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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.

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Avec texte intégral

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Jurisprudence UE

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En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2019Effacer tout
Jurisprudence CJUE62017CA0411

Affaire C-411/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle de la Cour constitutionnelle — Belgique) — Inter-Environnement Wallonie ASBL, Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen ASBL/Conseil des ministres (Renvoi préjudiciel — Environnement — Convention d’Espoo — Convention d’Aarhus — Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages — Directive 92/43/CEE — Article 6, paragraphe 3 — Notion de «projet» — Évaluation des incidences sur le site concerné — Article 6, paragraphe 4 — Notion de «raisons impératives d’intérêt public majeur» — Conservation des oiseaux sauvages — Directive 2009/147/CE — Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement — Directive 2011/92/UE — Article 1er, paragraphe 2, sous a) — Notion de «projet» — Article 2, paragraphe 1 — Article 4, paragraphe 1 — Évaluation des incidences sur l’environnement — Article 2, paragraphe 4 — Exemption de l’évaluation — Sortie progressive de l’énergie nucléaire — Législation nationale prévoyant, d’une part, le redémarrage, pour une durée de près de dix années, de l’activité de production industrielle d’électricité d’une centrale nucléaire à l’arrêt, avec pour effet de reporter de dix ans la date initialement fixée par le législateur national pour sa désactivation et la fin de son activité, et, d’autre part, le report, de dix ans également, du terme initialement prévu par ce même législateur pour la désactivation et l’arrêt de la production industrielle d’électricité d’une centrale en activité — Absence d’évaluation de l’incidence sur l’environnement)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une législation nationale qui autorise la prolongation de l'exploitation d'une centrale nucléaire, en reportant sa date de désactivation de près de dix ans, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43/CEE) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92/UE). Il en résulte qu'une telle mesure doit être soumise à une évaluation préalable de ses incidences sur l'environnement, et que son exemption ne peut être justifiée par des raisons impératives d'intérêt public majeur que si toutes les conditions de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats sont remplies.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0680

Affaire C-680/17: Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Utrecht — Pays-Bas) — Sumanan Vethanayagam, Sobitha Sumanan, Kamalaranee Vethanayagam/Minister van Buitenlandse Zaken [Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Code communautaire des visas — Règlement (CE) no 810/2009 — Article 5 — État membre compétent pour examiner une demande de visa et se prononcer sur elle — Article 8 — Accord de représentation — Article 32, paragraphe 3 — Recours contre une décision de refus de visa — État membre compétent pour statuer sur le recours en cas d’accord de représentation — Titulaires du droit d’introduire un recours]

L'arrêt C-680/17 précise que, lorsqu'un État membre représente un autre État membre pour l'examen d'une demande de visa (accord de représentation), le recours contre un refus de visa doit être formé devant les juridictions de l'État représentant, et non de l'État représenté. Il consacre également le droit de recours individuel pour chaque demandeur, y compris les membres de la famille, contre une décision de refus.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0680

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0680

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0411

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2019.#Inter-Environnement Wallonie ASBL et Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen ASBL contre Conseil des ministres.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Convention d’Espoo – Convention d’Aarhus – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Article 6, paragraphe 3 – Notion de “projet” – Évaluation des incidences sur le site concerné – Article 6, paragraphe 4 – Notion de “raisons impératives d’intérêt public majeur” – Conservation des oiseaux sauvages – Directive 2009/147/CE – Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement – Directive 2011/92/UE – Article 1er, paragraphe 2, sous a) – Notion de “projet” – Article 2, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 1 – Évaluation des incidences sur l’environnement – Article 2, paragraphe 4 – Exemption de l’évaluation – Sortie progressive de l’énergie nucléaire – Législation nationale prévoyant, d’une part, le redémarrage, pour une durée de près de dix années, de l’activité de production industrielle d’électricité d’une centrale nucléaire à l’arrêt, avec pour effet de reporter de dix ans la date initialement fixée par le législateur national pour sa désactivation et la fin de son activité, et, d’autre part, le report, de dix ans également, du terme initialement prévu par ce même législateur pour la désactivation et l’arrêt de la production industrielle d’électricité d’une centrale en activité – Absence d’évaluation de l’incidence sur l’environnement.#Affaire C-411/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le redémarrage ou la prolongation de l'exploitation d'une centrale nucléaire, même pour une durée limitée, constitue un "projet" au sens des directives "Habitats" et "Évaluation des incidences sur l'environnement" (EIE), nécessitant une évaluation préalable de ses incidences. Elle précise que les exceptions à l'obligation d'évaluation doivent être interprétées strictement et ne sauraient être justifiées par des raisons impératives d'intérêt public majeur sans une analyse préalable des incidences. Cet arrêt impose donc aux États membres de soumettre toute modification substantielle de l'exploitation d'installations nucléaires à une évaluation environnementale complète.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0654

