Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209615(TA44-2209615)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le tableau d'avancement au grade de surveillant brigadier pénitentiaire pour 2020. La requérante soutenait qu'elle remplissait les conditions du 1° de l'article 13 du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006, notamment l'obtention des trois unités de valeur requises. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car elle ne formulait que des conclusions à fin d'injonction sans demander l'annulation d'une décision administrative, conformément au code de justice administrative. À titre subsidiaire, le moyen soulevé a été écarté comme non fondé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207096(TA44-2207096)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur maintenant un ajournement de quatre ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son appréciation sur l'absence de ressources suffisantes et stables, ainsi que sur des faits de contrefaçon et de blessures involontaires, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2103259(TA44-2103259)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, directrice adjointe d’un établissement agricole, contestant son reclassement dans le groupe III des emplois d’encadrement avec une bonification indiciaire de 55 points (au lieu de 80) et la décision de retenir un trop-perçu sur son traitement. Le tribunal a relevé que la bonification de 80 points n’avait pas été mise en œuvre pour la période concernée, rendant sans objet les conclusions relatives au trop-perçu. Sur le fond, il a appliqué le décret n° 90-1100 du 5 décembre 1990 et le décret n° 2019-1135 du 5 novembre 2019, rejetant la requête comme irrecevable faute d’exposé de moyens suffisants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2103251(TA44-2103251)

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a examiné les requêtes de Mme Gachet, élève fonctionnaire, contestant son départ de l'Institut Régional d'Administration (IRA). La requérante demandait l'annulation de l'arrêté acceptant sa démission, des arrêtés lui imposant le remboursement de ses traitements de formation, et d'une décision l'empêchant de se positionner sur un poste. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la démission était valable et que le remboursement des traitements était légalement dû en raison de la rupture de son engagement de servir l'État. La solution s'appuie sur les textes régissant la formation des fonctionnaires et les conditions de remboursement en cas de départ anticipé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2102861(TA44-2102861)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 425 000 euros pour des fautes commises par la DGCCRF. La requérante invoquait une discrimination liée à son handicap, un défaut d'aménagement de sa formation et des informations erronées sur sa reprise d'ancienneté. Le tribunal a considéré que les éléments de fait présentés par Mme A ne suffisaient pas à présumer l'existence d'une discrimination directe ou indirecte au sens de la loi du 27 mai 2008. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2107797(TA44-2107797)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait l'arrêté du maire du Mans réduisant de 5/12èmes sa dotation complémentaire de rémunération pour mai 2021. Le tribunal a jugé que la décision de modulation d'une prime selon la manière de servir n'est pas soumise à une procédure contradictoire préalable, et qu'elle n'est pas subordonnée à l'existence d'une sanction disciplinaire. Il a également estimé que les faits reprochés à l'agent, notamment une attitude inadaptée et le non-respect des consignes, étaient matériellement établis. La requête a donc été rejetée, de même que la demande de la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2102093(TA44-2102093)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, surveillant pénitentiaire, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du ministre de la justice de l’autoriser à être détaché comme policier municipal. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, un arrêté du 28 octobre 2021 avait accordé ce détachement à compter du 1er novembre 2021. En conséquence, l’annulation du refus initial étant devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208792(TA44-2208792)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant les décisions de la CAF de la Sarthe refusant la remise d’indu de prime d’activité (289,62 € et 266,18 €) et n’accordant qu’une remise partielle (237,07 €) sur un indu de prestations familiales (948,27 €). Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de l’indu de prestations familiales, relevant de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur le surplus, concernant les indus de prime d’activité, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les charges invoquées par Mme A ne justifiaient pas une remise totale, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208529(TA44-2208529)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 188,21 euros pour la période de janvier 2018 à août 2020. La décision du président du conseil départemental de Loire-Atlantique du 22 septembre 2021, confirmant l'indu et refusant une remise gracieuse, est validée. Le tribunal estime que l'indu résulte de déclarations erronées de Mme B sur son lieu de résidence (séjours à l'étranger de plus de trois mois par an) et ses ressources, en violation des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. La requérante n'apporte pas de contestation utile, et sa demande d'annulation est donc infondée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208444(TA44-2208444)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A contre le refus de la mutualité sociale agricole (MSA) de lui accorder une remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 353,75 euros. En cours d’instance, la MSA a réduit la dette à 802,80 euros puis accordé une remise partielle, ramenant le solde à 561,96 euros ; le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur la partie de la demande excédant ce montant. Il rejette comme irrecevables les conclusions reconventionnelles de la MSA tendant à la condamnation de M. A, l’administration pouvant recouvrer la dette par ses propres voies d’exécution. Sur le fond, le tribunal applique l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale et rejette la demande de remise supplémentaire, estimant que M. A, qui n’établit ni sa bonne foi ni une précarité justifiant une remise totale, reste redevable de la somme de 561,96 euros.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2101640(TA44-2101640)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, attachée d’administration, contestant le refus du ministre de l’intérieur de mobiliser son compte personnel d’activité (CPA) pour une formation de master, ainsi que le refus subséquent d’indemniser des jours de congés épargnés. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant que la décision du 3 décembre 2020 ne se bornait pas à confirmer une décision antérieure. Sur le fond, il a annulé la décision du 3 décembre 2020, jugeant que le motif initial (absence de référencement de la formation au répertoire national des certifications professionnelles) était erroné en droit et en fait, et que la substitution de motif invoquée par l’administration (existence de formations équivalentes) n’était pas établie. Par voie de conséquence, la décision du 2 février 2021 a également été annulée, et l’État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208208(TA44-2208208)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, qui contestait le refus du département de Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l'intéressé au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions requises, notamment celle d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La décision du président du conseil départemental a donc été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207182(TA44-2207182)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'existence d'une procédure pénale en cours pour des faits de violence aggravée, ce qui relève de son large pouvoir d'appréciation. Le tribunal a jugé que ce motif ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, malgré l'absence de condamnation et l'ancienneté des faits. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2206602(TA44-2206602)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 27 janvier 2022 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal juge que le motif tiré d’une procédure pour violences conjugales, dans un contexte où Mme A était victime, est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. Il estime également que le motif d’insuffisance d’insertion professionnelle est erroné, Mme A justifiant d’un emploi stable malgré un handicap reconnu. La solution est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206437(TA44-2206437)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision explicite du 21 juin 2022 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le non-respect par M. A de ses obligations fiscales, malgré une régularisation tardive. Enfin, le tribunal a écarté l'application du "droit à l'erreur" (articles L. 123-1 et L. 123-2 du code des relations entre le public et l'administration), cette procédure ne constituant pas une sanction administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206364(TA44-2206364)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 mars 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle résultait d'un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de fait ou d'appréciation en retenant l'existence de fausses déclarations, fondant ainsi légalement son rejet sur les dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206307(TA44-2206307)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressée sur l'histoire, la culture et la société françaises, ainsi que sur le caractère insuffisant et instable de ses ressources. Cette solution s'appuie sur les articles 21-15 et 21-24 du code civil, ainsi que sur les articles 37 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2414679(TA44-2414679)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C B, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation pour établir l'illégalité de la décision attaquée, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA44-2503071(TA44-2503071)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme A d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH), se déclare incompétent. Il constate que, en vertu des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par ordonnance du 25 avril 2025, il transmet l’affaire au tribunal judiciaire du Mans, territorialement compétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420177(TA44-2420177)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A contestant le rejet implicite de son recours contre une décision d'ajournement de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée tardive, car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur, intervenue le 14 septembre 2024. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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