1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Dans l'arrêt Santen (C-673/18), la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009 s'oppose à la délivrance d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour une nouvelle application thérapeutique d'un principe actif connu, si ce principe a déjà fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) en tant que médicament, quelle que soit cette première AMM. Ainsi, un CCP ne peut être accordé pour une nouvelle utilisation d'un principe actif déjà autorisé, même si cette nouvelle utilisation bénéficie d'une AMM distincte et ultérieure.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un principe actif connu, en application de l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009. Elle juge qu'une autorisation de mise sur le marché (AMM) concernant une nouvelle application thérapeutique d'un principe actif déjà autorisé ne constitue pas la "première AMM" au sens de ce règlement. Ainsi, un CCP ne peut être délivré pour cette nouvelle application thérapeutique si le principe actif a déjà fait l'objet d'une AMM antérieure en tant que médicament, même pour une indication différente.
9 juillet 2020
Dans l'affaire C-452/18, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de validité d'une renonciation, par un consommateur, à invoquer le caractère abusif d'une clause « plancher » dans un contrat de prêt hypothécaire, après la conclusion d'un contrat de novation. La Cour juge qu'une telle renonciation n'est pas contraignante si elle résulte d'un manque d'information du consommateur sur le caractère abusif de la clause initiale et sur ses droits. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en empêchant les professionnels de contourner l'effet de la directive 93/13/CEE par des accords de novation conclus sans transparence.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la renonciation par un consommateur, dans le cadre d'un contrat de novation, à exercer des actions en justice fondées sur le caractère abusif d'une clause (en l'espèce, une clause "plancher" dans un prêt hypothécaire) n'est pas contraignante si elle résulte d'un manque d'information du consommateur sur le caractère abusif de la clause initiale. Cette décision renforce la protection des consommateurs en empêchant les professionnels de faire obstacle, par un accord ultérieur, aux effets juridiques de la nullité d'une clause abusive.
9 juillet 2020
Cet arrêt de la CJUE précise la notion d'« opération immobilière accessoire » pour le calcul du chiffre d'affaires annuel servant de référence à l'application du régime de franchise de TVA des petites entreprises (article 288, point 4, de la directive TVA). La Cour juge que la location d'un bien immobilier par un assujetti exerçant plusieurs professions libérales ne constitue pas une opération accessoire si elle génère des recettes significatives par rapport à ses autres activités, ce qui exclut alors l'assujetti du bénéfice de la franchise.
9 juillet 2020
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, rejette le pourvoi de la République tchèque contre la décision de la Commission refusant de la dispenser de mettre à disposition des ressources propres traditionnelles (droits de douane). L'arrêt précise qu'une lettre de la Commission rejetant une demande de dispense constitue un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, garantissant ainsi un contrôle juridictionnel effectif. Il confirme également que l'Union ne peut être tenue pour responsable sur le fondement de l'enrichissement sans cause lorsque les ressources propres n'ont pas été perçues en raison d'une erreur imputable aux autorités nationales.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un principe actif connu, lorsqu'une nouvelle application thérapeutique est autorisée. Elle juge que l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009 s'oppose à ce qu'un CCP soit délivré pour ce principe actif si celui-ci a déjà fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) antérieure pour une autre indication thérapeutique. Ainsi, seule la première AMM du principe actif, quelle que soit l'indication, sert de référence pour le calcul de la durée du CCP.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui soumet l'action en restitution des sommes indûment versées en exécution d'une clause abusive à un délai de prescription qui court à compter de la conclusion du contrat ou de l'exécution intégrale de celui-ci, sans que le consommateur ait eu connaissance du caractère abusif de la clause. En effet, un tel délai rend excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive 93/13/CEE, en privant le consommateur d'un délai raisonnable pour agir en connaissance de cause. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier que le point de départ de la prescription de l'action en restitution consécutive à l'annulation d'une clause abusive est fixé au moment où le consommateur a pu raisonnablement connaître le caractère abusif de la clause, et non à la date du contrat ou de son exécution.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union (directive 93/13) ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui soumet l'action en restitution des sommes versées au titre d'une clause abusive à un délai de prescription, à condition que ce délai ne rende pas l'exercice du droit impossible en pratique. Ce délai doit courir à partir du moment où le consommateur a eu connaissance du caractère abusif de la clause, et non à partir de la conclusion du contrat ou de son exécution intégrale.
