Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2203389(TA44-2203389)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du ministre de l’intérieur de lui accorder la naturalisation. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 29 avril 2025, la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des règles de procédure administrative contentieuse.
N° TA44-2506405(TA44-2506405)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Bouches-du-Rhône classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il relève que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui réserve au tribunal de Nantes les seuls recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit le tribunal administratif de Marseille. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA44-2506714(TA44-2506714)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une requête de M. A qui contestait le jugement du 7 mars 2025 rejetant sa demande d'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur relative à sa naturalisation. Constatant que cette requête visait en réalité à obtenir l'annulation d'un jugement rendu en premier ressort, le tribunal a estimé qu'elle relevait de la compétence de la cour administrative d'appel. En application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Nantes.
N° TA44-2507364(TA44-2507364)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 950,50 euros TTC, au bénéfice de l’expert M. D. Cette somme a été mise à la charge de la commune de Montournais, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision précise que l’expertise avait été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V du même code.
N° TA44-2506435(TA44-2506435)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à deux ressortissantes pakistanaises. Les requérants, un couple afghan, invoquaient l’urgence liée à la détérioration de leur situation au Pakistan et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et au titre des frais de justice.
N° TA44-2215469(TA44-2215469)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A, victime d’un accident de la circulation le 2 décembre 2018 sur une route départementale, d’une demande d’indemnisation pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public en raison d’une signalisation défaillante des travaux. Le département de la Loire-Atlantique et son assureur ont contesté leur responsabilité, invoquant une convention tripartite et une faute de la victime. Le tribunal a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par M. A, avant de statuer sur le fond. La solution retenue est un sursis à statuer dans l’attente du rapport d’expertise, sans préjudice des moyens soulevés par les parties.
N° TA44-2506338(TA44-2506338)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas établi la réalité et l'intensité de la vie commune avec son époux depuis leur mariage, ni fourni d'éléments attestant des conséquences psychologiques et matérielles alléguées. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506194(TA44-2506194)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa concernant un visa de retour. Le juge a constaté que la commission avait rendu un avis favorable à la délivrance du visa le 27 mars 2025, rendant sans objet la demande de suspension. La solution retenue est fondée sur l’absence d’objet du litige, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens tirés de l’article L. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2216738(TA44-2216738)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 11 octobre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a maintenu un ajournement de deux ans de la demande de naturalisation de M. B, ressortissant angolais. Le tribunal a jugé que le motif retenu par le ministre, fondé sur des infractions commises en 2008 (usurpation d'identité, conduite sans permis), était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en raison de leur ancienneté et de l'absence de nouvelles infractions depuis. La décision ministérielle s'étant substituée à la décision préfectorale initiale, le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois. Cette solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2216891(TA44-2216891)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, car la décision ministérielle s'est substituée à la décision préfectorale initiale. Il estime que le ministre a pu légalement fonder son ajournement sur le non-respect par la requérante de ses obligations fiscales (absence de déclaration de revenus et d'enfants à charge pour 2019), sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2217135(TA44-2217135)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. La décision ministérielle du 19 janvier 2023 s'étant substituée à la décision préfectorale initiale, le tribunal a examiné la légalité de cette seule décision. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles 49 du décret du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre avait pu légalement ajourner la demande en se fondant sur la situation administrative précaire du concubin de Mme A, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA44-2300132(TA44-2300132)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 janvier 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet était inopérant, car la décision expresse ultérieure s'y était substituée. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l'intéressé de 2013 à 2015 et sur son comportement fiscal, ces éléments justifiant l'ajournement. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 et suivants du code civil relatifs à la naturalisation.
N° TA44-2300609(TA44-2300609)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tunisien, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre un ajournement de trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions tendant à l'aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, il a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, rappelant que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou ajourner une naturalisation en vertu des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362.
N° TA44-2300841(TA44-2300841)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 octobre 2022 refusant sa naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'intéressé, dont les ressources personnelles étaient faibles et principalement constituées de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, ne justifiait pas d'une autonomie matérielle suffisante pour l'acquisition de la nationalité française, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2506158(TA44-2506158)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 17 janvier 2025 refusant à M. B, ressortissant marocain, un visa de long séjour de retour en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA44-2108910(TA44-2108910)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'opposition du maire de Sucé-sur-Erdre à sa déclaration préalable de division en vue de construire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, la délégation étant régulière. Il a également jugé que le moyen soulevé par voie d'exception contre l'illégalité du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) n'était pas fondé, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA44-2506155(TA44-2506155)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. et Mme D et de leurs enfants. La requête visait à suspendre la décision du 4 mars 2025 par laquelle l'autorité consulaire française à Téhéran avait refusé de leur accorder un rendez-vous pour enregistrer une demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié que ce rendez-vous avait été fixé au 4 mai 2025, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le juge a également admis provisoirement M. G D à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 550 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA44-2505932(TA44-2505932)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 31 mars 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait un défaut d’examen de sa vulnérabilité et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le demandeur avait présenté sa demande d’asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l’article L. 531-27, sans motif légitime, et que la décision de refus était légalement fondée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2505736(TA44-2505736)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), n'étaient pas fondés. Il a également estimé que l'absence de défaillances systémiques en Italie et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation justifiaient le transfert. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Dublin III.
N° TA44-2411195(TA44-2411195)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.