Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505714(TA44-2505714)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage, prise par le préfet de Maine-et-Loire dans le cadre de la procédure de détermination de l’État responsable de sa demande d’asile (règlement Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la mesure n’était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l’intéressé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 751-2 et L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2505897(TA44-2505897)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme B épouse D et son enfant mineur. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'a pas été jugée remplie, le juge relevant que la séparation familiale résultait en partie des délais propres aux démarches des requérants et que les allégations relatives à l'état de santé n'étaient pas étayées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation des actes d'état civil et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été considéré comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502031(TA44-2502031)

**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et désigne un expert pour constater l'état des immeubles voisins avant, pendant et après les travaux, afin de prévenir et documenter d'éventuels dommages. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative, relatif aux constats d'état avant travaux publics.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2205895(TA44-2205895)

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné la commune de Saint-Nazaire à indemniser M. et Mme C pour les dommages causés à leur maison par l'obstruction de leur canalisation due aux racines d'arbres situés sur le domaine public communal. La responsabilité sans faute de la commune a été retenue, le dommage présentant un caractère anormal et spécial pour les requérants, tiers à l'ouvrage public. La commune n'a pas démontré que le préjudice résultait d'une faute de la victime ou d'un cas de force majeure. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504246(TA44-2504246)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le transfert vers la Croatie, l'État membre ayant accepté la reprise en charge de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504247(TA44-2504247)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) du 26 février 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le requérant, qui a présenté une nouvelle demande d'asile après avoir été transféré vers l'Espagne, n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'établit pas non plus une situation de vulnérabilité particulière justifiant le maintien des prestations.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2504248(TA44-2504248)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la violation des articles 4, 5, 6 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était légale et proportionnée, et a donc validé la solution retenue par le préfet.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2501956(TA44-2501956)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile, les travaux étant susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles voisins, et a désigné un expert. La mission de l'expert consiste à constater l'état initial des biens concernés, puis à identifier et évaluer d'éventuels dommages survenus pendant ou après le chantier.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2501953(TA44-2501953)

**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux publics de démolition et désamiantage. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et désigne un expert pour constater l'état initial des immeubles voisins, suivre l'évolution des éventuels désordres pendant le chantier, et déterminer les causes et l'étendue des dommages. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative (expertise en matière de travaux publics).

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2501937(TA44-2501937)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA, aménageur de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge ordonne une expertise préventive afin de constater l'état initial des parties communes de l'immeuble et du logement de Mme B, situés à proximité immédiate du chantier de démolition. La mesure est jugée utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Un expert est désigné pour établir un état des lieux avant travaux, puis constater d'éventuels dommages pendant et après le chantier.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2501935(TA44-2501935)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société Loire-Atlantique Développement-SELA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de sécurisation, désamiantage et démolition dans le cadre de l'aménagement de la ZAC de la RIA à Pornic. Le juge a estimé la mesure utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres sur les constructions avoisinantes. Il a désigné un expert avec pour mission de constater l'état initial des immeubles concernés (parties communes et logement des consorts D) et, le cas échéant, d'identifier les dommages survenus pendant ou après le chantier.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2504895(TA44-2504895)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à Mme C. La requérante, ressortissante afghane, n'a pas démontré l'urgence particulière nécessaire pour saisir le juge avant que la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) ne statue sur son recours préalable obligatoire. Le juge relève notamment un délai de plus de six ans entre l'obtention de la protection subsidiaire par son époux et la demande de visa, sans circonstances particulières justifiant cette attente. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2214706(TA44-2214706)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A B, ressortissant mexicain, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le requérant ne justifiait pas d'une résidence continue et régulière en France pendant les cinq années précédant le dépôt de sa demande, comme l'exige l'article 21-17 du code civil. Il écarte également l'application de l'article 21-26 du même code, réservé aux postulants résidant à l'étranger au moment de leur demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2214998(TA44-2214998)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur le caractère récent et insuffisamment stable de son insertion professionnelle, appréciée sur l'ensemble de son parcours. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505654(TA44-2505654)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à l'enfant E C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la séparation de neuf ans étant en grande partie imputable aux démarches tardives de la requérante, et que l'état de santé et la scolarisation de l'enfant en Mauritanie ne démontraient pas une situation de vulnérabilité particulière. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505652(TA44-2505652)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de M. C B, ressortissant colombien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2216048(TA44-2216048)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui contestait le refus de naturalisation du ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 30 novembre 2022 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu rejeter la demande en se fondant sur la résidence de l'épouse de M. B à Madagascar, ce qui démontrait la persistance de liens forts avec son pays d'origine, en application des articles 21-15 et 21-16 du code civil. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505588(TA44-2505588)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de droit, jugeant que la présomption de conformité du traitement des demandeurs d'asile en Espagne n'était pas renversée par des éléments établissant des défaillances systémiques. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505586(TA44-2505586)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 19 mars 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours dans l'attente de son transfert vers la Croatie. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 573-2, L. 751-2, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision a été jugée légalement motivée et proportionnée, l'exécution de la mesure d'éloignement restant une perspective raisonnable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2216145(TA44-2216145)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que la décision ministérielle du 29 décembre 2022, qui s'était substituée à la décision implicite de rejet, était suffisamment motivée et que les procédures prévues (entretien individuel et enquête préalable) avaient bien été respectées. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision préfectorale initiale. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles 36 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA