1 228 décisions disponibles
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la société Scub’Addict, qui demandait l’annulation du refus du directeur des finances publiques de lui accorder une aide financière au titre du décret n° 2024-512 du 6 juin 2024. La société contestait le calcul de la perte de chiffre d’affaires, estimant que l’exercice 2023, incomplet, devait être combiné avec celui de 2022. Le tribunal a jugé que le chiffre d’affaires à retenir était celui déclaré pour l’exercice clos en 2023, soit 5 171 856 francs CFP, et que la perte subie en août 2024 était inférieure au seuil de 30 % exigé par l’article 2 du décret. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative fondée sur les dispositions du décret n° 2024-512.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de la société AGTA Concept contestant le refus d’une aide financière prévue par le décret n° 2024-512 du 6 juin 2024 pour les entreprises touchées par la crise. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation des décisions du directeur des finances publiques, estimant que le moyen tiré de l’évaluation du chiffre d’affaires sur l’exercice clos 2023 n’était pas fondé au regard des articles 2 et 3 du décret. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tendant à une injonction de clarifier les modalités de dépôt des demandes, rappelant qu’il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à titre principal. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne une demande d’indemnisation de M. A... pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre 2018 et 2023. Le requérant invoque une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au respect de la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace, de l’absence d’intimité et de défaillances sanitaires. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour la période postérieure à la réincarcération du requérant en septembre 2022, faute de réclamation préalable. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le débat porte sur l’engagement de la responsabilité de l’État pour faute simple et l’évaluation du préjudice, en application des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code pénitentiaire et du code de procédure pénale.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre le 1er janvier 2019 et le 23 janvier 2023. Le requérant invoquait notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains ou dégradants) et de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace, de la vétusté des installations et de l'accès insuffisant aux soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions étaient irrecevables faute de réclamation préalable de nature à lier le contentieux, en application des principes généraux de la responsabilité de l'État. Aucune indemnisation n'a donc été accordée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi lors de sa détention au centre pénitentiaire de Nouméa (8 février 2022 au 8 avril 2024), en raison de conditions de détention jugées indignes (surpopulation, espace insuffisant, nuisibles, installations défaillantes). Le tribunal a reconnu une faute de l’Etat engageant sa responsabilité pour la période antérieure au 1er janvier 2023, durant laquelle le requérant a subi un manque d’espace individuel inférieur à 3 m², en violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En revanche, pour la période postérieure, les améliorations apportées ont été jugées suffisantes pour écarter tout traitement inhumain ou dégradant. L’Etat a été condamné à verser 2 000 euros à M. B..., avec intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2023 et capitalisation.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la SARL Mondevis d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du 16 octobre 2024 du directeur des finances publiques, qui n’accordaient qu’une partie des aides sollicitées au titre du décret n° 2024-512 du 6 juin 2024. La société soutenait que les montants alloués étaient insuffisants en raison d’une erreur de calcul. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’administration avait correctement appliqué les dispositions des articles 2 et 3 du décret, notamment en retenant le chiffre d’affaires mensuel moyen de l’année 2022 pour calculer l’aide. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre juillet 2023 et mars 2024. Le requérant invoquait notamment la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (vie privée et familiale), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace, de l'absence d'encellulement individuel et de diverses défaillances sanitaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de détention, malgré des manquements ponctuels (41 jours sans espace individuel de 3 m²), ne caractérisaient pas un traitement inhumain et dégradant au sens de l'article 3 de la Convention. La solution s'appuie sur l'analyse des textes applicables, dont le code pénitentiaire et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre juin 2021 et juin 2023, invoquant notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple en raison de manquements caractérisés, principalement liés à la surpopulation carcérale et au défaut d'espace individuel suffisant pendant 41 jours. Pour évaluer le préjudice moral, le tribunal a appliqué les critères de la Cour européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire, condamnant l'État à verser une somme forfaitaire de 2 500 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réclamation préalable.