1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 11729 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'échantillonnage (sampling) d'une séquence sonore extraite d'un phonogramme constitue une reproduction "en partie" au sens de l'article 2, c) de la directive 2001/29, même si la séquence est très brève, à moins qu'elle ne soit pas reconnaissable à l'oreille. Elle a précisé que l'exception de citation (article 5, §3, d)) peut s'appliquer à un tel échantillon s'il est utilisé dans le cadre d'un dialogue avec l'œuvre citée, et que la liberté des arts (article 13 de la Charte) doit être mise en balance avec les droits du producteur de phonogrammes.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « responsable du traitement » au sens de la directive 95/46/CE dans le contexte d'un site internet intégrant un module social (bouton « J'aime » de Facebook). Elle juge que le gestionnaire du site et le fournisseur du module sont conjointement responsables, mais uniquement pour les opérations de traitement sur lesquelles ils exercent une influence réelle (collecte et transmission des données). L'arrêt clarifie également que l'intérêt légitime pouvant justifier le traitement doit être apprécié séparément pour chaque responsable, et que le consentement de l'utilisateur doit être recueilli avant toute transmission de données.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 29 juillet 2019 (affaire C-469/17, *Funke Medien NRW GmbH*), précise l'interprétation des droits de reproduction et de communication au public prévus par la directive 2001/29/CE, en les conciliant avec la liberté d'information et la liberté de la presse garanties par la Charte des droits fondamentaux. Elle juge que la publication de documents militaires confidentiels par un média, même s'ils sont protégés par le droit d'auteur, peut relever d'une exception ou limitation au titre de l'article 5 de la directive, à condition de respecter un juste équilibre entre les droits des titulaires et l'intérêt général à l'information. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les exceptions au droit d'auteur, notamment pour des fins d'information, doivent être appréciées à la lumière des droits fondamentaux, et non de manière strictement restrictive.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel hongrois, que le droit de l'Union impose aux États membres de prévoir une voie de recours permettant de réviser une décision juridictionnelle nationale définitive qui méconnaît le droit de l'Union, lorsque la violation est imputable à la juridiction elle-même et que la réparation du préjudice subi par le justiciable ne peut être assurée de manière effective par une simple action en responsabilité de l'État. Cet arrêt, rendu en matière de marchés publics, consacre l'obligation pour les États membres d'assurer un contrôle juridictionnel effectif, y compris en permettant la remise en cause de l'autorité de la chose jugée pour corriger une violation manifeste du droit de l'Union.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le redémarrage d'une centrale nucléaire à l'arrêt ou la prolongation de son activité, même pour une durée limitée, constitue un « projet » au sens des directives « Habitats » (92/43) et « Évaluation des incidences sur l'environnement » (2011/92), nécessitant une évaluation préalable de ses incidences. Elle précise que les États membres ne peuvent exempter un tel projet de cette évaluation au motif qu'il répond à des « raisons impératives d'intérêt public majeur » sans avoir préalablement vérifié l'absence de solutions alternatives et respecté les conditions strictes de l'article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats. Cette décision impose donc aux autorités françaises de soumettre toute prolongation ou redémarrage d'installation nucléaire à une évaluation environnementale complète, sans possibilité de dérogation automatique.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, en matière de protection internationale, le juge national doit pouvoir réformer la décision administrative, et non seulement l'annuler, pour garantir un recours effectif (article 47 de la Charte). Lorsque l'autorité administrative refuse de se conformer à une décision de justice, le juge peut substituer sa propre décision à celle de l'administration. Cet arrêt impose donc aux États membres de doter leurs juridictions d'un pouvoir de réformation complet en matière d'asile.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMW et du Land de Saxe contre l'annulation partielle par le Tribunal d'une décision de la Commission déclarant une aide régionale à l'investissement incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise que l'exemption par catégorie prévue par le règlement (CE) n° 800/2008 ne s'applique pas lorsque l'aide dépasse le seuil de notification individuelle, même si elle est accordée en plusieurs tranches, et que la Commission peut exiger la récupération de la partie incompatible sans remettre en cause l'ensemble du projet.
