Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2505917(TA44-2505917)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B L, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 27 mars 2025 l'assignent à résidence au Mans pour 45 jours. La magistrate désignée a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l’assignation à résidence, l’éloignement de l’intéressée demeurant une perspective raisonnable malgré l’absence de documents de voyage.
N° TA44-2505943(TA44-2505943)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à une ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments présentés (situation personnelle et risque de renvoi en Afghanistan) n'étant pas suffisamment probants ou imminents. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506072(TA44-2506072)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus des autorités consulaires françaises à Manille de délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur à une ressortissante philippine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2506585(TA44-2506585)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme B. Celle-ci contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Douala, nécessaire pour assister au mariage de sa sœur. Le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa avant le 19 mai 2025, la décision attaquée a été implicitement retirée, rendant la requête sans objet. L'Etat a été condamné à verser 550 euros à la requérante au titre des frais d'instance.
N° TA44-2506619(TA44-2506619)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension d’un refus de visa de court séjour opposé par les autorités consulaires françaises à Dakar à Mme A, qui invoquait notamment la nécessité de se rendre à une audience judiciaire et une atteinte à son droit à un procès équitable. Le ministre de l’intérieur ayant, en cours d’instance, donné instruction de délivrer le visa sollicité avant le 23 mai 2025, le juge a constaté que la décision attaquée était implicitement retirée et que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 550 euros à Mme A au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2506917(TA44-2506917)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à M. A, conjoint d’une ressortissante française. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction aux autorités consulaires de délivrer le visa sollicité, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il a également mis à la charge de l’État une somme de 550 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2312546(TA44-2312546)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme et M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Rives-du-Loir-en-Anjou (19 juin 2023) et la décision de rejet du préfet de Maine-et-Loire (28 juillet 2023) les mettant en demeure de supprimer des clôtures et de déposer une déclaration préalable sous astreinte. Par un mémoire du 31 mars 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 avril 2025. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA44-2402684(TA44-2402684)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour en qualité de salarié. Postérieurement à la requête, le visa a été délivré le 29 août 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA44-2410736(TA44-2410736)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. N'dabiah Amos A, qui contestait des refus de visas de court séjour pour son épouse et ses enfants majeurs. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de conjoint et de père, et qu’il ne pouvait pas valablement représenter les demandeurs de visas, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2507198(TA44-2507198)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour pour motif médical opposée à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les éléments médicaux fournis ne démontraient pas un risque vital immédiat ou une dégradation irrémédiable de l'état de santé de la requérante en l'absence de prise en charge à très court terme. La décision souligne que le refus de visa ne constitue pas, en l'espèce, une situation d'urgence caractérisée justifiant l'intervention du juge des référés avant que la commission de recours n'ait statué.
N° TA44-2417567(TA44-2417567)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL Maroc Euro Fret contestant un refus de visa pour son employé. Le juge a estimé que la qualité d'employeur ne confère pas un intérêt à agir suffisant pour contester la légalité du refus de visa. De plus, la société ne pouvait se faire représenter par un mandataire autre qu'un avocat, conformément aux articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2203389(TA44-2203389)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du ministre de l’intérieur de lui accorder la naturalisation. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 29 avril 2025, la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des règles de procédure administrative contentieuse.
N° TA44-2409079(TA44-2409079)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A contre le refus du maire de La Turballe de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement de deux lots. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le préambule du règlement du PLU n'était pas opposable, mais a substitué un autre motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme. En application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le projet était incompatible avec les règles d'urbanisme applicables. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2203298(TA44-2203298)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. C, ressortissant érythréen, contestant le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le ministre avait substitué à la décision préfectorale d'irrecevabilité un rejet au fond, estimant que le requérant n'avait pas établi de manière pérenne l'ensemble de ses attaches familiales en France, ses deux enfants mineurs résidant au Royaume-Uni. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation et juge que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA44-2203034(TA44-2203034)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, de nationalité tunisienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 7 décembre 2021 rejetant son recours hiérarchique contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure tirés de l'absence d'enquête (article 36 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993) et d'entretien individuel (article 41 du même décret), ces formalités ayant été accomplies. Enfin, le tribunal a implicitement rejeté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.
N° TA44-2202675(TA44-2202675)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, de nationalité ivoirienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de la décision attaquée. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre avait pu légalement fonder son ajournement sur la période de séjour irrégulier de M. A de 2009 à 2015, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, et a rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait comme inopérant. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2202621(TA44-2202621)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 17 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources stables et suffisantes, malgré l'activité professionnelle de la requérante, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA44-2202433(TA44-2202433)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 février 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur le séjour irrégulier de l'intéressé en France de 2012 à 2015 pour ajourner sa demande, et que ce motif n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2300132(TA44-2300132)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 janvier 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet était inopérant, car la décision expresse ultérieure s'y était substituée. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l'intéressé de 2013 à 2015 et sur son comportement fiscal, ces éléments justifiant l'ajournement. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 et suivants du code civil relatifs à la naturalisation.
N° TA44-2507364(TA44-2507364)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 950,50 euros TTC, au bénéfice de l’expert M. D. Cette somme a été mise à la charge de la commune de Montournais, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision précise que l’expertise avait été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V du même code.