1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une législation nationale qui autorise la prolongation de l'exploitation d'une centrale nucléaire, en reportant sa date de désactivation de près de dix ans, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43/CEE) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92/UE). Il en résulte qu'une telle mesure doit être soumise à une évaluation préalable de ses incidences sur l'environnement, et que son exemption ne peut être justifiée par des raisons impératives d'intérêt public majeur que si toutes les conditions de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats sont remplies.
29 juillet 2019
L'arrêt C-680/17 précise que, lorsqu'un État membre représente un autre État membre pour l'examen d'une demande de visa (accord de représentation), le recours contre un refus de visa doit être formé devant les juridictions de l'État représentant, et non de l'État représenté. Il consacre également le droit de recours individuel pour chaque demandeur, y compris les membres de la famille, contre une décision de refus.
29 juillet 2019
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le redémarrage ou la prolongation de l'exploitation d'une centrale nucléaire, même pour une durée limitée, constitue un "projet" au sens des directives "Habitats" et "Évaluation des incidences sur l'environnement" (EIE), nécessitant une évaluation préalable de ses incidences. Elle précise que les exceptions à l'obligation d'évaluation doivent être interprétées strictement et ne sauraient être justifiées par des raisons impératives d'intérêt public majeur sans une analyse préalable des incidences. Cet arrêt impose donc aux États membres de soumettre toute modification substantielle de l'exploitation d'installations nucléaires à une évaluation environnementale complète.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMW contre l'annulation partielle par le Tribunal d'une décision de la Commission déclarant une aide régionale à l'investissement incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que l'exemption par catégorie prévue par le règlement général d'exemption par catégorie ne s'applique pas lorsque l'aide dépasse le seuil de notification individuelle, et que la Commission peut examiner la nécessité de l'aide au regard de l'article 107, paragraphe 3, TFUE. Cette décision confirme l'importance de la notification préalable des aides d'État et la portée limitée des exemptions automatiques.
29 juillet 2019
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMW et du Land de Saxe contre l'annulation partielle par le Tribunal d'une décision de la Commission déclarant une aide régionale à l'investissement incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que l'exemption par catégorie prévue par le règlement (CE) n° 800/2008 ne s'applique pas lorsque l'aide dépasse le seuil de notification individuelle, même si elle est accordée en plusieurs tranches, et que la Commission peut exiger la récupération de la partie incompatible sans remettre en cause l'ensemble du projet.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'extraction d'un échantillon sonore (sampling) d'un phonogramme, même très court, constitue une reproduction «en partie» au sens de l'article 2, sous c), de la directive 2001/29/CE, nécessitant l'autorisation du producteur. Toutefois, l'arrêt précise que l'utilisation d'un échantillon modifié et non reconnaissable à l'oreille peut relever de la liberté des arts (article 13 de la Charte) et ne pas porter atteinte aux droits du producteur. Cette décision clarifie l'équilibre entre la protection des droits voisins et la liberté de création artistique dans le contexte du sampling musical.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le gestionnaire d'un site internet qui intègre un module social (bouton "J'aime" de Facebook) est co-responsable du traitement des données personnelles des visiteurs, car il détermine, avec le fournisseur du module, les finalités et les moyens de ce traitement. L'intérêt légitime du gestionnaire du site peut justifier le traitement, mais il doit être mis en balance avec les droits des personnes concernées, et le consentement n'est pas nécessaire si un autre fondement juridique s'applique. Enfin, la Cour valide la possibilité pour des associations de consommateurs d'agir en justice pour faire respecter ces règles.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le redémarrage d'une centrale nucléaire à l'arrêt ou la prolongation de son activité, même pour une durée limitée, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92), nécessitant une évaluation préalable de ses incidences. Elle précise que les États membres ne peuvent exempter un tel projet de cette évaluation au motif qu'il répond à des « raisons impératives d'intérêt public majeur » sans avoir préalablement vérifié l'absence de solutions alternatives et respecté les conditions strictes de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats. Cette décision impose donc aux autorités françaises de soumettre toute prolongation ou redémarrage d'installation nucléaire à une évaluation environnementale complète, sans possibilité de dérogation automatique.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-516/17, a précisé la portée des exceptions au droit d'auteur prévues à l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2001/29/CE, notamment pour les comptes rendus d'actualité et les citations. Elle a jugé que la liberté d'information et d'expression (article 11 de la Charte) peut justifier l'utilisation d'œuvres protégées sans autorisation, à condition que cette utilisation soit proportionnée et ne porte pas une atteinte excessive aux intérêts légitimes de l'auteur. En pratique, cet arrêt encadre l'usage de liens hypertextes vers des contenus mis à disposition sans autorisation, en exigeant une appréciation au cas par cas de la licéité de la mise à disposition initiale.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « responsable du traitement » au sens de la directive 95/46/CE dans le contexte d'un site internet intégrant un module social (bouton « J'aime » de Facebook). Elle juge que le gestionnaire du site et le fournisseur du module sont conjointement responsables, mais uniquement pour les opérations de traitement sur lesquelles ils exercent une influence réelle (collecte et transmission des données). L'arrêt clarifie également que l'intérêt légitime pouvant justifier le traitement doit être apprécié séparément pour chaque responsable, et que le consentement de l'utilisateur doit être recueilli avant toute transmission de données.