Affaire C-654/17 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2019 — Bayerische Motoren Werke AG/Commission européenne, Freistaat Sachsen [Pourvoi — Aides d’État — Aides régionales à l’investissement — Aide en faveur d’un grand projet d’investissement — Aide pour partie incompatible avec le marché intérieur — Article 107, paragraphe 3, TFUE — Nécessité de l’aide — Article 108, paragraphe 3, TFUE — Règlement (CE) no 800/2008 — Aide excédant le seuil de notification individuelle — Notification — Portée de l’exemption par catégorie — Pourvoi incident — Admission d’une intervention devant le Tribunal de l’Union européenne — Recevabilité]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMW contre l'annulation partielle par le Tribunal d'une décision de la Commission déclarant une aide régionale à l'investissement incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que l'exemption par catégorie prévue par le règlement général d'exemption par catégorie ne s'applique pas lorsque l'aide dépasse le seuil de notification individuelle, et que la Commission peut examiner la nécessité de l'aide au regard de l'article 107, paragraphe 3, TFUE. Cette décision confirme l'importance de la notification préalable des aides d'État et la portée limitée des exemptions automatiques.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0040

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0040

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0654_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 29 juillet 2019.#Bayerische Motoren Werke AG et Freistaat Sachsen contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Aides régionales à l’investissement – Aide en faveur d’un grand projet d’investissement – Aide pour partie incompatible avec le marché intérieur – Article 107, paragraphe 3, TFUE – Nécessité de l’aide – Article 108, paragraphe 3, TFUE – Règlement (CE) no 800/2008 – Aide excédant le seuil de notification individuelle – Notification – Portée de l’exemption par catégorie – Pourvoi incident – Admission d’une intervention devant le Tribunal de l’Union européenne – Recevabilité.#Affaire C-654/17 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMW et du Land de Saxe contre l'annulation partielle par le Tribunal d'une décision de la Commission déclarant une aide régionale à l'investissement incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que l'exemption par catégorie prévue par le règlement (CE) n° 800/2008 ne s'applique pas lorsque l'aide dépasse le seuil de notification individuelle, même si elle est accordée en plusieurs tranches, et que la Commission peut exiger la récupération de la partie incompatible sans remettre en cause l'ensemble du projet.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0476

