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Le Tribunal administratif de Saint-Barthélemy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré à Mme B pour une maison d'habitation, présentée par la société Fanou SBH sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération attaquée. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif accordé à la société Universal Imports pour un projet sur la parcelle AI 696. La requérante invoquait des vices de légalité externe (insuffisance du dossier, tardiveté de la demande) et interne (méconnaissance des articles U1 à U9 de la carte d'urbanisme et du code de l'urbanisme local). Le tribunal a examiné la légalité de la décision au regard du code de l'urbanisme, de l'habitation et de la construction de Saint-Barthélemy et du règlement de la carte d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société MKC, qui demandait l’annulation de la délibération du 29 novembre 2023 lui refusant un permis de construire pour une villa. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales n’était pas fondé, la convocation au conseil exécutif ayant été régulièrement transmise au préfet. Il a également jugé que le motif de refus fondé sur l’article 112-2 du code de l’urbanisme local (dangerosité de l’accès) était légal, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la substitution de motif proposée par la collectivité. La demande d’injonction et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société ADN SBH contestant une amende administrative de 8 000 euros pour défaut d'affichage des prix de location de transats. La société invoquait le droit à l'erreur et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté le moyen tiré du droit à l'erreur, estimant que l'amende, fondée sur le code de la consommation, était requise pour la mise en œuvre du droit de l'Union européenne et ne pouvait donc bénéficier de ce principe. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre exécutoire émis par la collectivité pour le recouvrement de la contribution forfaitaire annuelle des entreprises au titre de 2023. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 7 du code des contributions de Saint-Barthélemy, faute d'avoir été présenté dans un mémoire distinct et motivé, comme l'exige la procédure de question prioritaire de constitutionnalité. Sur le fond, il a estimé que M. B, exerçant une activité libérale en 2023, était soumis à l'obligation d'inscription au registre des immatriculations et donc assujetti à la contribution forfaitaire annuelle des entreprises en application de l'article 7 du code des contributions. La demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité et les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société O'Corner, qui contestait une amende administrative de 48 200 euros infligée par le directeur de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la Guadeloupe pour des manquements aux obligations d'information des consommateurs (allergènes, origine des viandes, affichage des prix). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas changé de position en prononçant l'amende après avoir adressé une lettre d'intention d'injonction, ces deux procédures étant distinctes et cumulables en vertu des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de la consommation. La décision a été prise en formation de 1ère chambre, dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a été saisi par la SAS 369 St Barth Beach Club d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy du 19 avril 2023 lui refusant un permis de construire modificatif. La société invoquait notamment la méconnaissance des articles LO 6222-13 et LO 6242-4 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des articles U9 et U10 du règlement de la carte d’urbanisme local. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les règles d’urbanisme applicables n’avaient pas été violées. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la SARL 35 rue des Renaudes, qui demandait l'annulation de la délibération du 6 septembre 2023 par laquelle le conseil exécutif de la collectivité d'outre-mer lui avait refusé un permis de construire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales, l'ordre du jour ayant été régulièrement communiqué au préfet. Il a également jugé que le moyen fondé sur une erreur d'appréciation de l'article U7 du règlement de la carte d'urbanisme n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. A qui contestait l'opposition du conseil exécutif à sa déclaration préalable de travaux sur la parcelle AK 84. Le juge a estimé que les travaux de nettoyage et d'aplanissement, destinés à créer une aire de stockage de matériel à louer, relevaient bien de la déclaration préalable en application des articles 132-1 et 132-11 du code de l'urbanisme local. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la collectivité de Saint-Barthélemy.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a annulé la délibération du 17 mai 2023 par laquelle le conseil exécutif s'était opposé à la déclaration préalable de M. A pour le dépôt d'un container de 6 m² sur sa parcelle. Le tribunal a relevé d'office que le président de la collectivité ne disposait pas du pouvoir de s'opposer à cette déclaration, car le dépôt temporaire du container (8 à 12 mois) ne constituait pas une "construction" au sens du lexique du règlement d'urbanisme local (ouvrage fixe et pérenne), rendant la déclaration préalable non requise. La solution retenue se fonde sur les articles 132-11 du code de l'urbanisme local et 132-8 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société SMM I LLC et de la société VILLA1SBH, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le Conseil exécutif de la Collectivité de Saint-Barthélemy. Le tribunal a d'abord jugé que les sociétés requérantes ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car le projet autorisé n'affectait pas directement leurs conditions de jouissance de leurs biens. Par suite, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de Mme C, agente hospitalière, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bruyn à l’indemniser des préjudices subis lors d’un accident de service survenu le 11 novembre 2013. Le tribunal a jugé que sa créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir le 1er janvier 2014 et n’ayant pas été interrompu par la demande d’expertise déposée en 2022. