurité routière, compte tenu des infractions commises, prévalait. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du moyen tiré du défaut de prise en compte d’un stage de récupération de points.
N° TA44-2505655(TA44-2505655)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. A, ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de ressortissante française. Le juge a estimé que les moyens tirés de l'erreur d'appréciation sur le caractère frauduleux du mariage et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la séparation des époux et de l'état de grossesse de Mme D.
N° TA44-2506443(TA44-2506443)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts de la société employeuse. La requête a été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2416088(TA44-2416088)
Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de M. B, qui contestait une lettre de relance pour un indu de RSA de 765,24 euros. La procédure avait été transmise à un médiateur en application de l'article L. 213-7 du code de justice administrative et d'une convention locale de médiation, aboutissant à un accord entre les parties. M. B a ensuite confirmé son désistement pur et simple, ce qui a été accepté par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506524(TA44-2506524)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions consulaires du 20 février 2025 refusant des visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme D et ses enfants. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale et à la grossesse de Mme D, mais le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas suffisamment démontrés pour justifier une urgence particulière avant l'examen du recours administratif préalable par la commission. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d'urgence caractérisée.
N° TA44-2504949(TA44-2504949)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de court séjour à Mme B, ressortissante camerounaise. La requérante invoquait l’urgence liée au mariage de sa fille, mais le juge estime que cette circonstance ne caractérise pas une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant que la sous-directrice des visas ne statue sur le recours administratif préalable obligatoire. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2506542(TA44-2506542)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé de Mme D, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint aux autorités consulaires de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de visa. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie, faute d'éléments probants sur les liens affectifs invoqués ou sur l'état de santé de la personne visitée, la seule expiration prochaine de l'attestation d'accueil ne suffisant pas à caractériser cette urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.