1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 208Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Dans l'arrêt Morgan Stanley (C-165/17), la CJUE précise les modalités de calcul du prorata de déduction de TVA pour une succursale établie dans un État membre autre que celui du siège. Elle juge que les dépenses de la succursale affectées exclusivement aux opérations imposables du siège ouvrent droit à déduction intégrale, tandis que ses frais généraux, concourant à la réalisation des opérations de la succursale et du siège, doivent être répartis selon un prorata déterminé en fonction de l'ensemble des opérations économiques de l'entreprise.
24 janvier 2019
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-603/17 (Bosworth et Hurley) portent sur l'interprétation des règles de compétence en matière de contrats individuels de travail (articles 18 à 21) de la Convention de Lugano II. L'avocat général examine la possibilité pour des salariés d'agir contre leur employeur devant les juridictions du lieu où ils accomplissent habituellement leur travail, même lorsque cet employeur est une société tierce non formalisée comme co-employeur contractuel. Cette affaire précise les conditions de mise en œuvre de la protection juridictionnelle du salarié dans un contexte international.
24 janvier 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO annulant la marque figurative BIG SAM SPORTSWEAR COMPANY pour risque de confusion avec la marque verbale antérieure SAM. L'arrêt précise que la forclusion par tolérance (article 61, §2 du règlement 2017/1001) ne peut être invoquée que si le titulaire de la marque antérieure a toléré l'usage de la marque postérieure pendant cinq années consécutives en connaissance de cause, et que les preuves présentées pour la première fois devant le Tribunal sont irrecevables.
24 janvier 2019
24 janvier 2019
Cet arrêt de la CJUE précise les modalités de calcul du prorata de déduction de TVA pour une succursale située dans un État membre différent de celui de son siège. Il juge que les dépenses de la succursale affectées exclusivement aux opérations du siège n'ouvrent pas droit à déduction dans l'État de la succursale, tandis que ses frais généraux doivent être pris en compte dans le calcul de son propre prorata, sans inclure le chiffre d'affaires du siège. Cette décision clarifie le traitement fiscal des opérations mixtes au sein d'un même groupe, en distinguant les dépenses spécifiques des frais généraux.
24 janvier 2019
23 janvier 2019
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Deza, a.s. contre l'arrêt du Tribunal confirmant la mise à jour de l'inscription du DEHP sur la liste des substances candidates à l'autorisation (REACH). Elle précise que l'ECHA peut identifier une substance comme extrêmement préoccupante (SVHC) sur la base de ses propriétés intrinsèques, sans devoir démontrer un risque spécifique pour la santé ou l'environnement. L'arrêt confirme également l'étendue limitée du contrôle juridictionnel sur les appréciations scientifiques complexes de l'agence.
23 janvier 2019
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-387/17) précise que des subventions octroyées par un État membre à une entreprise avant la libéralisation d'un marché initialement fermé à la concurrence peuvent constituer des aides d'État existantes, et non de nouvelles aides, si elles ont été accordées avant l'ouverture du marché à la concurrence et si elles remplissaient à l'époque les conditions d'une aide existante au sens du règlement (CE) n° 659/1999. La Cour rappelle que le principe de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime s'oppose à ce que ces aides soient requalifiées en aides nouvelles, ce qui a une incidence directe sur la recevabilité d'une action en dommages et intérêts intentée par un concurrent contre l'État membre.
23 janvier 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que des subventions octroyées avant la libéralisation d'un marché, initialement fermé à la concurrence, peuvent constituer des aides d'État existantes au sens du règlement (CE) n° 659/1999, et non des aides nouvelles soumises à notification préalable. L'arrêt souligne que la qualification d'aide existante dépend de l'absence de modification substantielle du régime d'aide après l'ouverture du marché à la concurrence, et que les principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime s'opposent à ce que ces aides soient remises en cause par une action en dommages et intérêts intentée par un concurrent.
23 janvier 2019
23 janvier 2019
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-218/16 (Kubicka). Elle précise la portée du règlement successoral européen (n° 650/2012) concernant la validité d'un legs portant sur un droit réel immobilier situé dans un État membre (la Pologne) dont le droit national ne connaît pas ce type de droit réel. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que le règlement impose la reconnaissance d'un droit réel créé par la loi successorale applicable, même s'il est inconnu du droit de l'État de situation du bien.
