Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
57 985 décisions disponibles — page 782/2900
N° TA44-2402282(TA44-2402282)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa "passeport talent-carte bleue européenne" et à sa famille des visas "passeport talent (famille)". Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions consulaires était inopérant, la décision implicite de la commission s'y étant substituée. Il a également estimé que les motifs de refus, fondés sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies et sur l'absence de preuve de la qualité de membres de famille d'un bénéficiaire du statut "passeport talent", n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-11 et L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401254(TA44-2401254)
Le Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) a rejeté la requête de Mme D et M. F, représentants légaux de l'enfant B E, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 février 2024. Cette décision refusait un visa de long séjour en qualité de visiteur pour l'enfant, au motif que les requérants ne justifiaient pas de ressources financières et de conditions d'accueil suffisantes. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, estimant qu'elle mentionnait de façon suffisamment précise les considérations de droit et de fait. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond du moyen tiré de l'erreur d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, le tribunal se bornant à écarter le moyen de motivation.
N° TA44-2401989(TA44-2401989)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de circulation par le sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision, mais le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un droit à un visa de long séjour, la demande portant sur un visa de court séjour. Il a également estimé que le refus était fondé sur les doutes raisonnables quant à la volonté de la requérante de quitter le territoire, conformément au règlement (CE) n° 810/2009. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision administrative.
N° TA44-2202871(TA44-2202871)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours contestant la décision de l’Agence nationale de l’habitat lui retirant le bénéfice de la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov’". En cours d’instance, l’agence a fait droit à la demande de M. B en lui accordant la prime, ce qui a conduit ce dernier à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2214845(TA44-2214845)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. B, qui contestait le refus du département de Loire-Atlantique de lui délivrer un contrat jeune majeur. La solution retenue est fondée sur le constat que M. B, né le 5 janvier 2002, avait dépassé l'âge de 21 ans à la date du jugement, le rendant inéligible au dispositif prévu par l'article L. 112-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été déclarées sans objet. Les demandes de frais d'instance ont été rejetées, le département n'étant pas la partie perdante.
N° TA44-2402254(TA44-2402254)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B, bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer des visas de long séjour à ses enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, faute pour le requérant d'établir qu'il était titulaire exclusif de l'autorité parentale sur les enfants, comme l'exigent les articles L. 561-2 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme ainsi le refus de visa opposé par l'administration.
N° TA44-2402004(TA44-2402004)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, ressortissants algériens, qui demandaient l'annulation du refus de délivrance de visas de court séjour opposé par le sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur. La décision contestée était fondée sur l'insuffisance des ressources, l'absence d'assurance maladie valable et un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a estimé que les requérants n'avaient pas démontré de garanties suffisantes de retour dans leur pays d'origine, justifiant ainsi le refus sans erreur manifeste d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009.
N° TA44-2501801(TA44-2501801)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté que la requête de M. A B, visant à contester le retrait de son agrément d'assistant maternel par le département de la Sarthe, était un double d'une requête précédemment enregistrée sous un autre numéro. Par une ordonnance, le tribunal a prononcé la radiation de cette seconde requête du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à la procédure initiale déjà en cours. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA44-2502724(TA44-2502724)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par erreur d’un recours en appel de M. B A C contre une ordonnance du Tribunal administratif de Rouen relative à l’acquisition de la nationalité française, constate son incompétence. En application des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 221-7 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Douai, seule compétente pour connaître de ce litige en appel.
N° TA44-2506188(TA44-2506188)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 28 avril 2025, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B C A contre une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation prise par la préfète de l'Isère. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, estimant que cette décision, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions du ministre. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Grenoble, territorialement compétent.
N° TA44-2400636(TA44-2400636)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite de délivrance d'un visa d'établissement en qualité d'ascendante à charge d'une ressortissante française, confirmé par le sous-directeur des visas. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l'intérieur, considérant que la délivrance d'un visa de court séjour ne répondait pas à la demande de visa d'établissement. Il a annulé la décision du sous-directeur des visas pour incompétence, en application de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui réserve l'examen des recours contre les refus de visa de long séjour à une commission spécifique.
N° TA44-2505205(TA44-2505205)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant une décision du bailleur social CISN relative à des travaux d'isolation thermique. Le tribunal a estimé que le litige, né des rapports de droit privé entre un bailleur social et son locataire, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction.
N° TA44-2504629(TA44-2504629)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de la non-transcription de leur acte de mariage par l’autorité consulaire française à Casablanca. Le juge a constaté que ce litige, relatif à la transcription d’un acte d’état civil, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles R. 211-3-26 du code de l’organisation judiciaire et du décret n° 2008-521 du 2 juin 2008. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2402271(TA44-2402271)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme E, agissant pour l'enfant C A, visant à annuler le refus implicite de visa d'établissement, confirmé par une décision expresse de la commission de recours. La juridiction a jugé que la décision expresse de la commission s'étant substituée au refus consulaire, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ce dernier était inopérant. Elle a également estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission n'était pas fondé. Enfin, le tribunal a considéré que le refus de visa ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni n'était entaché d'erreur d'appréciation.
N° TA44-2318807(TA44-2318807)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, née le 6 novembre 2023, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour études de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal retient que cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se borne à reprendre un motif vague sans énoncer de circonstances de fait propres à la situation du demandeur. Il enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.
N° TA44-2505616(TA44-2505616)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nantes visant à faire constater l'état des installations photovoltaïques sur six sites, suite à l'envol de panneaux lors de la tempête Caetano le 21 novembre 2024. La commune invoquait une insuffisance de lestage due à une erreur de calcul. Sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour constater les désordres et l'état des ouvrages, estimant la demande utile et non insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la juridiction administrative.
N° TA44-2402029(TA44-2402029)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa de long séjour à Mme B en qualité d'ascendante à charge d'une ressortissante française. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur en examinant la demande sous l'angle d'un visa de "visiteuse" (autonomie financière) au lieu de l'analyser comme une demande d'ascendant à charge, fondée sur l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur a entaché la décision d'illégalité, justifiant son annulation.
N° TA44-2504713(TA44-2504713)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant la décision fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que l'éloignement restait une perspective raisonnable et que l'assignation ne portait pas une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir. La demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire a également été rejetée.
N° TA44-2504712(TA44-2504712)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 8 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente (sous-préfet dûment habilité) et n'a pas retenu l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni la méconnaissance des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA44-2504710(TA44-2504710)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant avait déjà introduit une requête identique (n°2504712), sur laquelle il avait été statué par un jugement du 28 avril 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la seconde requête, enregistrée le même jour, était donc irrecevable.