Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2215089(TA44-2215089)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C contestant le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise de dette de prime d'activité de 4 036,36 euros. La requérante soutenait ne pas être redevable de l'indu, arguant ne pas avoir perçu la prime et ne pas être solidaire de la dette de son concubin. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les concubins sont tenus solidairement au remboursement de l'indu de prime d'activité, dès lors qu'ils ont tous deux bénéficié de l'allocation. La solution retenue est le rejet de la demande de remise de dette, confirmant la décision de la CAF.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2215049(TA44-2215049)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant arménien, contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident "longue durée-UE". Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance ultérieure d'une carte pluriannuelle ne privait pas le recours de son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 30 août 2022, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur la menace pour l'ordre public (article L. 412-5 du CESEDA) sans avoir préalablement saisi le maire pour avis sur l'intégration républicaine, comme l'exige l'article L. 413-7 du même code. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.

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DécisionREJETE

TA44-2318911(TA44-2318911)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études. La commission de recours avait confirmé ce refus en estimant que son projet d’études, un BTS en comptabilité et gestion, n’était pas cohérent au regard de ses diplômes déjà obtenus (BTS et licence professionnelle en comptabilité), révélant un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation, en application de la directive UE 2016/801 et de l’instruction interministérielle du 4 juillet 2019.

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DécisionANNULE

TA44-2319443(TA44-2319443)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme F, ressortissants français, pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté leur demande de visa de long séjour pour leur enfant recueilli par kafala au Maroc. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que le refus de visa, fondé sur le caractère incomplet des informations fournies, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des requérants, dès lors que la kafala ne crée pas un lien de filiation et que l'enfant n'est pas privé de la possibilité de vivre avec sa famille d'accueil au Maroc. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête en annulation de la décision de la commission.

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DécisionREJETE

TA44-2319453(TA44-2319453)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A E et de Mme B A contestant le refus de visas de long séjour pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence d'autorisation de regroupement familial, la procédure ayant été retirée par le préfet. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, les requérants n'ayant pas démontré avoir sollicité les visas au titre de la réunification familiale des réfugiés (articles L. 561-2 et suivants du CESEDA) plutôt que du regroupement familial. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de la commission.

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DécisionANNULE

TA44-2400151(TA44-2400151)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de membres de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire (M. C A D, reconnu réfugié) contestant le refus de visas de long séjour. La commission de recours avait implicitement rejeté leur demande en se fondant sur le défaut d’établissement de l’identité et des liens familiaux. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que les documents d’état civil produits étaient suffisants pour prouver l’identité des demandeurs et leurs liens avec le réunifiant, en application de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas dans un délai de trente jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504233(TA44-2504233)

Rejet d'une requête en annulation d'une décision préfectorale déclarant irrecevable une demande de naturalisation. Le Tribunal administratif de Nantes a constaté que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Malgré une demande de régularisation, la requête n'a pas été complétée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2506455(TA44-2506455)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune d'Ecommoy fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge désigne un expert pour examiner un immeuble situé 1 rue Geneviève Crié, propriété de M. C A, présentant un danger pour la sécurité publique. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment et des mitoyens, à évaluer le danger et à proposer des mesures de mise en sécurité, dans un délai d'urgence de vingt-quatre heures. La solution retenue est la désignation d'un expert aux fins de constat, conformément aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2504059(TA44-2504059)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A, agissant pour son enfant mineur, d’une requête contestant le refus de l’OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure, et une méconnaissance des droits fondamentaux. Par un mémoire du 27 mars 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 avril 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2506438(TA44-2506438)

Refus de titre de séjour "vie privée et familiale" – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet de la demande de suspension – Absence de moyen de légalité soulevé (articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2303721(TA44-2303721)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B, principale de collège, contestant le refus implicite de son placement en congé de longue maladie et l'arrêté du 18 octobre 2022 la plaçant en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les conclusions contre la décision implicite étaient dirigées contre l'arrêté du 18 octobre 2022, qui s'y était substitué. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 84-1051, n° 85-986 et n° 86-442 relatifs aux congés de maladie des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2400305(TA44-2400305)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la vie privée et familiale, ni l'article L. 435-1 du même code concernant l'admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été maintenues.

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DécisionREJETE

TA44-2200019(TA44-2200019)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F épouse C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner sa demande de naturalisation pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de signature valable. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'aide au séjour irrégulier de son époux sur une période prolongée, et que cette circonstance, distincte de celle ayant motivé un précédent ajournement, justifiait légalement la décision. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400215(TA44-2400215)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A, ressortissants afghans, afin d’annuler les refus de visa de long séjour opposés à l’épouse et aux enfants du bénéficiaire de la protection subsidiaire. La décision implicite de la commission de recours (requête n°2400215) étant caduque du fait d’une décision expresse postérieure du ministre de l’intérieur, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette première requête. Saisi de la décision ministérielle du 27 mars 2024 (requête n°2407306), le tribunal a rejeté la demande d’annulation, estimant que le motif tiré du caractère partiel de la réunification familiale justifiait légalement le refus. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives au regroupement familial des bénéficiaires de la protection subsidiaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206340(TA44-2206340)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule (dix avec sursis) confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la composition de la commission de discipline, à la régularité de la délégation de son président (publiée au recueil des actes administratifs), à l'anonymisation et au délai de rédaction du compte-rendu d'incident, ainsi qu'à l'illégalité de la fouille. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles R. 57-7-6, R. 57-7-8 et R. 57-7-13 du code de procédure pénale.

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DécisionREJETE

TA44-2400191(TA44-2400191)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B C épouse D et M. E D, agissant pour leur enfant mineure, demandant l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours contre le refus consulaire de délivrer un visa long séjour à M. D en tant que membre de famille de réfugiée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux relatifs à l'absence d'examen particulier, à l'erreur d'appréciation des documents d'état civil et à la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 561-2 et suivants, ainsi que sur l'article D. 312-8-1 du même code.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2104358(TA44-2104358)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. B contestant des trop-perçus de revenu de solidarité active (RSA), d’aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides, notifiés par la CAF de la Loire-Atlantique. Le requérant invoquait notamment la prescription partielle des dettes, un défaut de motivation et une procédure irrégulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a notamment jugé irrecevables les conclusions tendant à un échelonnement du paiement. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

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DécisionREJETE

TA44-2319460(TA44-2319460)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur l'absence d'attestation d'assurance maladie valable et un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des visas de l'Union européenne et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionREJETE

TA44-2319457(TA44-2319457)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour rendre visite à sa famille en France. La juridiction a rejeté sa requête, estimant que le ministre de l’intérieur pouvait légalement fonder le refus sur l’insuffisance de ressources pour la durée du séjour, motif non invoqué initialement mais substitué en défense. Cette solution s’appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2213388(TA44-2213388)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 28 juillet 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé son refus sur le comportement frauduleux de l'intéressé, qui ne pouvait ignorer le caractère mensonger de la reconnaissance de paternité de son enfant par un tiers, ayant permis à sa conjointe d'obtenir un droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la nationalité.

Résumé IA