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la décision 2000/128/CE, déclarant incompatibles avec le marché intérieur certains régimes d'aide à l'emploi italiens, s'applique à une entreprise publique de transport local bénéficiant d'une attribution directe de services. Elle juge que l'exonération de charges sociales accordée à cette entreprise constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car elle fausse la concurrence et affecte les échanges entre États membres, même si l'entreprise opère exclusivement sur un marché local.
29 juillet 2019
L'affaire T-40/16 concerne un recours introduit par MU contre le Parlement européen, portant sur des questions de droit institutionnel et de statut des fonctionnaires de l'UE. Le requérant conteste des décisions du Parlement relatives à ses conditions d'emploi ou à des mesures disciplinaires, invoquant des violations du droit européen. Cette jurisprudence est pertinente pour les professionnels du droit français traitant de contentieux liés au statut des agents publics européens et aux procédures devant le Tribunal de l'Union européenne.
29 juillet 2019
29 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-680/17, que lorsqu'un État membre représente un autre État membre dans le traitement des demandes de visa (accord de représentation), le recours contre une décision de refus de visa doit être formé devant les juridictions de l'État membre représenté, et non de l'État représentant. Elle juge également que les membres de la famille d'un citoyen de l'Union, ressortissants de pays tiers, ont un droit de recours individuel contre un refus de visa.
29 juillet 2019
29 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-434/17, opposant Younique à l'EUIPO et à Jafer Enterprises R&D, suite au retrait de l'opposition formée par la requérante contre l'enregistrement de la marque de l'Union européenne "younique products". Cette ordonnance met fin à la procédure contentieuse sans examen au fond, illustrant l'effet procédural du désistement unilatéral de l'opposant en matière de marques.
22 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours introduit par Taminco et Arysta LifeScience Great Britain contre l'EFSA. Les requérantes contestaient la décision de l'EFSA de divulguer des études toxicologiques concernant une substance active, mais le Tribunal estime que cette décision ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, car elle ne produit pas d'effets juridiques obligatoires à leur égard. Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours en annulation contre les actes préparatoires des agences européennes.
18 juillet 2019
12 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Quanta Storage contre la décision de la Commission européenne lui infligeant une amende pour participation à une entente sur le marché des lecteurs de disques optiques. La société contestait notamment la violation de ses droits de la défense et le calcul du montant de l'amende, mais le Tribunal a confirmé la qualification d'infraction unique et continue ainsi que la méthodée de calcul fondée sur les lignes directrices de 2006. Cet arrêt précise les conditions de preuve d'une infraction unique et continue en matière d'ententes et les limites du contrôle juridictionnel sur le calcul des amendes.
12 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 juillet 2019 (affaire T-330/17), a rejeté le recours de la société Ceobus et d'autres opérateurs de transport contre la décision de la Commission européenne qualifiant de compatibles avec le marché intérieur les aides à l'investissement octroyées par la Région Île-de-France entre 1994 et 2008. Le Tribunal a précisé que ces subventions constituaient une "aide existante" au sens de l'article 1er, sous b), i) et v), du règlement (UE) 2015/1589, car elles avaient été mises en œuvre avant la libéralisation du secteur des transports en commun en Île-de-France, et non une "aide nouvelle" soumise à notification préalable. Par conséquent, la Commission n'avait pas à ordonner leur récupération, et le délai de prescription de l'article 17 du même règlement ne s'appliquait pas.
12 juillet 2019
12 juillet 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la distinction entre "aide existante" et "aide nouvelle" au sens de l'article 108 TFUE et du règlement 2015/1589, dans le cadre d'un régime d'aides à l'investissement mis en œuvre par la Région Île-de-France entre 1994 et 2008. Le Tribunal confirme que la Commission n'a pas violé les règles de prescription en examinant la compatibilité de ce régime, et apporte des éclaircissements sur le point de départ du délai de prescription pour les aides non notifiées. Pour un professionnel du droit français, cette décision est utile pour apprécier la qualification temporelle des aides régionales et les limites du contrôle de la Commission sur les régimes anciens.
12 juillet 2019