1 228 décisions disponibles — page 5/62
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait de son nom de la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs. Le tribunal a jugé que l'administration était en situation de compétence liée pour retirer le nom du requérant, car il ne justifiait pas de l'ancienneté minimale de trois ans de service en qualité de fonctionnaire de Nouvelle-Calédonie, condition exigée par la loi du pays n° 2021-8 du 2 décembre 2021. Par conséquent, les moyens soulevés par M. B..., notamment l'incompétence et le vice de procédure, ont été écartés comme inopérants. La décision du 30 décembre 2024 et la liste d'aptitude du 27 novembre 2024 ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A..., contrôleur des douanes, pour contester deux décisions lui infligeant un blâme. La première décision du 14 mars 2025 ayant été retirée et remplacée par une décision du 25 juin 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la requête dirigée contre la décision initiale. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête contre la décision du 25 juin 2025, jugeant que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la société Casden Banque Populaire, qui demandait la décharge de la contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés (CAIS) pour les exercices 2016 à 2020, pour un montant de 52 661 725 francs CFP. La société soutenait que le délai de réclamation avait été rouvert par un événement au sens de l’article 1106 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie, mais le tribunal a jugé que les réclamations pour ces exercices étaient prescrites. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie et de la convention fiscale franco-calédonienne du 31 mars 1983.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie rejette la demande de M. et Mme D... qui sollicitaient la décharge totale de leur impôt sur le revenu pour 2016 et partielle pour 2017. Concernant l'année 2016, leur réclamation est jugée tardive, car présentée après le 31 décembre 2021, en méconnaissance de l'article 1106 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie. Pour l'année 2017, les requérants n'apportent pas la preuve que la différence de revenus déclarés provient d'un jugement du tribunal du travail, comme l'exige l'article 1102 du même code. En conséquence, la requête est rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la Ligue des droits de l'homme d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 20 mars 2025 du haut-commissaire interdisant les rassemblements sur plusieurs communes, ainsi que contre une décision révélée par une série de dix-sept arrêtés similaires pris depuis août 2024. Le tribunal a constaté que l'arrêté du 20 mars 2025 avait été retiré par l'autorité compétente, rendant les conclusions dirigées contre lui sans objet. S'agissant des autres arrêtés, le tribunal a jugé qu'ils constituaient des mesures de police distinctes et limitées dans le temps, ne révélant pas une décision unique et continue susceptible d'être attaquée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions contre l'arrêté du 20 mars 2025 et rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné le recours de M. A..., contrôleur des douanes, contestant une sanction d’exclusion temporaire de deux jours (dont un avec sursis). Le tribunal a constaté que la décision initiale du 14 mars 2025 avait été retirée et remplacée par une décision du 11 août 2025 de même portée, rendant sans objet les conclusions contre la première. Sur la seconde décision, le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, en application du code général de la fonction publique et des délégations de signature. Il a également jugé que les faits reprochés constituaient une faute justifiant une sanction proportionnée, rejetant ainsi l’ensemble de la requête.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A..., agente des finances publiques, qui contestait la demande de reversement de l'indemnité d'éloignement perçue. La juridiction a jugé que le courrier du 28 février 2025 l'informant de l'émission d'un titre de perception constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours, rendant ses conclusions irrecevables. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative, sans examiner le fond du litige relatif au décret n° 96-1028 du 27 novembre 1996.
Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) porte sur deux requêtes de Mme A..., agent public évincé par un arrêté du 26 juillet 2022 annulé pour illégalité. Dans la première requête (n°2500269), la requérante demande une provision au titre des traitements non perçus et des congés non pris pour la période d'août 2022 à septembre 2024. Dans la seconde (n°2500270), elle sollicite la condamnation de la Nouvelle-Calédonie à réparer les préjudices résultant de cette éviction illégale. Le tribunal rejette la demande de provision, estimant que l'obligation est sérieusement contestable en l'absence de service fait et en raison de l'incertitude sur le montant net dû. Il rejette également la demande indemnitaire au fond, considérant que la Nouvelle-Calédonie a accepté le principe de l'indemnisation et proposé une transaction, rendant le litige sans objet. Les textes appliqués incluent l'article R. 541-1 du code de justice administrative et l'arrêté n° 1066 du 22 août 1953 sur les congés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé la décision du 7 février 2025 par laquelle le président du gouvernement avait prorogé sans limite de durée la suspension de l'application de la loi du pays n° 2023-9 relative à la rémunération pour copie privée. Le tribunal a jugé que cette décision, qui faisait grief à la société requérante, était entachée d'incompétence, le président du gouvernement ne pouvant suspendre l'application d'une loi du pays promulguée, en vertu des articles 99, 106 et 107 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999. La solution retenue est fondée sur le principe de la force de loi des lois du pays, lesquelles ne sont susceptibles d'aucun recours après leur promulgation et ne peuvent être suspendues par une simple décision administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de Mme B... contestant l'arrêté du 25 octobre 2024 qui fixait le début de son congé de longue durée (CLD) au 21 octobre 2024, et non au 17 juillet 2024 comme elle le demandait. La requérante invoquait une erreur d'appréciation au regard de l'arrêté n° 67-481/CG du 28 septembre 1967, arguant que le cancer diagnostiqué en 2024 était différent de celui de 2016. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration pouvait légalement fixer le point de départ du CLD au 17 juillet 2024 pour assurer la continuité de la carrière de l'agent, conformément aux dispositions de l'arrêté précité. La solution retenue confirme la légalité de la décision attaquée.
Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie rejette la requête de la société Layannah Environnement. Celle-ci contestait le refus de sa candidature à un appel d'offres pour la gestion du centre de tri de Wadrilla, refus motivé par un dépôt tardif. Le juge rappelle que le règlement de la consultation est obligatoire et que le pouvoir adjudicateur ne peut attribuer un marché à un candidat ne respectant pas ses prescriptions. Il constate que la société a déposé son offre à Nouméa et non à Lifou, comme l'exigeait le règlement particulier de l'appel d'offres, ce qui justifie légalement le rejet de sa candidature.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A..., directrice des services de greffe judiciaire, qui contestait la décision du 21 août 2024 fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 402 euros pour 2023. La requérante soutenait que la décision était illégale faute d’entretien professionnel préalable et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a écarté le premier moyen, constatant que l’entretien professionnel pour l’année 2023 avait bien eu lieu le 13 mars 2024. Il a également jugé que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas fondé au vu des éléments du dossier. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A..., professeure, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant du refus illégal de reconnaître le transfert de ses intérêts matériels et moraux en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions nouvelles présentées après l'expiration du délai de recours contentieux, notamment celles relatives au remboursement de titres exécutoires. Sur le fond, il a estimé que la requérante n'établissait pas de lien de causalité direct entre l'illégalité fautive et les préjudices allégués, et a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la SARL IMT, représentée par sa co-gérante Mme A..., qui demandait l'annulation du refus du président du gouvernement de lui accorder une remise gracieuse sur le reliquat de la contribution des patentes 2024 (48 126 francs CFP). Le tribunal a rappelé que, sur le fondement de l'article 1125 du code des impôts de la Nouvelle-Calédonie, une telle remise pour impôts directs n'est possible qu'en cas de gêne ou d'indigence. En l'espèce, la société n'a pas établi être dans l'impossibilité de payer, au vu notamment de son chiffre d'affaires et de ses résultats d'exploitation pour la période concernée. La décision administrative n'étant entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste et l’arrêté de retenue sur traitement subséquent. Rejetant la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le gouvernement, le tribunal a examiné le fond et a annulé les deux arrêtés. Il a jugé que la procédure de radiation pour abandon de poste était irrégulière faute pour l’administration d’avoir adressé à l’agent une mise en demeure écrite préalable, l’informant du risque de radiation et lui fixant un délai pour reprendre son service, en méconnaissance des principes généraux du droit applicables aux agents publics.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation de la décision du 3 décembre 2024 de la ministre de l'éducation nationale refusant de reconnaître le transfert de son centre d'intérêts matériels et moraux en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, cette décision n'entrant pas dans les catégories de mesures devant être motivées. Il a également jugé que la simple référence à une circulaire dans la décision n'établissait pas que l'administration s'était fondée exclusivement sur ce texte non impératif. Enfin, après avoir examiné le faisceau d'indices (durée de séjour, lieu de naissance et de scolarisation des enfants, situation familiale et professionnelle), le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le centre des intérêts matériels et moraux de Mme B... ne se situait pas en Nouvelle-Calédonie à la date de la décision.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie était saisi par la SARL Locavia Nouméa - Air Alizé - Air Gekko, titulaire d’un marché public de transports sanitaires aériens avec le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston Bourret, afin d’obtenir l’indemnisation de ses pertes d’exploitation pour les périodes 2021-2022, 2022-2023 et 2023-2024. La société invoquait une situation d’imprévision résultant de la crise sanitaire du Covid-19, de la hausse des prix des matières premières et des conséquences de la guerre en Ukraine, en se fondant sur les dispositions de la délibération n°424 du 20 mars 2019 modifiée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la société Le Nickel (SLN) d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du président de l’assemblée de la province Nord du 8 mars 2024 fixant des prescriptions d’arrêt des travaux sur les chantiers « SPUR C » et « SPUR D ». La SLN invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que le président de la province Nord était compétent en vertu des articles Lp. 142-2 et Lp. 142-5 du code minier de la Nouvelle-Calédonie pour édicter de telles prescriptions dans le cadre de la police des mines. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté attaqué.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A..., fonctionnaire des douanes, qui contestait son exclusion temporaire d'un jour pour alcoolisation sur le lieu de travail et propos sexistes. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et les faits établis par des témoignages concordants. Il a estimé que la sanction, relevant du premier groupe prévu par le code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes. Aucun détournement de pouvoir n'a été retenu.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... et M. A... qui demandaient l'annulation de la lettre du 22 novembre 2024 les informant de l'avis défavorable de la commission consultative des transports sanitaires terrestres (CCTST) sur leur demande d'agrément provisoire pour une activité de transport sanitaire. Le tribunal a jugé que cette lettre, de même que l'avis de la commission, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable et l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.