Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2302307(TA83-2302307)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative. Le tribunal a annulé la décision départementale, considérant que l'agent, exerçant à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), remplissait les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022. Il a enjoint au département de lui attribuer le CTI à compter du 1er avril 2022, au titre des personnels exerçant des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un établissement mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2302383(TA83-2302383)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une infirmière territoriale mise à disposition d'une MDPH. Le tribunal a annulé la décision départementale, considérant que l'agent remplissait les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022, car elle exerçait à titre principal des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un service mentionné à l'article L. 123-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a en conséquence enjoint au département de lui attribuer le CTI à compter du 1er avril 2022.
N° TA83-2303628(TA83-2303628)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à une ressortissante dominicaine. Le juge a considéré que le préfet, réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante faute de mémoire en défense, n'avait pas démontré en l'espèce que sa présence constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L.412-5 et L.432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a ainsi fait droit aux conclusions en annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le grief tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2303969(TA83-2303969)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de la requérante, ressortissante ukrainienne mariée à un Français. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas rapporté la preuve suffisante pour renverser la présomption légale de communauté de vie entre époux, consacrée par l'article 215 du code civil. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande sous deux mois, en appliquant les dispositions des articles L.423-1 et L.423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2503068(TA83-2503068)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Var avait légalement apprécié la demande de titre de séjour, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré d'une erreur de droit pour défaut d'examen sur le fondement de l'article L. 435-4 du même code était inopérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la motivation et à l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
N° TA83-2503071(TA83-2503071)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment au regard de son insertion dans la société française. Les conventions internationales invoquées (CEDH, CIDE) n'ont pas été jugées méconnues.
N° TA83-2505665(TA83-2505665)
Le Tribunal administratif de Toulon donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle. Le juge constate que le requérant, dont la demande de suspension avait été rejetée, n'a pas confirmé le maintien de sa requête principale dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il est donc réputé s'être désisté de sa demande d'annulation, conformément aux dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2503039(TA83-2503039)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir une carte de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande au titre de l'article L. 423-2 du CESEDA, et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'entrée irrégulière et la non-exécution de mesures d'éloignement antérieures, ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2505357(TA83-2505357)
Le Tribunal administratif de Toulon constate le désistement des requérants dans leur recours en annulation contre un arrêté municipal de fermeture administrative. Suite au rejet de leur demande de suspension en référé, les exploitants de l'établissement « Chicken Drive » n'ont pas confirmé le maintien de leur requête principale dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal donne donc acte de ce désistement réputé en application de cet article.
N° TA83-2302277(TA83-2302277)
La décision du Tribunal Administratif de Toulon porte sur le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative territoriale exerçant au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Le tribunal a rejeté la requête de l'agent, considérant que la MDPH, bien qu'étant un service public départemental, n'est pas un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, qui constitue une condition d'attribution du CTI prévue par le décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022. La juridiction a ainsi jugé que l'agent ne remplissait pas les conditions légales cumulatives pour bénéficier de cette revalorisation indiciaire.
N° TA83-2302278(TA83-2302278)
La décision du Tribunal Administratif de Toulon porte sur le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative territoriale exerçant au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Le tribunal, après examen, annule la décision attaquée et enjoint au département d'attribuer le CTI à l'agent, à compter du 1er avril 2022. Il juge que l'agent remplit les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022, la MDPH constituant bien un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2302323(TA83-2302323)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., une assistante socio-éducative territoriale, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer le complément de traitement indiciaire (CTI). La juridiction a jugé que la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), où l'agent exerce, n'est pas un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, ce qui est une condition nécessaire prévue par le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022. Par conséquent, l'agent ne remplit pas les critères cumulatifs pour bénéficier de cette revalorisation issue du Ségur de la santé.
N° TA83-2302385(TA83-2302385)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., infirmière territoriale, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer un complément de traitement indiciaire (CTI). La juridiction a jugé que la requérante, bien que relevant d'un cadre d'emploi éligible, n'exerçait pas à titre principal des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un établissement ou service mentionné par les textes applicables, en l'occurrence le décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022 et le code de l'action sociale et des familles. Elle exerçait en effet ses fonctions au sein d'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui n'est pas visée par les dispositions ouvrant droit au CTI.
N° TA83-2302391(TA83-2302391)
**Sujet principal** : Recours d'une assistante socio-éducative territoriale contre le refus du Département du Var de lui attribuer le complément de traitement indiciaire (CTI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours. Il écarte le moyen d'incompétence, estimant que la décision était régulièrement signée par un agent disposant d'une délégation. Sur le fond, il considère que la requérante, percevant déjà une indemnité de fonction (IFSE) pour des missions similaires, ne remplit pas les conditions spécifiques pour bénéficier du CTI prévu par le décret du 30 novembre 2022, qui vise à compenser un manque de rémunération et non à cumuler avec des indemnités existantes. **Textes appliqués** : Décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 relatif au versement d'un complément de traitement indiciaire.
N° TA83-2503033(TA83-2503033)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et que son signataire était compétent. Elle a jugé que la mesure, fondée sur des faits de violences conjugales constituant une menace à l'ordre public, était proportionnée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu des circonstances. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2503067(TA83-2503067)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant algérien. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardivité de la requête, estimant que le délai n'était pas dépassé. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du préfet du Var, considérant que le refus de titre de séjour au motif d'une menace à l'ordre public, fondé sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA83-2503069(TA83-2503069)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Var avait commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans avoir correctement examiné le caractère réel et sérieux de la formation suivie par le requérant et son insertion dans la société française. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA83-2503072(TA83-2503072)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025. Le tribunal a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retirant le titre de séjour et en ordonnant l'obligation de quitter le territoire français, au motif que la présence de l'intéressé, compte tenu de ses condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2503609(TA83-2503609)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler sa révocation disciplinaire (4ème groupe) prononcée par le SDIS du Var pour falsification de certificats médicaux. La juridiction a estimé que les faits, reconnus par l'agent et ayant donné lieu à une composition pénale, constituaient un manquement grave aux devoirs de dignité et d'exemplarité, justifiant la sanction. Le juge a exercé un contrôle normal sur la qualification des faits et la proportionnalité de la sanction, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA83-2601160(TA83-2601160)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien, parent d'un enfant français. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que l'administration n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres demandes, notamment l'injonction de délivrer un titre de séjour, ont été rejetées.