Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2504633(TA44-2504633)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. J, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 7 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté fondé sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence.
N° TA44-2408706(TA44-2408706)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de la Vendée du 8 juin 2024 qui imposait à M. B, ressortissant guinéen, une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé, notamment son concubinage avec une réfugiée et la naissance imminente de jumeaux, justifiait son maintien en France. En conséquence, les décisions portant fixation du pays de destination, interdiction de retour et obligation de présentation ont également été annulées.
N° TA44-2105954(TA44-2105954)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme A, aide-soignante titulaire en EHPAD, qui contestait le refus de son employeur de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) après sa mise à la retraite pour invalidité. La requérante soutenait que sa perte d'emploi était involontaire et qu'elle remplissait les conditions de l'article L. 5424-1 du code du travail. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que l'inaptitude absolue et définitive à toute fonction, constatée lors de sa mise à la retraite, faisait obstacle à l'octroi de l'ARE, conformément à la réglementation applicable.
N° TA44-2406731(TA44-2406731)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le requérant, bien qu'étant l'enfant d'un ressortissant français, ne remplissait pas les conditions de délivrance d'une carte de résident prévues à l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de visa de long séjour et de la régularité de son séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA44-2405995(TA44-2405995)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, en droit et en fait, et que, par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte, était également légale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2110200(TA44-2110200)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son ajournement en première année de formation approfondie en sciences médicales (DFASM 1) par l'université d'Angers. La juridiction a écarté l'exception de désistement soulevée par l'université, faute de mention obligatoire dans la notification de l'ordonnance de référé. Sur le fond, le tribunal a jugé que la délibération du jury était suffisamment motivée et que la procédure, notamment au regard de l'arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études médicales, avait été respectée. Les moyens tirés du défaut de motivation, des vices de procédure, de la méconnaissance du principe d'égalité et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
N° TA44-2204802(TA44-2204802)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 3 septembre 2021 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur le défaut de justification d'un niveau de langue française suffisant (B1 oral et écrit), requis par l'article 21-24 du code civil et l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le certificat d'études primaires algérien produit par le requérant ne répondait pas aux critères fixés par l'arrêté du 12 mars 2020, et un diplôme obtenu postérieurement à la décision attaquée ne pouvait en affecter la légalité.
N° TA44-2410753(TA44-2410753)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Maine-et-Loire du 13 juin 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire du 28 février 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 avril 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.
N° TA44-2412013(TA44-2412013)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour insuffisance d'actions. La requête était irrecevable car elle ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par pli recommandé présenté le 7 août 2024 et réputé reçu, M. B n'a pas signé sa requête dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA44-2506591(TA44-2506591)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour opposée à Mme B. La requérante n’a pas formé de recours contentieux distinct contre la décision du sous-directeur des visas du 19 février 2025, qui s’est substituée au refus consulaire initial. En l’absence de requête en annulation, la demande de suspension est irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux.
N° TA44-2506919(TA44-2506919)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de liquidation et de taxation des frais et honoraires d'un expert désigné dans le cadre d'une procédure de plein contentieux. La juridiction a constaté que l'expert n'avait pas établi de rapport ni engagé de frais. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il n'y a pas lieu de procéder à cette taxation.
N° TA44-2505948(TA44-2505948)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, a rejeté la requête de M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, était renversée par l’intérêt public à exécuter la mesure d’éloignement, compte tenu de la menace grave à l’ordre public que constituait le comportement du requérant (condamnation pour violences aggravées). Il a également jugé qu’aucun des moyens soulevés, y compris la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2416286(TA44-2416286)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, et M. B n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal. Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2410171(TA44-2410171)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la maison départementale de l'autonomie de Maine-et-Loire de lui accorder une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas fourni la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA44-2312310(TA44-2312310)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Pornichet du 27 février 2023 ne s’opposant pas à la déclaration préalable de travaux pour la construction d’une piscine. Par un mémoire du 15 avril 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions des parties défenderesses au titre des frais de justice.
N° TA44-2506715(TA44-2506715)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de la commune de Parigné-l'Évêque, qui demandait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation pour examiner un bâtiment menaçant la sécurité publique. La requête a été jugée irrecevable car la commune, qui compte plus de 3 500 habitants, n’a pas respecté l’obligation de saisir la juridiction par voie électronique via l’application Télérecours, conformément à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande, sans préjudice pour la commune de présenter une nouvelle requête en respectant les formes requises.
N° TA44-2506996(TA44-2506996)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour présentée par Mme B, ressortissante malgache, en qualité d’ascendante à charge d’un ressortissant français. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas remplie. Il relève que les éléments fournis, notamment les certificats médicaux et la situation socio-économique, ne démontrent pas une atteinte grave et immédiate aux intérêts de la requérante ou de sa famille. En conséquence, la requête est rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
N° TA44-2203853(TA44-2203853)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du département de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, ce qui le répute désisté d'office. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA44-2502984(TA44-2502984)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à contraindre l'autorité consulaire française à Moroni à statuer sur sa demande de visa. En cours d'instance, une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration, rendant sans objet la demande initiale d'injonction et faisant obstacle à toute mesure ordonnée par le juge des référés. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA44-2506942(TA44-2506942)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Ces refus concernaient la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour M. A et l'enfant Talal A, membres de la famille d'un réfugié syrien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à leur situation, notamment au regard de la séparation familiale alléguée. En conséquence, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.