Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2410096(TA44-2410096)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours de l'EARL La Poule d'Or contre la décision du préfet des Pays de la Loire soumettant son projet de construction d'ombrières photovoltaïques pour un élevage de poules pondeuses à une étude d'impact. La requérante contestait notamment l'insuffisance de motivation de la décision et l'erreur d'appréciation sur plusieurs critères environnementaux (ancrage au sol, eaux pluviales, zones humides, paysage, gaz à effet de serre, risque incendie). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation complète des incidences notables du projet sur l'environnement, conformément aux critères de l'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement. La requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2410095(TA44-2410095)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GAEC Le Sarasin contestant la décision du préfet de la région des Pays de la Loire soumettant son projet de construction d'ombrières photovoltaïques à une étude d'impact. La juridiction a jugé que la décision expresse de rejet du 14 juin 2024, qui s'est substituée à la décision implicite, était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que le projet, par son ampleur et ses impacts potentiels sur l'environnement (zones humides, paysage, risques), relevait des critères de l'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement justifiant une étude d'impact.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2408532(TA44-2408532)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le permis de construire délivré par la maire de Nantes à la SCCV Nantes Hauts-Pavés pour un ensemble immobilier de 41 logements. La requérante invoquait de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens comme non fondés, considérant que le projet respectait les règles d'implantation, de gabarit, d'insertion et de sécurité applicables. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et de la décision de rejet du recours gracieux a été rejetée, et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Nantes et 1 500 euros à la SCCV au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2407975(TA44-2407975)

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 19 avril 2024 par lequel le maire de La Turballe a refusé à la SCI Hope un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de deux lots. Le tribunal a jugé que le motif tiré d'une prétendue contrariété avec l'objectif de densification mesurée de la zone UC, fondé sur le préambule non opposable du règlement du PLU, était illégal. Il a également estimé que le projet était compatible avec l'OAP thématique A, qui n'interdit pas la division en lots de moins de 800 m². En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis d'aménager dans un délai d'un mois, en application des articles L. 442-1 et suivants du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318207(TA44-2318207)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence d'identité établie de la demandeuse et l'absence de preuve d'une vie commune stable et continue avant la demande d'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que les documents d'état civil produits ne permettaient pas de lever les doutes sur l'identité et le lien familial. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505853(TA44-2505853)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 1er octobre 2024, qui avait rejeté le recours de Mme C et M. E contre un refus de visa de long séjour pour asile. Les requérants, des ressortissants afghans, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison des risques de persécution. Le tribunal a retenu que le moyen tiré de l'erreur de droit de la commission était de nature à créer un doute sérieux, mais a examiné la substitution de motif proposée par le ministre, tirée de l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'ordonnance applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2507037(TA44-2507037)

Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 2 248,31 euros TTC. Ces frais sont mis à la charge de la commune du Croisic, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision précise que l’expertise a été ordonnée dans le cadre d’un recours de plein contentieux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2204324(TA44-2204324)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ne lui accordant qu’une partie de la prime "MaPrimeRénov’". En cours d’instance, l’Anah a pris deux décisions en décembre 2024 agréant le recours préalable de M. B et lui accordant le versement intégral de la prime, portant son montant total à 2 500 euros. Le tribunal a constaté que ces décisions postérieures retiraient implicitement la décision attaquée, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2204255(TA44-2204255)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) lui retirant le bénéfice de la prime "MaPrimeRénov’". En cours d’instance, l’Anah a accordé à M. B la prime d’un montant de 2 500 euros, laquelle a été versée en octobre 2023. Le tribunal constate que cette décision postérieure a implicitement retiré la décision attaquée, rendant la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2504721(TA44-2504721)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 10 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours avec obligation de présentation quotidienne. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la mesure nécessaire, adaptée et proportionnée au regard des articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2304404(TA44-2304404)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme B, infirmière au CHU de Nantes. La requérante sollicitait une provision de 26 773 euros pour les préjudices résultant d'une pathologie (lombalgie) reconnue imputable au service par décision du 9 septembre 2019. Le tribunal a jugé que l'obligation de l'hôpital de réparer les préjudices subis n'était pas sérieusement contestable, mais a estimé que le montant demandé était excessif. Il a ainsi accordé une provision de 12 000 euros, correspondant à une évaluation plus mesurée des postes de préjudice (déficit fonctionnel permanent, temporaire, souffrances endurées et préjudice esthétique), en application des principes de la fonction publique hospitalière (lois n° 83-634 et n° 86-33).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400703(TA44-2400703)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'insuffisance de ressources était entaché d'une erreur d'appréciation, dès lors que le demandeur justifiait de ressources suffisantes via une attestation d'accueil validée. La décision s'appuie sur l'article 6 du code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et l'article 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209615(TA44-2209615)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le tableau d'avancement au grade de surveillant brigadier pénitentiaire pour 2020. La requérante soutenait qu'elle remplissait les conditions du 1° de l'article 13 du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006, notamment l'obtention des trois unités de valeur requises. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car elle ne formulait que des conclusions à fin d'injonction sans demander l'annulation d'une décision administrative, conformément au code de justice administrative. À titre subsidiaire, le moyen soulevé a été écarté comme non fondé.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2208123(TA44-2208123)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du GRETA-CFA du Maine-et-Loire pour harcèlement moral et sexuel, inaction de l’administration et licenciement illégal. Le tribunal a relevé d’office que le GRETA-CFA est dépourvu de la personnalité morale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre lui. La substitution de l’établissement support, le lycée polyvalent Chevrollier, n’a pas été acceptée pour régulariser la requête. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2502576(TA44-2502576)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant un indu de RSA de 861,66 euros et le refus de remise gracieuse. La requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en violation des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours Citoyens, le requérant n’a pas fourni de mémoire complémentaire dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407949(TA44-2407949)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la décision attaquée, notifiée le 17 mai 2024 avec mention des voies et délais de recours, devait être contestée dans les 48 heures, soit au plus tard le 19 mai 2024. La requête, enregistrée le 23 mai 2024, était donc manifestement irrecevable pour dépassement du délai de recours contentieux, la demande d’aide juridictionnelle présentée ultérieurement n’ayant pu proroger ce délai. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 512-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2404001(TA44-2404001)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à Mme D G A. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction de délivrer le visa, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros aux requérantes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2406885(TA44-2406885)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Rennes à la date de la décision attaquée, le tribunal a fait application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux mesures de police. Par ordonnance, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Rennes, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2411000(TA44-2411000)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Celui-ci contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique de lui accorder une remise de dette sur un indu d'aide personnalisée au logement de 3 281 euros. En cours d'instance, la caisse a accordé une remise partielle, puis une remise totale du solde de la créance, rendant le litige sans objet. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2211943(TA44-2211943)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un enseignant contractuel, qui contestait la réduction de sa quotité de service hebdomadaire (de 18h à 9h) à compter de septembre 2020. Le tribunal a jugé que la décision de l’administration était légale, car elle était fondée sur une baisse des besoins d’enseignement dans l’académie, et que la procédure prévue par le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 (notamment l’information préalable et la consultation de la commission administrative paritaire) avait été respectée. En conséquence, les conclusions indemnitaires du requérant, visant à obtenir réparation pour perte de salaire et préjudice moral, ont été rejetées comme non fondées.

Résumé IA