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Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un requérant visant à obtenir des mesures urgentes pour régulariser le paiement de son prêt immobilier, gelé dans le cadre de sanctions financières administratives. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré ses allégations d'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur le défaut de preuve d'une situation de précarité imminente résultant directement de l'action de l'administration.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un agent de la RATP contestant sa mise en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les litiges entre la RATP, un établissement public industriel et commercial, et ses agents relèvent de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de l'ordre administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement d'une résidence universitaire gérée par le CROUS. Le juge a considéré que la demande du directeur du CROUS, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, remplissait les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse. Cette décision fait suite à la fin du droit d'occupation notifiée à l'étudiant pour non-respect du règlement intérieur et impayés, et vise à assurer la continuité du service public du logement étudiant.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure de médiation et au recours juridictionnel en matière de logement d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de M. B... visant à obtenir la décharge d'intérêts de retard et d'une pénalité de 40% sur des rehaussements d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que les intérêts de retard, prévus par l'article 1727 du code général des impôts, sont dus indépendamment de l'intention du contribuable. Concernant la majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI), le juge considère, sur le fondement de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales, que l'administration a prouvé le caractère délibéré des omissions, notamment par la prise en charge par la société de dépenses personnelles manifestes et répétées.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait le montant de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en arguant d'une double prise en compte de son chauffage central. La juridiction a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que cet équipement avait été comptabilisé de manière cumulative depuis 2002, l'augmentation de la taxe résultant également d'une hausse du taux communal. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 324 M et 324 T de l'annexe III du code général des impôts relatives au calcul de la valeur locative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société ITF visant à annuler le refus d'agrément fiscal pour le transfert de déficits suite à des fusions. La juridiction a jugé que les conditions légales de l'article 209 du code général des impôts n'étaient pas remplies, notamment parce que l'activité à l'origine des déficits avait subi un changement significatif ou n'était pas poursuivie. La demande d'indemnité sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. et Mme C. visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les coefficients de majoration prévus par l'article 158 du code général des impôts aux bénéfices non commerciaux du requérant, et que l'abattement de l'article 102 ter n'était pas applicable à sa situation. Les demandes relatives aux montants déjà dégrevés par une décision administrative ultérieure ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'un contribuable visant à réduire son imposition sur le revenu de 2019. La juridiction estime la réclamation irrecevable car présentée hors délai, le contribuable n'ayant pas justifié d'un événement, au sens de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, susceptible de rouvrir un nouveau délai. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond de la demande, se bornant à constater la forclusion.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Aey Consulting, qui contestait le refus de bénéficier d'aides du fonds de solidarité Covid-19. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité essentielle, à savoir l'absence de dette fiscale non couverte par un plan de règlement au 31 décembre 2019. La décision s'appuie sur l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020 régissant ce fonds.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir formé par la société Si Invest contre le rejet de ses demandes d'aides du fonds de solidarité Covid-19 pour la période de novembre 2020 à juillet 2021. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'administration (tardiveté et absence d'intérêt à agir) et a jugé la requête recevable. Il a ensuite annulé la décision contestée du directeur général des finances publiques en date du 16 décembre 2022, au motif qu'elle n'était pas motivée, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de police d'une demande de carte de résident de dix ans formulée par un ressortissant afghan reconnu réfugié. Le juge a constaté que l'administration avait méconnu l'obligation légale de délivrer ce titre prévue par les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois et, à titre provisoire, une autorisation de séjour autorisant le travail.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'annulation d'une décision préfectorale clôturant une demande de carte de résident. La juridiction a jugé que la requérante, reconnue réfugiée, avait droit à la délivrance de ce titre en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence annulé la décision de clôture et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante brésilienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de police, fondant sa décision sur un avis médical de l'OFII, n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à obtenir une injonction pour la convocation et la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante ayant elle-même manqué une convocation existante. De plus, une injonction à délivrer le titre a été jugée excéder la compétence du juge des référés, car elle impliquerait une appréciation définitive sur le fond du dossier.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers l'Allemagne pris à l'encontre d'un demandeur d'asile afghan. La juridiction a estimé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du règlement Dublin (UE n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après l'accord des autorités allemandes à la reprise en charge. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police du 13 février 2026, considérant que la durée de l'interdiction de retour (douze mois) n'avait pas été fixée en tenant compte des critères légaux, notamment des liens de l'intéressé avec la France, comme l'exigent les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté de transfert vers le Danemark pris en application du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation des règles procédurales, notamment concernant l'assistance d'un interprète. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demanderesse d'asile vers la Belgique. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté d’interdiction de retour sur le territoire français pris à l’encontre d’une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu un défaut de base légale, l’administration n’ayant pas établi la notification préalable de la mesure d’éloignement invoquée comme fondement, en méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais engagés pour l’instance.