9 juillet 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"opération immobilière accessoire" au sens de l'article 288, premier alinéa, point 4, de la directive TVA, pour le calcul du chiffre d'affaires annuel servant de référence à l'application du régime des petites entreprises. La Cour juge que la location d'un bien immobilier par une personne physique exerçant plusieurs professions libérales peut constituer une telle opération accessoire, à condition qu'elle ne représente qu'une part limitée de son activité économique globale et qu'elle n'utilise qu'une faible partie de ses ressources. Cette interprétation a une incidence directe sur la détermination du seuil d'exonération de TVA pour les assujettis mixtes en droit français.
9 juillet 2020
La Cour de justice confirme que la lettre par laquelle la Commission refuse de dispenser un État membre de mettre à disposition des ressources propres traditionnelles (notamment des droits de douane) ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, car elle ne produit pas d'effets juridiques obligatoires. En conséquence, le recours en annulation formé par la République tchèque contre ce refus est irrecevable, la protection juridictionnelle effective de l'État membre devant s'exercer dans le cadre de la procédure contentieuse relative à l'établissement de sa dette.
9 juillet 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« opération immobilière accessoire » au sens de l'article 288, premier alinéa, point 4, de la directive TVA, pour le calcul du chiffre d'affaires annuel servant de référence au régime des petites entreprises. Elle juge que la location d'un bien immobilier par une personne physique exerçant plusieurs professions libérales peut constituer une telle opération accessoire, à condition qu'elle ne représente pas une activité économique indépendante et que son importance soit limitée par rapport à l'activité principale. Cette interprétation a un impact direct sur l'éligibilité des assujettis français au régime de franchise en base de TVA.
9 juillet 2020
9 juillet 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 juillet 2020 (affaire T-110/17) rejette le recours de Jiangsu Seraphim Solar System contre la Commission européenne, qui avait invalidé des factures conformes présentées par l'entreprise dans le cadre des engagements de prix relatifs aux importations de panneaux solaires chinois. Le Tribunal confirme la légalité du règlement d'exécution (UE) 2016/2146, qui a modifié rétroactivement les conditions de validité des factures, et précise que cette application dans le temps est justifiée par la nécessité de lutter contre les pratiques frauduleuses. Cette décision clarifie les limites du contrôle juridictionnel des mesures antidumping et la portée des engagements pris par les exportateurs chinois.
8 juillet 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Infineon pour avoir participé à un réseau de contacts bilatéraux sur le marché des puces pour cartes. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur en imputant à Infineon une infraction unique et continue, alors que l'entreprise n'avait participé qu'à une partie des échanges d'informations, et réduit en conséquence le montant de l'amende. Cette décision précise les conditions de qualification d'une infraction unique et complexe en matière d'échanges d'informations entre concurrents.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule, dans l'affaire T-332/15, les actes du Conseil ayant inclus Ocean Capital Administration GmbH et d'autres requérants sur la liste des personnes et entités soumises au gel des fonds dans le cadre des mesures restrictives contre l'Iran. La décision est motivée par une erreur d'appréciation du Conseil, qui n'a pas suffisamment démontré que les requérants apportaient un soutien matériel, financier ou logistique au gouvernement iranien. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour l'inscription sur les listes de sanctions de la PESC.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de deux entreprises brésiliennes contestant leur retrait de la liste des établissements autorisés à exporter des produits d'origine animale vers l'UE, décidé par la Commission en raison de manquements aux contrôles officiels brésiliens. L'arrêt confirme que la Commission dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour protéger la santé publique et peut, sans violer les droits de la défense, retirer un établissement de la liste sur le fondement de l'article 12, paragraphe 4, sous c), du règlement (CE) n° 854/2004, dès lors que les autorités compétentes du pays tiers ne garantissent plus le respect des normes sanitaires. Cette décision précise les conditions de la comitologie et les limites du contrôle juridictionnel en matière de sécurité sanitaire des denrées alimentaires importées.
8 juillet 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Neda Industrial Group contre le Conseil, qui visait l'annulation des actes maintenant son nom sur les listes de gel des fonds dans le cadre des mesures restrictives contre l'Iran. Le Tribunal a jugé que la motivation était suffisante et que le Conseil n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la société était impliquée dans la prolifération nucléaire. L'arrêt confirme ainsi la légalité du maintien des sanctions financières ciblées à l'encontre de l'entité requérante.
8 juillet 2020
8 juillet 2020