Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2506715(TA44-2506715)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de la commune de Parigné-l'Évêque, qui demandait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation pour examiner un bâtiment menaçant la sécurité publique. La requête a été jugée irrecevable car la commune, qui compte plus de 3 500 habitants, n’a pas respecté l’obligation de saisir la juridiction par voie électronique via l’application Télérecours, conformément à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande, sans préjudice pour la commune de présenter une nouvelle requête en respectant les formes requises.
N° TA44-2416286(TA44-2416286)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, et M. B n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal. Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2203853(TA44-2203853)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du département de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, ce qui le répute désisté d'office. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA44-2506591(TA44-2506591)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour opposée à Mme B. La requérante n’a pas formé de recours contentieux distinct contre la décision du sous-directeur des visas du 19 février 2025, qui s’est substituée au refus consulaire initial. En l’absence de requête en annulation, la demande de suspension est irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux.
N° TA44-2506998(TA44-2506998)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. Baron. Le requérant contestait le refus du garde des sceaux de valider ses candidatures pour une nomination en qualité de notaire, motivé par l'absence de réponse à une demande de pièces complémentaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le tirage au sort invoqué ne déterminait qu'un ordre d'instruction et non une liste définitive, et que M. Baron avait contribué à sa propre situation par négligence. Les conséquences financières alléguées n'ont pas été jugées suffisamment graves pour caractériser une urgence justifiant une suspension.
N° TA44-2506955(TA44-2506955)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 1 679,66 euros TTC, au bénéfice de l’expert M. B. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de la commune de Pierric. La décision ordonne le versement direct de cette somme à l’expert et précise son caractère exécutoire immédiat.
N° TA44-2506942(TA44-2506942)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Ces refus concernaient la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour M. A et l'enfant Talal A, membres de la famille d'un réfugié syrien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à leur situation, notamment au regard de la séparation familiale alléguée. En conséquence, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA44-2506920(TA44-2506920)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à une jeune nigériane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du parcours migratoire de la requérante, de l'absence de preuves suffisantes des liens familiaux allégués, du délai de deux ans écoulé avant la demande de visa, et du caractère frauduleux retenu par l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506894(TA44-2506894)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Loire-Atlantique avait suspendu l'agrément d'assistante familiale de Mme A pour une durée maximale de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les effets de la suspension, limités dans le temps, n'empêchaient pas Mme A d'exercer une autre activité professionnelle et que le préjudice financier invoqué ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, qui permettent au président du conseil départemental de suspendre un agrément en cas d'urgence.
N° TA44-2506752(TA44-2506752)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Dakar refusant un visa de long séjour à une ressortissante sénégalaise, mère d’un enfant français. La requérante invoquait l’urgence médicale pour sa fille et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l’article L. 437-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé la requête manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir justifié de la saisine préalable obligatoire de la commission des recours contre les refus de visa, conformément à l’article D. 312-3 du même code, et de l’introduction d’une requête distincte en annulation. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience.
N° TA44-2506668(TA44-2506668)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai anormalement long écoulé depuis l'expiration de son dernier récépissé (mai 2023) et du dépôt tardif de sa nouvelle demande (janvier 2025). La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner la mesure sollicitée.
N° TA44-2506744(TA44-2506744)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la société Vert Marine d’une demande indemnitaire de 480 000 euros contre la communauté de communes de l’Île d’Oléron pour éviction d’un contrat de concession du centre aquatique Iléo, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-11 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu d’exécution du contrat, soit la Charente-Maritime. Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Poitiers, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA44-2506284(TA44-2506284)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Ardennes classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il relève que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions ministérielles après recours préalable obligatoire. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par ordonnance, le tribunal de Nantes transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA44-2305396(TA44-2305396)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Yonne ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, ainsi que contre le rejet implicite de son recours hiérarchique. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, la présidente du tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA44-2413422(TA44-2413422)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Olivet (Loiret) en cours d’instance. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par ordonnance, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif d’Orléans.
N° TA44-2505648(TA44-2505648)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 14 janvier 2025 par laquelle l'autorité consulaire française en Guinée et en Sierra Leone a refusé d'instruire la demande de visa de long séjour de Mme C. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut d'examen de la situation de la requérante, qui sollicitait un visa "établissement familial" et non un regroupement familial, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la vulnérabilité de Mme C, séparée de sa famille depuis son départ pour la France. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502984(TA44-2502984)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à contraindre l'autorité consulaire française à Moroni à statuer sur sa demande de visa. En cours d'instance, une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration, rendant sans objet la demande initiale d'injonction et faisant obstacle à toute mesure ordonnée par le juge des référés. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA44-2216215(TA44-2216215)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance du niveau de français de Mme A, conformément à l'article 37 du décret du 30 décembre 1993 et à l'article 21-24 du code civil. Il a été établi que le test linguistique de 2022 ne démontrait pas le niveau B1 requis, et que le test antérieur de 2019 n'était plus valable en raison de l'évolution réglementaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme non fondée.
N° TA44-2501963(TA44-2501963)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes fait droit à une demande d’expertise préventive présentée par Loire-Atlantique Développement-SELA, maître d’ouvrage de travaux de démolition dans le cadre de l’aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. La requête, fondée sur l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l’état initial des parties communes d’un immeuble voisin et du logement de M. A, afin de prévenir et d’identifier d’éventuels dommages causés par les travaux. Le juge des référés a estimé la mesure utile compte tenu de la nature et de l’importance des travaux, et a désigné une experte pour réaliser un état des lieux avant, pendant et après le chantier, ainsi que pour déterminer les causes et l’étendue des éventuels désordres.
N° TA44-2502003(TA44-2502003)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, ces travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, notamment celui de M. et Mme A. En conséquence, une experte a été désignée pour constater l'état des lieux avant travaux, puis, le cas échéant, les dommages survenus pendant et après le chantier, ainsi que leurs causes et le coût des réparations.