1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait rejeté l'opposition formée par Alexandrion Grup Romania contre les demandes de marques "Dracula Bite" et "DRACULA BITE". L'arrêt précise que l'OHMI avait commis une erreur en exigeant la preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure "Dracula" pour l'ensemble des produits couverts par l'enregistrement, alors que l'opposition était fondée sur une partie seulement de ces produits. Cette décision rappelle l'importance de l'article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n° 207/2009, qui impose à l'opposant de prouver l'usage sérieux de sa marque antérieure uniquement pour les produits ou services sur lesquels l'opposition est fondée.
5 juin 2014
L'arrêt Coty Germany c. First Note Perfumes (C-360/12) précise la compétence internationale en matière de contrefaçon de marque communautaire. La Cour juge que, pour déterminer le lieu du fait dommageable au sens de l'article 93, paragraphe 5, du règlement n° 40/94, il faut identifier l'acte à l'origine du préjudice, et non le simple lieu de commercialisation des produits contrefaits. Ainsi, en cas de participation transfrontalière de plusieurs personnes à un même acte illicite, le titulaire de la marque peut attraire le contrefacteur présumé devant la juridiction du lieu où ce dernier a accompli l'acte de contrefaçon initial, même si les effets de cet acte se produisent dans un autre État membre.
5 juin 2014
5 juin 2014
L'arrêt de la CJUE précise qu'une ordonnance de non-lieu à renvoi devant une juridiction de jugement, rendue par une juridiction d'un État membre en raison de l'insuffisance de charges, constitue une décision définitive au sens de l'article 54 de la convention d'application de l'accord de Schengen, même si cet État permet la réouverture de l'instruction en cas de nouvelles charges. En conséquence, le principe ne bis in idem s'oppose à ce que des poursuites pénales soient engagées dans un autre État contractant contre la même personne et pour les mêmes faits, dès lors que l'action publique est définitivement éteinte dans le premier État.
5 juin 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Bulgarie pour manquement à ses obligations découlant du règlement (CE) n° 715/2009 concernant le transport du gaz. L'État membre n'a pas garanti une capacité maximale de transport à rebours sur son réseau, en violation des articles 14 et 16 du règlement. Cet arrêt précise l'obligation des États membres de mettre en œuvre des capacités virtuelles de transport à rebours pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur de l'énergie.
5 juin 2014
L'arrêt KONE (C-557/12) établit que le droit de l'Union, et en particulier l'article 101 TFUE, impose aux États membres de garantir aux victimes la possibilité de demander réparation pour les dommages subis en raison d'un prix d'ombre (umbrella pricing). Cela signifie qu'une victime peut obtenir réparation non seulement auprès des membres de l'entente, mais aussi auprès d'une entreprise non-cartellisée qui a profité de la hausse artificielle des prix pour augmenter les siens, dès lors qu'un lien de causalité direct est établi. La Cour précise que le droit national ne peut pas exclure systématiquement ce type de préjudice de la réparation.
5 juin 2014
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 5 juin 2014 dans les affaires jointes C-24/12 et C-27/12 précise le champ d'application du droit de l'Union en matière de libre circulation des capitaux entre un État membre (les Pays-Bas) et ses propres territoires d'outre-mer (PTOM). La Cour juge que le régime spécial d'association UE-PTOM prévu par le traité exclut l'application des libertés fondamentales du marché intérieur, de sorte qu'un État membre peut imposer une retenue à la source sur les dividendes versés à une société établie dans un PTOM, même si une telle retenue serait prohibée au sein de l'Union.
5 juin 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en indemnité introduit par Seatech International et d'autres sociétés contre le Conseil et la Commission, visant à obtenir réparation du préjudice prétendument subi en raison de l'adoption de mesures restrictives à l'encontre de l'Iran. La décision se fonde sur l'absence de lien de causalité direct entre le comportement reproché aux institutions et le dommage allégué, ainsi que sur le non-respect des conditions de recevabilité prévues à l'article 340 TFUE. Cette ordonnance confirme la rigueur avec laquelle le juge de l'Union apprécie la recevabilité des actions en responsabilité extracontractuelle.
4 juin 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours d'Axa Versicherung contre la Commission, car l'intérêt à agir avait disparu. En effet, la Commission avait adopté une décision explicite d'accès aux documents après l'introduction du recours, rendant le recours initial contre un refus implicite sans objet. Cette ordonnance rappelle que le recours contre un refus implicite devient caduc si une décision explicite est prise en cours d'instance.
4 juin 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds concernant les requérants, retirés de la liste des personnes visées par les mesures restrictives contre l'Iran, en reconnaissant leur intérêt à agir malgré ce retrait. L'arrêt précise les conditions de la motivation des actes et sanctionne une erreur d'appréciation du Conseil, rappelant l'exigence d'une base factuelle solide pour justifier l'inscription sur la liste. Cette décision renforce la protection juridictionnelle des personnes physiques dans le cadre de la PESC.
4 juin 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Free contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "FreeLounge" pour des services de télécommunications. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "FREE" et "free LA LIBERTÉ N’A PAS DE PRIX" d'une société concurrente, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de la similarité des services. L'arrêt rappelle que le pouvoir de réformation de l'OHMI ne permet pas de substituer une nouvelle décision à celle de la chambre de recours sans respecter la procédure d'opposition.
4 juin 2014
L'arrêt T-68/12 (Hemmati/Conseil) précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre des mesures restrictives individuelles (gel des fonds et interdiction de transit) prises à l'encontre de l'Iran. Il rappelle que l'intérêt à agir du requérant doit être apprécié au jour de l'introduction du recours et que l'obligation de motivation du Conseil doit être suffisamment précise pour permettre à l'intéressé de comprendre les raisons de son inscription sur la liste.
4 juin 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds imposées à Sina Bank par le Conseil, au motif que ses droits de la défense avaient été violés. L'arrêt précise que les actes modifiant la motivation des inscriptions sur les listes de sanctions ne sont pas susceptibles de recours s'ils ne produisent pas d'effets juridiques autonomes. Cette décision rappelle l'importance du respect des garanties procédurales dans le cadre des mesures restrictives liées à la prolifération nucléaire iranienne.
4 juin 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la BCE de rejeter la candidature d'European Dynamics dans un appel d'offres pour des services informatiques. Il précise que l'institution doit motiver le rejet d'une candidature et ne peut pas écarter un soumissionnaire sans vérifier si sa proposition respecte les critères de sélection, même en cas de doute. Cette décision rappelle aux acheteurs publics leur obligation de motivation et leur interdit de se substituer au pouvoir d'appréciation du comité d'évaluation.
23 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Banque centrale européenne (BCE) rejetant la candidature d'European Dynamics Luxembourg dans le cadre d'un appel d'offres pour des services informatiques. L'arrêt précise les obligations de l'autorité adjudicatrice en matière de motivation du rejet, de vérification de la conformité des candidatures avec les critères de sélection, et de son pouvoir de demander des précisions. Il rappelle également que le pouvoir d'appréciation de l'acheteur public ne le dispense pas de son devoir de motivation et que l'absence de demande d'éclaircissements sur une candidature ambiguë peut constituer une erreur manifeste d'appréciation.
23 mai 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (sixième chambre) du 22 mai 2014 rejette le pourvoi de Plasticos Españoles SA (ASPLA) contre la décision du Tribunal confirmant l'amende infligée par la Commission européenne pour sa participation à une entente sur le marché des sacs industriels en plastique. La Cour précise les critères permettant de caractériser une infraction unique et continue, notamment la notion d'objectif commun et la connaissance par l'entreprise du comportement infractionnel des autres participants.
22 mai 2014
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 22 mai 2014 (affaire F-130/12) précise les conditions d'octroi de la double allocation pour enfant à charge prévue à l'article 67, paragraphe 3, du statut des fonctionnaires. Il examine la portée du devoir de sollicitude de l'administration dans la mise en œuvre d'une solution à l'amiable intervenue suite à l'intervention du Médiateur européen. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que l'administration doit assurer une exécution loyale et complète des accords transactionnels, et que le juge de l'Union contrôle le respect de cette obligation au regard du principe de bonne administration.
22 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne valide la norme minimale d'acuité visuelle binoculaire (0,5) exigée par la directive 2006/126 pour l'obtention d'un permis de conduire, en rejetant l'argument d'une discrimination fondée sur le handicap. Elle juge que cette exigence, sans dérogation possible, est proportionnée et justifiée par des objectifs de sécurité routière, et qu'elle ne viole ni le principe d'égalité de traitement ni les droits des personnes handicapées garantis par la Charte des droits fondamentaux.
22 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement imposant des droits antidumping définitifs sur les importations de carreaux en céramique chinois, en raison d'une violation du droit de la défense. La CJUE a jugé que le Conseil avait appliqué de manière erronée l'article 18 du règlement antidumping de base en recourant aux données disponibles, faute d'avoir accordé aux sociétés requérantes un délai suffisant pour fournir les informations nécessaires. Cette décision rappelle l'importance du respect des garanties procédurales dans les enquêtes antidumping.
22 mai 2014
Dans l'arrêt Lock (C-539/12), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les commissions perçues par un travailleur, calculées en fonction du chiffre d'affaires qu'il réalise, doivent être incluses dans la rémunération due au titre du congé annuel payé. Cette décision impose aux employeurs de maintenir, pendant les congés, non seulement le salaire de base, mais aussi la moyenne des commissions, afin de ne pas dissuader le travailleur d'exercer son droit au repos. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que la notion de « congé annuel payé » de la directive 2003/88/CE s'oppose à toute réduction de rémunération liée à la performance, renforçant ainsi la protection du droit au repos effectif.
22 mai 2014