Affaire C-476/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Pelham GmbH, Moses Pelham, Martin Haas/Ralf Hütter, Florian Schneider-Esleben [Renvoi préjudiciel — Droit d’auteur et droits voisins — Directive 2001/29/CE — Société de l’information — Harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins — Échantillonnage (sampling) — Article 2, sous c) — Producteur de phonogrammes — Droit de reproduction — Reproduction «en partie» — Article 5, paragraphes 2 et 3 — Exceptions et limitations — Portée — Article 5, paragraphe 3, sous d) — Citations — Directive 2006/115/CE — Article 9, paragraphe 1, sous b) — Droit de distribution — Droits fondamentaux — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 13 — Liberté des arts]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'extraction d'un échantillon sonore (sampling) d'un phonogramme, même très court, constitue une reproduction «en partie» au sens de l'article 2, sous c), de la directive 2001/29/CE, nécessitant l'autorisation du producteur. Toutefois, l'arrêt précise que l'utilisation d'un échantillon modifié et non reconnaissable à l'oreille peut relever de la liberté des arts (article 13 de la Charte) et ne pas porter atteinte aux droits du producteur. Cette décision clarifie l'équilibre entre la protection des droits voisins et la liberté de création artistique dans le contexte du sampling musical.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0040_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019.#Fashion ID GmbH & Co.KG contre Verbraucherzentrale NRW eV.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Directive 95/46/CE – Article 2, sous d) – Notion de “responsable du traitement” – Gestionnaire d’un site Internet ayant incorporé sur celui-ci un module social qui permet la communication des données à caractère personnel du visiteur de ce site au fournisseur dudit module – Article 7, sous f) – Légitimation des traitements de données – Prise en compte de l’intérêt du gestionnaire du site Internet ou de celui du fournisseur du module social – Article 2, sous h), et article 7, sous a) – Consentement de la personne concernée – Article 10 – Information de la personne concernée – Réglementation nationale permettant aux associations de défense des intérêts des consommateurs d’agir en justice.#Affaire C-40/17.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le gestionnaire d'un site internet qui intègre un module social (bouton "J'aime" de Facebook) est co-responsable du traitement des données personnelles des visiteurs, car il détermine, avec le fournisseur du module, les finalités et les moyens de ce traitement. L'intérêt légitime du gestionnaire du site peut justifier le traitement, mais il doit être mis en balance avec les droits des personnes concernées, et le consentement n'est pas nécessaire si un autre fondement juridique s'applique. Enfin, la Cour valide la possibilité pour des associations de consommateurs d'agir en justice pour faire respecter ces règles.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0411_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2019.#Inter-Environnement Wallonie ASBL et Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen ASBL contre Conseil des ministres.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Convention d’Espoo – Convention d’Aarhus – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Article 6, paragraphe 3 – Notion de “projet” – Évaluation des incidences sur le site concerné – Article 6, paragraphe 4 – Notion de “raisons impératives d’intérêt public majeur” – Conservation des oiseaux sauvages – Directive 2009/147/CE – Évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement – Directive 2011/92/UE – Article 1er, paragraphe 2, sous a) – Notion de “projet” – Article 2, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 1 – Évaluation des incidences sur l’environnement – Article 2, paragraphe 4 – Exemption de l’évaluation – Sortie progressive de l’énergie nucléaire – Législation nationale prévoyant, d’une part, le redémarrage, pour une durée de près de dix années, de l’activité de production industrielle d’électricité d’une centrale nucléaire à l’arrêt, avec pour effet de reporter de dix ans la date initialement fixée par le législateur national pour sa désactivation et la fin de son activité, et, d’autre part, le report, de dix ans également, du terme initialement prévu par ce même législateur pour la désactivation et l’arrêt de la production industrielle d’électricité d’une centrale en activité – Absence d’évaluation de l’incidence sur l’environnement.#Affaire C-411/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le redémarrage d'une centrale nucléaire à l'arrêt ou la prolongation de son activité, même pour une durée limitée, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92), nécessitant une évaluation préalable de ses incidences. Elle précise que les États membres ne peuvent exempter un tel projet de cette évaluation au motif qu'il répond à des « raisons impératives d'intérêt public majeur » sans avoir préalablement vérifié l'absence de solutions alternatives et respecté les conditions strictes de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats. Cette décision impose donc aux autorités françaises de soumettre toute prolongation ou redémarrage d'installation nucléaire à une évaluation environnementale complète, sans possibilité de dérogation automatique.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0516

Affaire C-516/17: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Spiegel Online GmbH/Volker Beck (Renvoi préjudiciel — Droit d’auteur et droits voisins — Directive 2001/29/CE — Société de l’information — Harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins — Article 5, paragraphe 3 — Exceptions et limitations — Portée — Article 5, paragraphe 3, sous c) et d) — Comptes rendus d’événements d’actualité — Citations — Utilisation de liens hypertextes — Mise à disposition licite du public — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 11 — Liberté d’expression et d’information)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-516/17, a précisé la portée des exceptions au droit d'auteur prévues à l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2001/29/CE, notamment pour les comptes rendus d'actualité et les citations. Elle a jugé que la liberté d'information et d'expression (article 11 de la Charte) peut justifier l'utilisation d'œuvres protégées sans autorisation, à condition que cette utilisation soit proportionnée et ne porte pas une atteinte excessive aux intérêts légitimes de l'auteur. En pratique, cet arrêt encadre l'usage de liens hypertextes vers des contenus mis à disposition sans autorisation, en exigeant une appréciation au cas par cas de la licéité de la mise à disposition initiale.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0040

Affaire C-40/17: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle de l’Oberlandesgericht Düsseldorf — Allemagne) — Fashion ID GmbH & Co.KG/Verbraucherzentrale NRW eV (Renvoi préjudiciel — Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel — Directive 95/46/CE — Article 2, sous d) — Notion de «responsable du traitement» — Gestionnaire d’un site Internet ayant incorporé sur celui-ci un module social qui permet la communication des données à caractère personnel du visiteur de ce site au fournisseur dudit module — Article 7, sous f) — Légitimation des traitements de données — Prise en compte de l’intérêt du gestionnaire du site Internet ou de celui du fournisseur du module social — Article 2, sous h), et article 7, sous a) — Consentement de la personne concernée — Article 10 — Information de la personne concernée — Réglementation nationale permettant aux associations de défense des intérêts des consommateurs d’agir en justice)

