1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne précise que la présomption de caractère communautaire des marchandises, prévue à l'article 313 du règlement d'application du code des douanes communautaire, ne s'applique pas aux marchandises introduites sur le territoire douanier de l'Union par un moyen de transport maritime régulier. Cette présomption est limitée aux seuls cas où les marchandises sont transportées par des navires effectuant des services réguliers entre les ports de l'Union, à l'exclusion des autres situations.
7 mars 2019
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission autorisant l'utilisation du jaune de sulfochromate de plomb et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb, en raison d'une erreur de droit dans l'application de l'article 60, paragraphes 4 et 5, du règlement REACH. La Commission avait commis une erreur en examinant l'indisponibilité de solutions de remplacement, ce qui a conduit à l'invalidation de l'autorisation accordée. Cet arrêt précise les conditions strictes de délivrance des autorisations pour les substances extrêmement préoccupantes, renforçant l'obligation de démontrer l'absence d'alternatives appropriées.
7 mars 2019
Le Tribunal de l'UE a annulé partiellement la décision de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) refusant l'accès à des études de toxicologie sur le glyphosate. Il a jugé que les informations demandées, relatives aux effets de la substance sur la santé humaine et l'environnement, constituent des "informations ayant trait à des émissions dans l'environnement" au sens du règlement d'Aarhus, ce qui impose un accès élargi et prime sur la protection des intérêts commerciaux. Cette décision restreint donc la possibilité pour les autorités européennes d'opposer le secret des affaires pour des données environnementales et sanitaires soumises dans le cadre d'autorisations de mise sur le marché.
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 7 mars 2019 (affaire T-59/17), précise les conditions de résiliation du contrat d'un assistant parlementaire accrédité par le Parlement européen, fondée sur la rupture du lien de confiance. Il rappelle que le juge exerce un contrôle restreint sur l'appréciation de cette rupture, mais vérifie l'absence d'erreur manifeste, notamment lorsque la décision est motivée par des activités extérieures de l'assistant. L'arrêt rejette la demande en indemnité de l'assistant, confirmant la légalité de la résiliation.
7 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds concernant le Hamas pour la période 2015-2016, jugeant que le Conseil n'avait pas démontré que les décisions de gel reposaient sur une base factuelle suffisante émanant d'une autorité compétente au sens de la position commune 2001/931. L'arrêt précise les conditions de qualification d'une autorité d'un État tiers comme autorité compétente et rappelle l'exigence d'une motivation circonstanciée des actes de gel des fonds.
6 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le maintien du gel des fonds du Hamas pour la période 2015-2016, faute pour le Conseil d'avoir démontré que les décisions de gel reposaient sur une base factuelle suffisante, issue d'une autorité compétente au sens de la position commune 2001/931. L'arrêt précise que les actes d'une autorité d'un État tiers ne peuvent fonder une mesure restrictive que si cette autorité offre des garanties équivalentes de protection des droits de la défense et du droit à un procès équitable. Cette décision rappelle l'exigence d'un contrôle juridictionnel rigoureux de la motivation et de la base factuelle des mesures restrictives autonomes de l'UE.
6 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BMB sp. z o.o. contre l'arrêt du Tribunal, confirmant la nullité d'un dessin ou modèle communautaire représentant des drageoirs pour sucreries. L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement (CE) n° 6/2002, en jugeant que l'utilisation d'un signe distinctif antérieur dans un dessin ou modèle peut entraîner sa nullité si ce signe confère un caractère distinctif au produit. Cette décision clarifie l'interaction entre le droit des dessins et modèles et le droit des marques, notamment pour les professionnels français confrontés à des actions en nullité fondées sur des droits antérieurs.
6 mars 2019
Le Tribunal de l'UE annule le gel des fonds du Hamas, jugeant que les décisions du Conseil ne pouvaient pas se fonder uniquement sur des décisions d'autorités d'États tiers (comme les États-Unis) sans vérifier si ces autorités sont compétentes au sens de la position commune 2001/931. L'arrêt précise les conditions de qualification d'une autorité d'État tiers comme "autorité compétente" et rappelle l'obligation pour le Conseil de motiver ses décisions et de vérifier la base factuelle des mesures restrictives.
6 mars 2019
6 mars 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement (CE) n° 6/2002 sur les dessins ou modèles communautaires, en matière de nullité. Il confirme qu'un dessin ou modèle peut être déclaré nul s'il est constitué par l'apparence d'une partie d'un produit qui n'est pas visible lors de l'utilisation normale de celui-ci, même si cette partie est destinée à être séparée du produit principal. La décision a une portée pratique pour les praticiens français en droit de la propriété intellectuelle, car elle clarifie les critères de validité des dessins ou modèles portant sur des éléments accessoires ou consommables.
6 mars 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que le non-respect de la condition d'effet incitatif (début des travaux après la demande d'aide) rend une aide d'État illégale, même si elle a été octroyée sur la base du règlement général d'exemption par catégorie. Il en résulte une obligation pour les autorités nationales de récupérer cette aide de leur propre initiative, sans décision préalable de la Commission, et ce même en l'absence de confiance légitime de l'entreprise bénéficiaire. L'arrêt clarifie également le régime des intérêts et le délai de prescription applicable à la récupération de telles aides cofinancées par des fonds structurels.
5 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Yellow Window contre le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de services portant sur une étude relative aux mutilations génitales féminines. L'arrêt précise les exigences de motivation des décisions d'attribution, notamment la nécessité d'une cohérence entre les commentaires qualitatifs et les notes chiffrées attribuées aux offres. Cette décision rappelle aux opérateurs économiques français que le simple écart entre une note et les commentaires ne suffit pas à caractériser un défaut de motivation, et que la responsabilité non contractuelle de l'Union ne peut être engagée qu'en cas de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit.
5 mars 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions de l'effet incitatif des aides d'État exemptées par catégorie, en définissant la notion de "début de la réalisation du projet" au sens du règlement général d'exemption par catégorie. Il établit que les autorités nationales sont tenues de récupérer d'office une aide illégale, même en l'absence de décision de la Commission, et que la connaissance par le bénéficiaire des circonstances excluant l'éligibilité de l'aide empêche la naissance d'une confiance légitime. Enfin, l'arrêt précise le régime applicable aux intérêts et à la prescription pour les aides cofinancées par des fonds structurels.
5 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 5 mars 2019 (affaire T-169/17) précise les conditions de légalité d'une réaffectation d'un fonctionnaire, en l'espèce un chef de service à un poste d'administrateur principal, au regard de l'article 7, paragraphe 1, du statut. Il juge que l'intérêt du service peut justifier une telle mesure, à condition que l'emploi proposé soit équivalent et qu'il n'y ait pas de discrimination, notamment fondée sur le sexe, ni de violation du principe de proportionnalité. Enfin, l'arrêt rappelle que la recevabilité d'un recours en indemnité est subordonnée au respect de la procédure précontentieuse prévue par le statut.
5 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Eurosupport contre le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de services portant sur une étude relative aux mutilations génitales féminines. L'arrêt précise les exigences de motivation des décisions d'attribution et la nécessaire cohérence entre les commentaires qualitatifs et les notes chiffrées attribuées aux offres. Il rappelle également les conditions strictes de mise en jeu de la responsabilité non contractuelle de l'Union en matière de passation de marchés publics.
5 mars 2019
L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-349/17 (Eesti Pagar) précise les conditions de l'effet incitatif des aides d'État exemptées par catégorie, en définissant la notion de « début de la réalisation du projet » au sens du règlement n° 800/2008. Il établit que les autorités nationales sont tenues de récupérer d'office une aide illégale, même en l'absence de décision de la Commission, et que la confiance légitime du bénéficiaire ne peut être invoquée lorsque celui-ci connaissait les circonstances excluant l'éligibilité de l'aide. Enfin, l'arrêt clarifie le régime applicable aux intérêts et à la prescription pour les aides cofinancées par des fonds structurels, en combinant le droit de l'Union (règlement n° 2988/95) et le droit national sous réserve du principe d'effectivité.
5 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 5 mars 2019 (affaire T-169/17, Pethke/EUIPO) précise les conditions de légalité d'une réaffectation d'un fonctionnaire, en l'espèce d'un chef de service à un poste d'administrateur principal. Il rappelle que l'intérêt du service est le motif central d'une telle décision, et que l'administration doit démontrer l'équivalence des emplois concernés, sans que cette mesure ne constitue une discrimination fondée sur le sexe ou une violation du principe de proportionnalité. Enfin, le Tribunal confirme l'irrecevabilité d'un recours en indemnité lorsque la procédure précontentieuse prévue par le statut n'a pas été respectée.
5 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par des cavaliers et propriétaires de chevaux contre la Fédération équestre internationale (FEI), faute d'acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE. La décision confirme que les décisions d'organismes privés, même reconnus par l'UE, ne constituent pas des actes des institutions européennes susceptibles de contrôle juridictionnel direct. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours en annulation devant les juridictions de l'Union.
1 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 28 février 2019 (affaire T-440/16, Souruh SA / Conseil), a rejeté le recours de la société Souruh SA contre son inscription sur les listes de mesures restrictives visant la Syrie. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé son inscription et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en la fondant sur le critère d'association avec une personne physique sanctionnée. Cet arrêt précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives, notamment l'étendue de l'obligation de motivation et le respect des droits de la défense, de la présomption d'innocence et de la proportionnalité dans le cadre de la PESC.
28 février 2019