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Nouméa, d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral résultant de ses conditions de détention (surpopulation, espace insuffisant, atteintes à la dignité) entre mars 2022 et septembre 2023. Le requérant invoquait une faute de l’État au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant de justifier d’une réclamation préalable auprès de l’administration, condition nécessaire pour engager un recours de plein contentieux contre l’État. Aucune indemnisation n’a donc été accordée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 12 456 euros pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre mars 2022 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (vie privée et familiale), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace et de divers manquements sanitaires. Le tribunal a jugé que les éléments apportés ne démontraient pas un défaut d'espace individuel suffisant pendant une période significative, ni des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine sur l'ensemble de la période, et a donc écarté la faute de l'État. La solution s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention jugées indignes au centre pénitentiaire de Nouméa entre mars 2022 et août 2023. Le requérant invoquait notamment la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale, en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace et de divers manquements aux règles sanitaires. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments produits ne démontraient pas que les conditions de détention subies par M. A... caractérisaient un traitement inhumain ou dégradant, notamment après le 1er janvier 2023, et que le préjudice moral allégué n'était pas établi.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à réparer le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa. Le tribunal a relevé que la requête était irrecevable faute pour le requérant d'avoir formé une réclamation préalable auprès de l'administration, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes accessoires. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi lors de sa détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 20 octobre 2021 au 7 mars 2023, en raison de conditions de détention qu’il estimait indignes. Le requérant invoquait notamment la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des textes pénitentiaires nationaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments apportés ne démontraient pas un manquement suffisamment grave de l’État à ses obligations, notamment au regard des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un espace individuel inférieur à 3 m² sur une période significative. La décision s’appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B..., orthophoniste, qui contestait le refus du directeur des finances publiques de lui accorder une aide financière prévue par le décret n° 2024-512 du 6 juin 2024 pour les entreprises touchées par la crise. La requérante soutenait que son chiffre d'affaires pour juin 2024 était erroné dans sa demande, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas fondé. La solution retenue confirme la légalité de la décision de rejet, fondée sur l'absence de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % exigée par l'article 2 du décret.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa entre décembre 2021 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale, en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace individuel et de défaillances sanitaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple, mais a limité l'indemnisation aux périodes où le requérant n'a pas bénéficié d'un espace individuel d'au moins 3 mètres carrés, soit 41 jours. Il a accordé une somme de 380 euros, rejetant le surplus des conclusions, en application des principes dégagés par la Cour européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 24 mai 2022 au 18 septembre 2023. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale et de la loi pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable adressée à l’administration, conformément aux principes généraux de la responsabilité de l’État. Aucune indemnisation n’a donc été accordée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa du 8 février 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute simple, en raison de la surpopulation carcérale et du manque d'espace individuel, mais a limité l'indemnisation à 1 080 euros, estimant que le préjudice ne concernait que 41 jours de détention dans des conditions particulièrement indignes. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'indemnisation des conditions de détention.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la demande de M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Nouméa, qui sollicitait la condamnation de l'État pour des conditions de détention indignes (surpopulation, manque d'espace, nuisibles, etc.) entre décembre 2021 et juin 2023. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité pour la période antérieure au 1er janvier 2023, caractérisée par un manquement à l'obligation de garantir des conditions de détention dignes, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, pour la période postérieure, les améliorations apportées ont été jugées suffisantes pour écarter toute faute. Le requérant a été indemnisé à hauteur de 1 500 euros pour le préjudice moral subi, assortis des intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 3 mai 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au droit à la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace individuel, de la vétusté des installations et de défaillances dans l’accès aux soins. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration pénitentiaire n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État, au vu des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un traitement inhumain et dégradant caractérisé sur l’ensemble de la période. La décision s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les dispositions du code de procédure pénale et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B..., brigadier de police, qui contestait la décision du 28 février 2024 du haut-commissaire abrogeant son habilitation à accéder à des informations classifiées "Secret". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de notification et d'absence de procédure pénale ou disciplinaire, les jugeant inopérants ou infondés. Saisi d'un moyen tiré de l'erreur de fait, le juge a estimé, après avoir examiné les pièces sans porter atteinte au secret de la défense nationale, que les motifs de la décision étaient établis. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.