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « responsable du traitement » au sens de la directive 95/46/CE dans le contexte d'un site internet intégrant un module social (bouton « J'aime » de Facebook). Elle juge que le gestionnaire du site et le fournisseur du module sont conjointement responsables, mais uniquement pour les opérations de traitement sur lesquelles ils exercent une influence réelle (collecte et transmission des données). L'arrêt clarifie également que l'intérêt légitime pouvant justifier le traitement doit être apprécié séparément pour chaque responsable, et que le consentement de l'utilisateur doit être recueilli avant toute transmission de données.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0659_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019.#Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS) contre Azienda Napoletana Mobilità SpA.#Renvoi préjudiciel – Aides d’État – Aides à l’emploi – Exonération de charges sociales liées à des contrats de formation et de travail – Décision 2000/128/CE – Régimes d’aide portant mesures pour l’emploi mis à exécution par l’Italie – Aides en partie incompatibles avec le marché intérieur – Applicabilité de la décision 2000/128/CE à une entreprise fournissant de manière exclusive des services de transport public local lui ayant été directement attribués par une commune – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Notion de “distorsion de la concurrence” – Notion d’“affectation des échanges” entre États membres.#Affaire C-659/17.

L'arrêt de la Cour précise qu'une entreprise chargée de l'exploitation exclusive de services de transport public local, attribués directement par une commune, peut bénéficier d'exonérations de charges sociales prévues par un régime d'aides à l'emploi, même si ce régime a été déclaré en partie incompatible avec le marché intérieur par la décision 2000/128/CE. La Cour juge que, dans ces circonstances spécifiques, l'avantage accordé n'affecte pas les échanges entre États membres et ne fausse pas la concurrence au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Cette décision limite donc la portée de l'incompatibilité constatée par la Commission pour les entreprises opérant dans un marché local non ouvert à la concurrence.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0620_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 juillet 2019.#Hochtief Solutions AG Magyarországi Fióktelepe contre Fővárosi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Procédures de recours – Directive 89/665/CEE – Directive 92/13/CEE – Droit à une protection juridictionnelle effective – Principes d’effectivité et d’équivalence – Recours en révision des décisions juridictionnelles méconnaissant le droit de l’Union – Responsabilité des États membres en cas de violation du droit de l’Union par les juridictions nationales – Évaluation du dommage indemnisable.#Affaire C-620/17.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel hongrois, que le droit de l'Union impose aux États membres de prévoir une voie de recours permettant de réviser une décision juridictionnelle nationale définitive qui méconnaît le droit de l'Union, lorsque la violation est imputable à la juridiction elle-même et que la réparation du préjudice subi par le justiciable ne peut être assurée de manière effective par une simple action en responsabilité de l'État. Cet arrêt, rendu en matière de marchés publics, consacre l'obligation pour les États membres d'assurer un contrôle juridictionnel effectif, y compris en permettant la remise en cause de l'autorité de la chose jugée pour corriger une violation manifeste du droit de l'Union.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0620

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0620

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0659

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019.#Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS) contre Azienda Napoletana Mobilità SpA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Aides d’État – Aides à l’emploi – Exonération de charges sociales liées à des contrats de formation et de travail – Décision 2000/128/CE – Régimes d’aide portant mesures pour l’emploi mis à exécution par l’Italie – Aides en partie incompatibles avec le marché intérieur – Applicabilité de la décision 2000/128/CE à une entreprise fournissant de manière exclusive des services de transport public local lui ayant été directement attribués par une commune – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Notion de “distorsion de la concurrence” – Notion d’“affectation des échanges” entre États membres.#Affaire C-659/17.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la décision 2000/128/CE, déclarant incompatibles avec le marché intérieur certains régimes d'aide à l'emploi italiens, s'applique à une entreprise publique de transport local bénéficiant d'une attribution directe de services. Elle juge que l'exonération de charges sociales accordée à cette entreprise constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car elle fausse la concurrence et affecte les échanges entre États membres, même si l'entreprise opère exclusivement sur un marché local.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0589_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019.#Prenatal SA contre Tribunal Económico Administrativo Regional de Cataluña (TEARC).#Renvoi préjudiciel – Importation de produits textiles déclarés à tort comme étant originaires de Jamaïque – Recouvrement a posteriori de droits à l’importation – Demande de remise des droits – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Article 220, paragraphe 2, sous b), et article 239 – Décision de rejet de la Commission européenne dans un cas particulier – Validité.#Affaire C-589/17.

