Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500858(TA44-2500858)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention "stationnement" par le département de Maine-et-Loire. Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 25 avril 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA44-2505222(TA44-2505222)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 13 mars 2025 par laquelle l'OFII avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à l'enfant C B, un très jeune demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en considérant la demande comme un réexamen au sens de l'article L. 551-15 du CESEDA, alors qu'il s'agissait d'une première demande d'asile pour l'enfant. Il a également estimé que la décision méconnaissait les dispositions de l'article D. 551-17 du même code, faute d'avoir pris en compte la vulnérabilité particulière de l'enfant. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter du 6 août 2024.
N° TA44-2505177(TA44-2505177)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile, contestant le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil pris par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 12 mars 2025. La requérante invoquait notamment l'illégalité de la décision initiale de cessation du 20 février 2024, un défaut de procédure contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2505219(TA44-2505219)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. D, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 18 mars 2025 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la compétence de la signataire était établie. Il a considéré que l’OFII n’avait pas commis d’erreur de droit en ne sollicitant pas l’avis du médecin coordinateur avant de statuer, et que le requérant n’établissait pas l’existence d’un motif légitime justifiant son dépôt tardif de demande d’asile. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2505062(TA44-2505062)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de retour opposée à M. A B, ressortissant tunisien. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation personnelle ou professionnelle actuelle en France nécessitant une intervention immédiate du juge. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2411325(TA44-2411325)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 20 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) dans un délai de trente jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des stipulations de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 (4°) et L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le rejet définitif de la demande d’asile de M. B justifiant la mesure d’éloignement.
N° TA44-2204415(TA44-2204415)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours hiérarchique contre l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'étant substituée à la décision préfectorale, les moyens relatifs aux vices propres de cette dernière étaient inopérants. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, au regard des articles 21-24 et 21-25 du code civil et de l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison d'une connaissance insuffisante de l'histoire, de la culture et de la société françaises.
N° TA44-2204277(TA44-2204277)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. La décision attaquée était fondée sur l'insuffisance de son niveau de langue française, le requérant ne justifiant pas du niveau B1 requis par l'article 21-24 du code civil et l'article 37 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite initiale était inopérant, celle-ci ayant été remplacée par une décision expresse motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le niveau de français de Mme A était insuffisant.
N° TA44-2507010(TA44-2507010)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et de signalement Schengen, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Melun, lieu de résidence du requérant dans le Val-de-Marne. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA44-2507050(TA44-2507050)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa « passeport talent » ou « entrepreneur » à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que l’impossibilité de se rendre en France compromettait gravement et immédiatement la viabilité de son entreprise, malgré les pièces produites. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA44-2507052(TA44-2507052)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d’un refus implicite de visa de long séjour pour l’enfant Pasteur C A, au titre de la réunification familiale. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, malgré la séparation depuis 2018 et l’agression sexuelle subie par l’enfant en février 2024. Il relève que l’enfant vit avec une compagne de sa mère et bénéficie d’un suivi médical en Guinée, sans démonstration d’une dégradation particulière de sa situation. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2507129(TA44-2507129)
Le tribunal administratif de Nantes, saisi d’une requête en décharge de taxe d’habitation par M. et Mme B, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Rennes, dans le ressort duquel se trouve le service des impôts de Lorient ayant établi l’imposition contestée. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA44-2204119(TA44-2204119)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte, en se fondant sur le décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. Sur le fond, le tribunal a jugé que le ministre avait pu légalement se fonder sur l'existence d'une dette de 1 858 euros envers la CAF et sur l'absence de ressources suffisantes et stables pour apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2315100(TA44-2315100)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour.
N° TA44-2102503(TA44-2102503)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le refus implicite de la ministre de l'agriculture de lui accorder l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2014, durant laquelle elle exerçait dans une zone urbaine sensible. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la ministre, estimant que la décision attaquée n'était pas confirmative d'une décision antérieure devenue définitive. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, jugeant que Mme A remplissait les conditions prévues par la loi du 26 juillet 1991 et le décret du 21 mars 1995 pour bénéficier de cet avantage. Le tribunal a enjoint à la ministre de reconstituer la carrière de Mme A et de lui verser les rappels de traitement correspondants, assortis des intérêts légaux.
N° TA44-2207289(TA44-2207289)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le préfet de l'Essonne et le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 6 juillet 2022, prononçant un ajournement à deux ans, s'était substituée à la décision préfectorale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée, qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de la situation de la requérante, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
N° TA44-2108274(TA44-2108274)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du ministre de la justice du 17 mai 2021, qui fixaient sa titularisation et son échelon dans le corps des directeurs des services de greffe judiciaires. Le requérant contestait le refus de prendre en compte, pour la reconstitution de sa carrière, ses périodes d'exercice de la profession d'avocat à titre libéral. Le tribunal a annulé ces arrêtés, jugeant que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant un exercice salarié de la profession d'avocat, condition non prévue par l'article 9 du décret n°2006-1827 du 23 décembre 2006 et l'arrêté du 22 septembre 2018.
N° TA44-2108460(TA44-2108460)
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a rejeté la requête de M. B, un ancien directeur de cabinet du maire de Rezé, contestant son licenciement prononcé le 14 juin 2021. Le tribunal a jugé que le recrutement de M. B relevait bien du statut de collaborateur de cabinet, sur le fondement de l'article 110 de la loi du 26 janvier 1984, et que l'autorité territoriale pouvait librement mettre fin à ses fonctions. Par conséquent, la décision de licenciement a été validée, et les demandes d'annulation, de réintégration et d'indemnisation de M. B ont été rejetées.
N° TA44-2412806(TA44-2412806)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A. Ce dernier, personne handicapée, contestait le refus de la communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles de collecter ses déchets recyclables en porte-à-porte, l'obligeant à les transporter à plus d'un kilomètre. Le juge a estimé que cette situation créait une discrimination constitutive d'une faute non sérieusement contestable, en raison de l'impossibilité pour l'usager à mobilité réduite de respecter le règlement de collecte. En l'absence de justificatifs de frais, une provision de 500 euros a été accordée en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, sans que soit retenue la violation de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, qui ne concerne que les ordures ménagères résiduelles.
N° TA44-2215338(TA44-2215338)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, soutenant que son état de santé limitait sa capacité à effectuer des manœuvres de stationnement. Le tribunal a examiné ses droits en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine.