1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les limites de l'autonomie procédurale des États membres en matière de restitution de taxes perçues en violation du droit de l'Union. Il juge que le principe d'effectivité ne s'oppose pas à un délai de révision d'une décision juridictionnelle définitive incompatible avec le droit de l'Union, pour autant que ce délai ne rende pas impossible en pratique l'exercice du droit à restitution. La décision souligne l'équilibre à trouver entre l'autorité de la chose jugée et la primauté du droit de l'Union.
11 septembre 2019
Cette ordonnance du Tribunal de l'UE rejette le recours de George Haswani contre le gel de ses fonds décidé par le Conseil dans le cadre des mesures restrictives visant la Syrie. Le Tribunal juge le recours en partie irrecevable et en partie manifestement infondé, notamment sur la question de l'adaptation de la requête après un renvoi. Cette décision confirme la rigueur procédurale imposée aux requérants pour contester les sanctions européennes.
11 septembre 2019
L'avocat général Hogan propose à la Cour de préciser les critères d'appréciation de la notion de "produit protégé par un brevet de base en vigueur" au sens de l'article 3, a) du règlement (CE) n° 469/2009 relatif au certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments. Il estime que pour qu'un principe actif soit considéré comme protégé, il doit être identifié dans les revendications du brevet de base et constituer le cœur de l'invention brevetée, ce qui exclut les produits qui ne sont que fonctionnellement couverts par le brevet sans être spécifiquement revendiqués. Cette interprétation vise à clarifier les conditions d'octroi des CCP et à éviter une extension excessive de leur protection au-delà de l'invention réellement brevetée.
11 septembre 2019
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) de rejeter l’offre de Trasys International et Axianseu dans un appel d’offres pour des services informatiques, faute de motivation suffisante. L’arrêt précise que, même si un soumissionnaire n’est pas exclu et que son offre est conforme, l’autorité adjudicatrice doit lui communiquer, sur demande, les caractéristiques et avantages relatifs de l’offre retenue ainsi que le nom de l’attributaire. Cette décision renforce les obligations de transparence et de motivation des pouvoirs adjudicateurs de l’UE envers les soumissionnaires évincés.
10 septembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contre la décision de la Commission autorisant une modification des conditions d'exemption du gazoduc OPAL, qui relie le gazoduc Nord Stream au réseau allemand. Cette décision permettait à Gazprom d'utiliser une capacité accrue de l'oléoduc, ce que la Pologne contestait au nom du principe de solidarité énergétique et d'une atteinte à la sécurité d'approvisionnement. L'arrêt précise la portée de l'article 36 de la directive 2009/73 et la notion de solidarité énergétique, en confirmant que la Commission dispose d'une large marge d'appréciation pour équilibrer les intérêts des États membres dans le cadre du marché intérieur du gaz.
10 septembre 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne autorisant l'augmentation des capacités d'accès au gazoduc OPAL pour Gazprom, au motif que cette décision méconnaît le principe de solidarité énergétique. Le Tribunal considère que la Commission aurait dû examiner l'impact de cette modification sur la sécurité d'approvisionnement des États membres, notamment la Pologne, et non se limiter aux seuls critères de l'article 36 de la directive 2009/73. Cette décision consacre ainsi le principe de solidarité énergétique comme un critère autonome d'appréciation des exemptions aux règles du marché intérieur du gaz.
10 septembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contre la décision de la Commission européenne autorisant la modification des conditions d'exemption du gazoduc OPAL, qui relie le gazoduc Nord Stream au réseau gazier allemand. Cette affaire clarifie la portée de l'article 36 de la directive 2009/73 concernant les exemptions pour les infrastructures gazières et consacre le principe de solidarité énergétique comme un principe général du droit de l'UE, imposant aux États membres de prendre en compte les intérêts des autres États membres lors de décisions affectant la sécurité d'approvisionnement énergétique.
10 septembre 2019
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-156/17 portent sur la compatibilité avec la libre circulation des capitaux d'une législation nationale qui réserve la restitution de l'impôt retenu sur les dividendes versés à des OPCVM uniquement à ceux qui sont résidents. L'avocat général examine si les critères de différenciation objectifs invoqués par l'État membre, comme la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal, peuvent justifier une telle restriction. Il conclut que la différence de traitement entre OPCVM résidents et non-résidents constitue une restriction à la libre circulation des capitaux, sauf à être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général et proportionnée.
5 septembre 2019
Le Tribunal de l'UE annule les avis de concours généraux de la Commission européenne limitant le choix de la deuxième langue à l'anglais, au français ou à l'allemand. Cette décision, fondée sur une violation du principe de non-discrimination et du statut des fonctionnaires, impose à l'institution de justifier de manière objective et proportionnée toute restriction linguistique dans ses procédures de recrutement.