La Cour de justice de l’UE a validé la décision de la Commission refusant la remise de droits à l’importation réclamés a posteriori à une société ayant importé des textiles en déclarant une origine jamaïcaine erronée. Elle juge que l’importateur ne pouvait raisonnablement ignorer l’irrégularité de l’origine, ce qui exclut la bonne foi nécessaire pour bénéficier de l’article 220, § 2, b) du code des douanes. L’arrêt précise ainsi les conditions strictes de remise des droits en cas d’erreur de l’administration douanière.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0589

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019.#Prenatal SA contre Tribunal Económico Administrativo Regional de Cataluña (TEARC).#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Superior de Justicia de Cataluña.#Renvoi préjudiciel – Importation de produits textiles déclarés à tort comme étant originaires de Jamaïque – Recouvrement a posteriori de droits à l’importation – Demande de remise des droits – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Article 220, paragraphe 2, sous b), et article 239 – Décision de rejet de la Commission européenne dans un cas particulier – Validité.#Affaire C-589/17.

Cet arrêt de la CJUE du 29 juillet 2019 (affaire C-589/17) précise les conditions de remise des droits à l'importation en cas d'erreur de l'administration douanière, notamment pour des marchandises déclarées sous une origine préférentielle erronée. La Cour valide la décision de la Commission de rejeter la demande de remise, en jugeant que l'importateur professionnel ne pouvait raisonnablement ignorer l'irrégularité, ce qui exclut l'application de la bonne foi au sens de l'article 220, § 2, b) du code des douanes communautaire. En conséquence, l'article 239 du même code ne permet pas non plus la remise pour des circonstances particulières, car l'opérateur économique doit supporter les conséquences de ses propres négligences dans le contrôle des documents d'origine.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0589

Affaire C-589/17: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Cataluña — Espagne) — Prenatal S.A./Tribunal Económico Administrativo Regional de Cataluña (TEARC) [Renvoi préjudiciel — Importation de produits textiles déclarés à tort comme étant originaires de Jamaïque — Recouvrement a posteriori de droits à l’importation — Demande de remise des droits — Règlement (CEE) no 2913/92 — Code des douanes communautaire — Article 220, paragraphe 2, sous b), et article 239 — Décision de rejet de la Commission européenne dans un cas particulier — Validité]

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé valide la décision de la Commission européenne refusant la remise de droits à l'importation à la société Prenatal, après que celle-ci a importé des textiles en déclarant à tort une origine jamaïcaine. L'arrêt précise les conditions strictes d'application des articles 220, §2, b) (absence de prise en compte a posteriori en cas d'erreur des autorités) et 239 (remise pour circonstances exceptionnelles) du code des douanes communautaire. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que l'importateur supporte le risque de l'inexactitude des certificats d'origine, sauf à démontrer une erreur active des autorités douanières ou des circonstances exceptionnelles.

29 juillet 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0556

Affaire C-556/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 29 juillet 2019 (demande de décision préjudicielle du Pécsi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Alekszij Torubarov/Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal (Renvoi préjudiciel — Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire — Procédures communes pour l’octroi de la protection internationale — Directive 2013/32/UE — Article 46, paragraphe 3 — Examen complet et ex nunc — Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Droit à un recours effectif — Étendue des pouvoirs de la juridiction de première instance — Absence de pouvoir de réformation — Refus de l’autorité administrative ou quasi juridictionnelle compétente de se conformer à une décision de cette juridiction)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-556/17, a jugé que le droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) impose au juge national de pouvoir réformer une décision administrative refusant une protection internationale, même si le droit national l'en empêche. Lorsque l'autorité administrative ne se conforme pas à une décision de justice annulant son refus, le juge doit substituer sa propre décision à celle de l'administration. Cet arrêt renforce l'obligation pour les États membres de garantir un contrôle juridictionnel complet et ex nunc, conformément à l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE.

29 juillet 2019

Détail →
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