23 janvier 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-419/17 P) confirme la validité de la mise à jour de l'inscription du DEHP (phtalate de bis(2-éthylhexyle)) sur la liste des substances candidates en vue d'une inclusion à terme dans l'annexe XIV du règlement REACH. La Cour rejette le pourvoi de la société Deza, jugeant que l'ECHA n'a commis ni erreur d'interprétation du règlement ni violation du principe de sécurité juridique, et précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur les évaluations scientifiques complexes de l'Agence.
23 janvier 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'appréciation des clauses discrétionnaires prévues par le règlement Dublin III (règlement n° 604/2013). Il clarifie les conditions dans lesquelles un État membre peut, de sa propre initiative ou à la demande d'un autre État, décider d'examiner une demande de protection internationale qui ne lui incombe pas en vertu des critères généraux de détermination de l'État responsable. La décision encadre ainsi la marge d'appréciation des autorités nationales dans l'application de ces clauses.
23 janvier 2019
L'avocat général conclut que, dans le cadre d'une procédure restreinte de passation de marchés publics, le principe d'égalité de traitement impose une identité juridique et matérielle entre l'opérateur économique présélectionné et celui qui présente l'offre. Il en résulte qu'un candidat admis à soumissionner ne peut, en principe, ni se substituer un tiers ni s'appuyer sur les capacités d'une autre entité après la date limite de dépôt des candidatures. Cette interprétation stricte de l'article 28, paragraphe 2, de la directive 2014/24/UE vise à garantir la transparence et l'équité de la procédure.
23 janvier 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la règle prorata temporis, appliquée par un État membre pour réduire le prélèvement des cotisations de sécurité sociale sur le revenu d'un travailleur ayant quitté cet État en cours d'année, est contraire au principe de libre circulation des travailleurs. Cette décision précise que le calcul des cotisations ne peut être réduit proportionnellement à la période d'emploi dans l'État membre, car cela désavantage les travailleurs migrants par rapport à ceux qui y résident toute l'année. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la conformité des règles nationales de calcul des cotisations sociales avec le droit de l'Union, notamment en cas de départ en cours d'année.
23 janvier 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, les conditions de l'usage sérieux d'une marque tridimensionnelle (forme d'un four) au sens de l'article 15, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 207/2009. Elle rappelle que l'appréciation de l'usage sérieux doit reposer sur une analyse globale des éléments de preuve, et non sur des critères rigides ou automatiques. L'arrêt souligne également l'obligation de motivation incombant à l'EUIPO et au Tribunal dans l'examen de ces preuves.
23 janvier 2019
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de l'usage sérieux d'une marque tridimensionnelle de l'Union européenne, en l'espèce la forme d'un four. Il rappelle que l'appréciation de l'usage sérieux doit être globale et tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents, et que le simple fait qu'une marque soit utilisée comme élément d'un produit plus complexe n'exclut pas nécessairement un usage sérieux. La Cour annule l'arrêt du Tribunal pour défaut de motivation suffisante quant à l'appréciation de cet usage.
23 janvier 2019
23 janvier 2019
Dans l'arrêt C-661/17 du 23 janvier 2019, la Cour de justice de l'Union européenne précise l'étendue des clauses discrétionnaires prévues par le règlement Dublin III (règlement n° 604/2013). Elle juge qu'un État membre, saisi d'une demande de protection internationale, n'est pas tenu d'examiner les critères de responsabilité prévus par ce règlement avant de décider d'exercer sa clause discrétionnaire pour se déclarer responsable. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt clarifie la marge d'appréciation des autorités nationales dans l'application des clauses souveraines, en confirmant qu'elles peuvent les invoquer sans avoir préalablement épuisé l'analyse des critères de détermination de l'État responsable.
23 janvier 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, que les clauses discrétionnaires prévues par le règlement Dublin III (règlement n° 604/2013) ne peuvent être utilisées par un État membre pour se déclarer responsable de l'examen d'une demande de protection internationale en dehors des critères hiérarchiques fixés par ce règlement. Elle juge que l'application de ces clauses est subordonnée à l'existence de raisons humanitaires ou de circonstances particulières, et ne saurait être motivée par la seule volonté de remédier à des dysfonctionnements systémiques dans un autre État membre. Cette décision encadre strictement le pouvoir discrétionnaire des États membres dans l'attribution de la responsabilité de l'examen des demandes d'asile.
23 janvier 2019