Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206364(TA44-2206364)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 mars 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle résultait d'un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de fait ou d'appréciation en retenant l'existence de fausses déclarations, fondant ainsi légalement son rejet sur les dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2405077(TA44-2405077)

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire-Atlantique le 19 mars 2024, constate que cette décision a été retirée par le préfet le 2 juillet 2024. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal condamne l'État à verser 800 euros à l'avocat de la requérante, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2412651(TA44-2412651)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour. Le requérant, résidant en Égypte, n’a pas régularisé sa requête en élisant domicile sur le territoire français ou européen, comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée, le pli est revenu avec la mention « avisé et non réclamé », et le délai imparti a expiré sans régularisation. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208208(TA44-2208208)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, qui contestait le refus du département de Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l'intéressé au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions requises, notamment celle d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La décision du président du conseil départemental a donc été confirmée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208444(TA44-2208444)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A contre le refus de la mutualité sociale agricole (MSA) de lui accorder une remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 353,75 euros. En cours d’instance, la MSA a réduit la dette à 802,80 euros puis accordé une remise partielle, ramenant le solde à 561,96 euros ; le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur la partie de la demande excédant ce montant. Il rejette comme irrecevables les conclusions reconventionnelles de la MSA tendant à la condamnation de M. A, l’administration pouvant recouvrer la dette par ses propres voies d’exécution. Sur le fond, le tribunal applique l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale et rejette la demande de remise supplémentaire, estimant que M. A, qui n’établit ni sa bonne foi ni une précarité justifiant une remise totale, reste redevable de la somme de 561,96 euros.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206307(TA44-2206307)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressée sur l'histoire, la culture et la société françaises, ainsi que sur le caractère insuffisant et instable de ses ressources. Cette solution s'appuie sur les articles 21-15 et 21-24 du code civil, ainsi que sur les articles 37 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2103259(TA44-2103259)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, directrice adjointe d’un établissement agricole, contestant son reclassement dans le groupe III des emplois d’encadrement avec une bonification indiciaire de 55 points (au lieu de 80) et la décision de retenir un trop-perçu sur son traitement. Le tribunal a relevé que la bonification de 80 points n’avait pas été mise en œuvre pour la période concernée, rendant sans objet les conclusions relatives au trop-perçu. Sur le fond, il a appliqué le décret n° 90-1100 du 5 décembre 1990 et le décret n° 2019-1135 du 5 novembre 2019, rejetant la requête comme irrecevable faute d’exposé de moyens suffisants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2103251(TA44-2103251)

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a examiné les requêtes de Mme Gachet, élève fonctionnaire, contestant son départ de l'Institut Régional d'Administration (IRA). La requérante demandait l'annulation de l'arrêté acceptant sa démission, des arrêtés lui imposant le remboursement de ses traitements de formation, et d'une décision l'empêchant de se positionner sur un poste. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la démission était valable et que le remboursement des traitements était légalement dû en raison de la rupture de son engagement de servir l'État. La solution s'appuie sur les textes régissant la formation des fonctionnaires et les conditions de remboursement en cas de départ anticipé.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2109544(TA44-2109544)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester le refus du département de Maine-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 25 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2107797(TA44-2107797)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait l'arrêté du maire du Mans réduisant de 5/12èmes sa dotation complémentaire de rémunération pour mai 2021. Le tribunal a jugé que la décision de modulation d'une prime selon la manière de servir n'est pas soumise à une procédure contradictoire préalable, et qu'elle n'est pas subordonnée à l'existence d'une sanction disciplinaire. Il a également estimé que les faits reprochés à l'agent, notamment une attitude inadaptée et le non-respect des consignes, étaient matériellement établis. La requête a donc été rejetée, de même que la demande de la commune au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2415075(TA44-2415075)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A contestant un indu de revenu de solidarité active. La requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyens, Mme A n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser ultérieure.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208529(TA44-2208529)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 188,21 euros pour la période de janvier 2018 à août 2020. La décision du président du conseil départemental de Loire-Atlantique du 22 septembre 2021, confirmant l'indu et refusant une remise gracieuse, est validée. Le tribunal estime que l'indu résulte de déclarations erronées de Mme B sur son lieu de résidence (séjours à l'étranger de plus de trois mois par an) et ses ressources, en violation des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. La requérante n'apporte pas de contestation utile, et sa demande d'annulation est donc infondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2414679(TA44-2414679)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C B, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation pour établir l'illégalité de la décision attaquée, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2404662(TA44-2404662)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 26 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait aucun élément précis et personnel pour caractériser les risques de traitements inhumains et dégradants liés à son homosexualité en cas de retour au Cameroun, et que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208792(TA44-2208792)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant les décisions de la CAF de la Sarthe refusant la remise d’indu de prime d’activité (289,62 € et 266,18 €) et n’accordant qu’une remise partielle (237,07 €) sur un indu de prestations familiales (948,27 €). Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de l’indu de prestations familiales, relevant de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur le surplus, concernant les indus de prime d’activité, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les charges invoquées par Mme A ne justifiaient pas une remise totale, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505788(TA44-2505788)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 31 mars 2025 l'assignant à résidence à Angers pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la mesure d'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif de garantir l'éloignement de l'intéressé, qui faisait toujours l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2404823(TA44-2404823)

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination ont été confirmées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207182(TA44-2207182)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'existence d'une procédure pénale en cours pour des faits de violence aggravée, ce qui relève de son large pouvoir d'appréciation. Le tribunal a jugé que ce motif ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, malgré l'absence de condamnation et l'ancienneté des faits. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2503071(TA44-2503071)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme A d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH), se déclare incompétent. Il constate que, en vertu des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par ordonnance du 25 avril 2025, il transmet l’affaire au tribunal judiciaire du Mans, territorialement compétent.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207096(TA44-2207096)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur maintenant un ajournement de quatre ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son appréciation sur l'absence de ressources suffisantes et stables, ainsi que sur des faits de contrefaçon et de blessures involontaires, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

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