29 juillet 2019
L'arrêt de la Cour précise qu'une entreprise chargée de l'exploitation exclusive de services de transport public local, attribués directement par une commune, peut bénéficier d'exonérations de charges sociales prévues par un régime d'aides à l'emploi, même si ce régime a été déclaré en partie incompatible avec le marché intérieur par la décision 2000/128/CE. La Cour juge que, dans ces circonstances spécifiques, l'avantage accordé n'affecte pas les échanges entre États membres et ne fausse pas la concurrence au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Cette décision limite donc la portée de l'incompatibilité constatée par la Commission pour les entreprises opérant dans un marché local non ouvert à la concurrence.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel hongrois, que le droit de l'Union impose aux États membres de prévoir une voie de recours permettant de réviser une décision juridictionnelle nationale définitive qui méconnaît le droit de l'Union, lorsque la violation est imputable à la juridiction elle-même et que la réparation du préjudice subi par le justiciable ne peut être assurée de manière effective par une simple action en responsabilité de l'État. Cet arrêt, rendu en matière de marchés publics, consacre l'obligation pour les États membres d'assurer un contrôle juridictionnel effectif, y compris en permettant la remise en cause de l'autorité de la chose jugée pour corriger une violation manifeste du droit de l'Union.
29 juillet 2019
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la décision 2000/128/CE, déclarant incompatibles avec le marché intérieur certains régimes d'aide à l'emploi italiens, s'applique à une entreprise publique de transport local bénéficiant d'une attribution directe de services. Elle juge que l'exonération de charges sociales accordée à cette entreprise constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car elle fausse la concurrence et affecte les échanges entre États membres, même si l'entreprise opère exclusivement sur un marché local.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l’UE a validé la décision de la Commission refusant la remise de droits à l’importation réclamés a posteriori à une société ayant importé des textiles en déclarant une origine jamaïcaine erronée. Elle juge que l’importateur ne pouvait raisonnablement ignorer l’irrégularité de l’origine, ce qui exclut la bonne foi nécessaire pour bénéficier de l’article 220, § 2, b) du code des douanes. L’arrêt précise ainsi les conditions strictes de remise des droits en cas d’erreur de l’administration douanière.
29 juillet 2019
Cet arrêt de la CJUE du 29 juillet 2019 (affaire C-589/17) précise les conditions de remise des droits à l'importation en cas d'erreur de l'administration douanière, notamment pour des marchandises déclarées sous une origine préférentielle erronée. La Cour valide la décision de la Commission de rejeter la demande de remise, en jugeant que l'importateur professionnel ne pouvait raisonnablement ignorer l'irrégularité, ce qui exclut l'application de la bonne foi au sens de l'article 220, § 2, b) du code des douanes communautaire. En conséquence, l'article 239 du même code ne permet pas non plus la remise pour des circonstances particulières, car l'opérateur économique doit supporter les conséquences de ses propres négligences dans le contrôle des documents d'origine.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé valide la décision de la Commission européenne refusant la remise de droits à l'importation à la société Prenatal, après que celle-ci a importé des textiles en déclarant à tort une origine jamaïcaine. L'arrêt précise les conditions strictes d'application des articles 220, §2, b) (absence de prise en compte a posteriori en cas d'erreur des autorités) et 239 (remise pour circonstances exceptionnelles) du code des douanes communautaire. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que l'importateur supporte le risque de l'inexactitude des certificats d'origine, sauf à démontrer une erreur active des autorités douanières ou des circonstances exceptionnelles.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-556/17, a jugé que le droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) impose au juge national de pouvoir réformer une décision administrative refusant une protection internationale, même si le droit national l'en empêche. Lorsque l'autorité administrative ne se conforme pas à une décision de justice annulant son refus, le juge doit substituer sa propre décision à celle de l'administration. Cet arrêt renforce l'obligation pour les États membres de garantir un contrôle juridictionnel complet et ex nunc, conformément à l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE.
29 juillet 2019