Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2215474(TA44-2215474)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant camerounais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 17 novembre 2022 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle résultait d'un examen particulier de sa situation, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne justifiait pas d'une insertion professionnelle et de ressources suffisantes et stables. Les textes appliqués sont les articles 21-15 du code civil et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2215398(TA44-2215398)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation qui lui avait été opposé. La décision du ministre de l'intérieur du 23 mai 2023, qui s'est substituée à la décision préfectorale initiale, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que le ministre avait pu légalement fonder son refus sur l'absence de fixation en France de l'ensemble des attaches familiales du requérant (ses enfants mineurs résidant à l'étranger) et sur la durée importante de son séjour irrégulier (de 2008 à 2016). La solution retenue est fondée sur les articles 21-15 et suivants du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2215313(TA44-2215313)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 15 novembre 2022 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de M. A B, ressortissant tchadien reconnu réfugié. Le tribunal juge que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de ressources, alors que M. A B justifiait d'une activité professionnelle stable et continue depuis sept ans et de revenus mensuels suffisants (1 500 à 1 600 euros). La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2504850(TA44-2504850)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme C au titre de la réunification familiale. La condition d'urgence n'a pas été jugée satisfaite, en raison du délai de plus de cinq années écoulé entre la reconnaissance de la qualité de réfugié de M. B (2018) et le dépôt de la demande de visa (2023), sans justification de circonstances particulières. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2, L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été examinés au fond, la condition d'urgence faisant défaut.
N° TA44-2504620(TA44-2504620)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision de l'OFII du 26 février 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité et de celle de son fils, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait légalement pu y mettre fin en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A n'ayant pas exécuté la mesure de transfert vers les autorités allemandes responsables de sa demande d'asile.
N° TA44-2504379(TA44-2504379)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. B F, Mme E F et Mme C F, qui contestaient les arrêtés du préfet de Maine-et-Loire du 5 février 2025 ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles. Les requérants invoquaient des vices de procédure (articles 4 et 5 du règlement Dublin III) et une méconnaissance des droits fondamentaux (article 3 de la CEDH et article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions de transfert étaient régulières et proportionnées. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
N° TA44-2503909(TA44-2503909)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 20 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au fils mineur de Mme B, une ressortissante guinéenne. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement opposer le motif tiré du dépôt tardif de la demande d'asile (article L. 551-15 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) à un enfant né en France, et que la substitution de motif demandée par l'OFII (article L. 551-15 3°) n'était pas fondée en l'absence de demande de réexamen de la part de l'enfant. La solution retenue repose sur les articles L. 551-9 et L. 551-15 du même code, garantissant le droit aux conditions matérielles d'accueil pour tout demandeur d'asile, y compris les mineurs.
N° TA44-2503908(TA44-2503908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme J, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2503907(TA44-2503907)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire et une assignation à résidence pris par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 17 octobre 2024 en raison de leur tardiveté. S'agissant de l'assignation à résidence du 22 février 2025, le moyen tiré de l'incompétence du signataire a été écarté, et l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a été rejetée par voie de conséquence de l'irrecevabilité des conclusions principales. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure d'assignation à résidence n'était pas disproportionnée ni entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2503905(TA44-2503905)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités lettones, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment un défaut d'information, un entretien individuel irrégulier, et un risque de traitement inhumain en Lettonie. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2502297(TA44-2502297)
Le Tribunal administratif de Nantes a ordonné une expertise avant travaux publics, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, à la demande de Loire-Atlantique Développement-SELA. Cette mesure vise à constater l'état initial des parties communes de l'immeuble "La Falaise" et du logement de la SCI La Martinière et des époux C, situés à proximité immédiate d'un chantier de démolition et de désamiantage dans la ZAC de la RIA à Pornic. L'expert devra également relever d'éventuels désordres survenus en cours ou après les travaux, et se prononcer sur les responsabilités et préjudices. La solution retenue est l'utilité de l'expertise pour prévenir et constater les dommages potentiels liés à l'exécution de travaux publics.
N° TA44-2502043(TA44-2502043)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment celui de Mme C. Il a donc désigné une experte avec pour mission de constater l’état initial des lieux, puis d’identifier d’éventuels dommages pendant et après le chantier, ainsi que leurs causes et le coût des réparations.
N° TA44-2502041(TA44-2502041)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d'ouvrage de travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge ordonne une expertise préventive afin de constater l'état initial des immeubles voisins appartenant à M. et Mme C, avant le début du chantier. La solution retenue est fondée sur l'utilité de la mesure, les travaux étant de nature à provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. L'expert désigné aura pour mission de dresser un état des lieux, de constater d'éventuels dommages pendant et après les travaux, et d'en déterminer les causes et le coût de réparation.
N° TA44-2502029(TA44-2502029)
**Sujet principal :** Demande d’expertise préventive avant des travaux de démolition dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et désigne un expert chargé de constater l’état des immeubles voisins avant, pendant et après les travaux, afin de déterminer l’éventuelle survenance de dommages. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative (expertise en matière de travaux publics).
N° TA44-2502027(TA44-2502027)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, car les travaux sont susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment ceux de Mme B et les parties communes d'un immeuble situé au 17 bis rue du Général de Gaulle. Une experte a été désignée pour constater l'état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les dommages survenus pendant ou après le chantier, ainsi que leurs causes et le coût des réparations.
N° TA44-2502003(TA44-2502003)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, ces travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment celui de M. et Mme A. En conséquence, une experte a été désignée pour constater l'état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les dommages survenus pendant et après le chantier, ainsi que leurs causes et le coût des réparations.
N° TA44-2502002(TA44-2502002)
**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux publics de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise, jugeant la mesure utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502001(TA44-2502001)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de Loire-Atlantique Développement-SELA. Cette mesure vise à constater l'état initial d'un immeuble et d'un logement situés à proximité immédiate de travaux publics de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé que la requête présentait un caractère d'utilité, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Une experte a été désignée pour établir un état des lieux avant travaux, puis constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier, et en déterminer les causes et le coût de réparation.
N° TA44-2502000(TA44-2502000)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, aménageur de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge des référés a désigné une experte afin de constater, avant le début des travaux de démolition, l'état d'un immeuble voisin appartenant à M. et Mme C, susceptible d'être endommagé. La mission de l'expert inclut également le constat d'éventuels désordres en cours et après les travaux, ainsi que la détermination de leurs causes et du coût des réparations. La solution retenue est fondée sur l'utilité de la mesure préventive compte tenu de la nature et de l'importance des travaux publics projetés.
N° TA44-2501999(TA44-2501999)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile en raison de la nature et de l’importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur l’immeuble voisin appartenant à M. et Mme C. Une experte a été désignée pour constater l’état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les dommages survenus et leurs causes.