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a examiné le recours de la société Zoé contre le refus de permis de construire pour un îlot urbain à Gustavia. La société invoquait une méconnaissance de l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales et une erreur de droit sur le calcul de la surface de plancher. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des règles de convocation du conseil exécutif, la transmission de l'ordre du jour étant jugée régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur l'application des articles 112-10 du code de l'urbanisme local et U6 du règlement de la carte d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy rejette la requête de la SAS Blue Moon, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par la collectivité de Saint-Barthélemy le 12 mai 2023. Le tribunal retient que le projet de rénovation et d'extension de la maison existante méconnaît l'article U7 du règlement de la carte d'urbanisme local, qui limite la hauteur des constructions à 3,50 mètres. Il constate que les travaux projetés, malgré un affouillement, ne rendent pas l'ouvrage plus conforme à cette règle, la construction existante dépassant déjà la hauteur autorisée. La solution est fondée sur le règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a examiné le recours pour excès de pouvoir de la société FOOD CONCEPTS contre la décision du 25 août 2023 du président de la commission d'urbanisme lui ordonnant de cesser toute activité de restauration sur place dans son établissement "L'Isoletta". Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que la requête était recevable. Sur le fond, il a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était fondée sur une base légale erronée (article 132-7 du code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy) et qu'elle devait être substituée par les dispositions de l'article 59 de l'ancien code de l'urbanisme applicable à Saint-Barthélemy. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a été saisi par M. D A d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil exécutif de Saint-Barthélemy du 4 janvier 2023 accordant un permis de construire à M. B C pour un logement à Colombier. Le requérant invoquait la méconnaissance de plusieurs articles du règlement de la carte d’urbanisme local (U3, U5, U7, U8). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient infondés, et a appliqué les dispositions du code de l’urbanisme et du code de l’urbanisme de Saint-Barthélemy.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a été saisi par la SCI Caribean Breeze d’un recours en excès de pouvoir contre deux délibérations du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy, accordant un permis de construire initial (n°2022-1396 CE du 7 décembre 2022) et un permis modificatif (n°2023-1165 CE du 18 septembre 2023) à la société RMP Caraïbes pour la construction de sept logements. La requérante invoquait notamment une fraude, la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme local et du règlement de la carte d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, puis a examiné les moyens au fond en application des dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société SBH Fireworks, qui demandait la condamnation de la collectivité de Saint-Barthélemy à l’indemniser pour l’interdiction de trois spectacles pyrotechniques. Le tribunal a jugé que le président du conseil territorial était compétent pour exercer les pouvoirs de police au titre de l’article LO 6252-8 du code général des collectivités territoriales, et que les décisions d’interdiction étaient justifiées par des motifs de sécurité et de salubrité publiques. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, la responsabilité pour faute de la collectivité n’étant pas engagée.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de la collectivité de Saint-Barthélemy de retirer une délibération de 2020 intégrant sa parcelle AL 153 au domaine public et demandait la démolition d’ouvrages ainsi qu’une indemnisation pour emprise irrégulière. Le tribunal a jugé que la collectivité avait acquis la parcelle par prescription acquisitive trentenaire, rendant ainsi son incorporation au domaine public légale et écartant toute faute. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la prescription de la créance. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2111-1 du code de la propriété des personnes publiques et les règles de la prescription acquisitive du code civil.
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la SCI Grippeminaud, qui contestait un titre exécutoire émis pour le recouvrement de la contribution forfaitaire annuelle des entreprises (CFAE) au titre de 2023. La société soulevait une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) visant l'article 7 du code des contributions de Saint-Barthélemy, invoquant une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé ce moyen irrecevable car il n'avait pas été présenté dans un mémoire distinct et motivé, comme l'exigent les articles 23-1 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 et R. 771-3 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions en annulation et en renvoi de la QPC ont été rejetées, et aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.