5 septembre 2019
5 septembre 2019
Cet arrêt de la Cour de justice, rendu dans les affaires jointes C-447/17 P et C-479/17 P, statue sur les pourvois relatifs à la responsabilité non contractuelle de l'Union européenne pour durée excessive de procédure devant le Tribunal. La Cour précise les conditions d'engagement de cette responsabilité, notamment l'absence de lien de causalité direct entre la durée excessive et les préjudices matériels allégués (frais de garantie bancaire et manque à gagner), et rejette la demande de réparation du préjudice immatériel. L'arrêt confirme que la responsabilité de l'Union ne peut être engagée pour les conséquences d'une violation du droit de l'Union imputable au Tribunal lui-même.
5 septembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant sur pourvoi dans l'affaire C-447/17 P, a rejeté la demande d'indemnisation de Guardian Europe pour durée excessive de la procédure devant le Tribunal, estimant que le préjudice matériel (frais de garantie bancaire) n'était pas en lien de causalité direct avec la durée excessive et que le préjudice immatériel allégué n'était pas établi. L'arrêt précise que la notion d'"entreprise unique" en droit de la concurrence n'est pas transposable en matière de responsabilité non contractuelle de l'Union pour violation du délai raisonnable de jugement.
5 septembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les avis de concours généraux de la Commission européenne qui limitaient le choix de la deuxième langue à l'anglais, au français ou à l'allemand. Cette ordonnance confirme que cette restriction linguistique est disproportionnée et discriminatoire, car elle n'est pas justifiée par un motif légitime lié à l'intérêt du service et méconnaît le principe de non-discrimination ainsi que le règlement n° 1 portant fixation du régime linguistique de l'UE. Pour le praticien français, cette décision réaffirme la nécessité pour les institutions européennes de respecter la diversité linguistique et d'offrir un accès équitable aux concours, sans favoriser indûment les locuteurs de certaines langues.
5 septembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la notion de « pays d'origine » pour les fruits et légumes, en jugeant que le pays d'origine est celui où le produit a été récolté, et non celui où il a subi des opérations de conditionnement ou de transformation ultérieures. L'arrêt souligne que l'indication d'un autre État membre comme origine, alors que la récolte a eu lieu ailleurs, peut induire le consommateur en erreur au sens du droit de l'Union sur l'étiquetage des denrées alimentaires. Cette décision harmonise les règles de commercialisation des produits agricoles avec les exigences de l'étiquetage loyal.
4 septembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour les fruits et légumes, le "pays d'origine" au sens des règlements OCM (n° 1234/2007 et n° 1308/2013) doit être déterminé selon les règles d'origine non préférentielle du code des douanes (article 60 du règlement n° 952/2013). Ainsi, lorsqu'un produit subit sa dernière transformation substantielle et économiquement justifiée dans un État membre autre que celui de la récolte, ce dernier État peut être considéré comme le pays d'origine, sous réserve de ne pas induire le consommateur en erreur sur l'origine réelle du produit conformément à la directive 2000/13/CE et au règlement n° 1169/2011.
4 septembre 2019
Dans l'arrêt C-686/17, la Cour de justice de l'Union européenne précise que la notion de "pays d'origine" pour les fruits et légumes, au sens des règlements OCM, doit être déterminée conformément au code des douanes (origine non préférentielle). Ainsi, un champignon cultivé en Allemagne à partir de substrat de production importé d'un autre État membre a pour origine l'Allemagne, dès lors que la dernière transformation substantielle y a eu lieu. Cet arrêt interdit donc d'indiquer un autre pays que celui de la récolte ou de la culture comme origine, sous peine d'induire le consommateur en erreur.
4 septembre 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du FEAGA et du Feader. Le Tribunal confirme que l'État membre a manqué à ses obligations de contrôle, notamment en ne mettant pas en place un système adéquat pour évaluer le caractère raisonnable des coûts et en ne vérifiant pas correctement les contributions en nature (travail bénévole et apport de biens immeubles) ainsi que le respect des règles de marchés publics dans le cadre de l'axe Leader. Cette décision rappelle aux autorités françaises gestionnaires des fonds européens la rigueur exigée dans les contrôles administratifs et sur place pour éviter des corrections financières.
4 septembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rectifié une erreur matérielle dans son ordonnance du 6 juillet 2017 concernant le recours de NRW. Bank contre le Conseil de résolution unique. Cette rectification porte sur une inexactitude formelle sans incidence sur le fond du litige, qui portait sur la légalité de la décision du CRU relative au calcul des contributions ex ante au Fonds de résolution unique.
4 septembre 2019
3 septembre 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une législation nationale qui autorise la prolongation de l'exploitation d'une centrale nucléaire, en reportant sa date de désactivation de près de dix ans, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43/CEE) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92/UE). Il en résulte qu'une telle mesure doit être soumise à une évaluation préalable de ses incidences sur l'environnement, et que son exemption ne peut être justifiée par des raisons impératives d'intérêt public majeur que si toutes les conditions de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats sont remplies.
29 juillet 2019