Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2507364(TA44-2507364)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 950,50 euros TTC, au bénéfice de l’expert M. D. Cette somme a été mise à la charge de la commune de Montournais, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision précise que l’expertise avait été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V du même code.
N° TA44-2411195(TA44-2411195)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA44-2411192(TA44-2411192)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2411007(TA44-2411007)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis sur la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2410095(TA44-2410095)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GAEC Le Sarasin contestant la décision du préfet de la région des Pays de la Loire soumettant son projet de construction d'ombrières photovoltaïques à une étude d'impact. La juridiction a jugé que la décision expresse de rejet du 14 juin 2024, qui s'est substituée à la décision implicite, était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que le projet, par son ampleur et ses impacts potentiels sur l'environnement (zones humides, paysage, risques), relevait des critères de l'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement justifiant une étude d'impact.
N° TA44-2506002(TA44-2506002)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 12 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'information, du vice de procédure concernant l'entretien individuel, et de l'absence d'examen de sa vulnérabilité. Il a jugé que la requérante, qui avait accouché après l'arrêté attaqué, ne démontrait pas de risques de mauvais traitements en Espagne justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement. La décision a été rendue sur le fondement des règlements européens et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2408532(TA44-2408532)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le permis de construire délivré par la maire de Nantes à la SCCV Nantes Hauts-Pavés pour un ensemble immobilier de 41 logements. La requérante invoquait de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens comme non fondés, considérant que le projet respectait les règles d'implantation, de gabarit, d'insertion et de sécurité applicables. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et de la décision de rejet du recours gracieux a été rejetée, et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Nantes et 1 500 euros à la SCCV au titre des frais de justice.
N° TA44-2407975(TA44-2407975)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 19 avril 2024 par lequel le maire de La Turballe a refusé à la SCI Hope un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de deux lots. Le tribunal a jugé que le motif tiré d'une prétendue contrariété avec l'objectif de densification mesurée de la zone UC, fondé sur le préambule non opposable du règlement du PLU, était illégal. Il a également estimé que le projet était compatible avec l'OAP thématique A, qui n'interdit pas la division en lots de moins de 800 m². En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis d'aménager dans un délai d'un mois, en application des articles L. 442-1 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA44-2102978(TA44-2102978)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Mayenne du 21 janvier 2021 retirant une autorisation de mise en activité partielle. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal l’a invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA44-2506482(TA44-2506482)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension de décisions consulaires refusant la délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale, a constaté un non-lieu à statuer. Le ministre de l'intérieur avait en effet donné instruction à l'autorité consulaire de délivrer les visas sollicités, ce qui a implicitement retiré les décisions attaquées. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La requête est devenue sans objet.
N° TA44-2506716(TA44-2506716)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés s'est déclaré territorialement incompétent, estimant que le lieu de résidence de l'intéressé se situait à Pessac (Gironde) et non à Nantes, et a renvoyé l'affaire à la compétence du tribunal administratif de Bordeaux. La solution retenue est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, relatifs à la compétence territoriale en matière de police des étrangers.
N° TA44-2412074(TA44-2412074)
Refus de visa de long séjour pour regroupement familial – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer car les visas ont été délivrés le 7 mars 2025, après l’introduction du recours – Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 – Condamnation de l’État à verser 800 euros à l’avocate au titre des frais irrépétibles.
N° TA44-2504823(TA44-2504823)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a estimé que l'offre de logement de type 2 faite le 28 octobre 2024 ne correspondait pas aux besoins de la requérante, enceinte à ce moment-là, et que l'État n'était pas délié de son obligation de résultat malgré la saturation de l'offre. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2410096(TA44-2410096)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours de l'EARL La Poule d'Or contre la décision du préfet des Pays de la Loire soumettant son projet de construction d'ombrières photovoltaïques pour un élevage de poules pondeuses à une étude d'impact. La requérante contestait notamment l'insuffisance de motivation de la décision et l'erreur d'appréciation sur plusieurs critères environnementaux (ancrage au sol, eaux pluviales, zones humides, paysage, gaz à effet de serre, risque incendie). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation complète des incidences notables du projet sur l'environnement, conformément aux critères de l'annexe de l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement. La requête a été rejetée.
N° TA44-2504798(TA44-2504798)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Loire-Atlantique le 14 janvier 2025, afin d'obtenir une injonction d'hébergement. Le tribunal a constaté qu'aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines, malgré l'obligation de résultat pesant sur l'État. Il a donc enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un accueil dans une structure d'hébergement à M. A dans un délai d'un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard.
N° TA44-2506194(TA44-2506194)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa concernant un visa de retour. Le juge a constaté que la commission avait rendu un avis favorable à la délivrance du visa le 27 mars 2025, rendant sans objet la demande de suspension. La solution retenue est fondée sur l’absence d’objet du litige, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens tirés de l’article L. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2506155(TA44-2506155)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. et Mme D et de leurs enfants. La requête visait à suspendre la décision du 4 mars 2025 par laquelle l'autorité consulaire française à Téhéran avait refusé de leur accorder un rendez-vous pour enregistrer une demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié que ce rendez-vous avait été fixé au 4 mai 2025, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le juge a également admis provisoirement M. G D à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 550 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA44-2506158(TA44-2506158)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 17 janvier 2025 refusant à M. B, ressortissant marocain, un visa de long séjour de retour en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA44-2505736(TA44-2505736)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), n'étaient pas fondés. Il a également estimé que l'absence de défaillances systémiques en Italie et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation justifiaient le transfert. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Dublin III.
N° TA44-2505972(TA44-2505972)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B D, ressortissant espagnol, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit d’être entendu garanti par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des articles L. 251-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.