1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Saugmandsgaard Øe, examine l'interprétation de la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres. L'affaire porte sur les conditions de maintien du droit de séjour d'un citoyen de l'Union après la perte de son statut de travailleur, notamment en cas de chômage involontaire. Ces conclusions précisent les obligations des États membres en matière de protection contre l'éloignement et les critères d'évaluation de la charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale.
27 février 2020
27 février 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-782/18 du registre, à la suite du désistement de la demande de décision préjudicielle introduite par le Tribunal d'instance d'Épinal. Cette affaire portait sur l'interprétation de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats de crédit à la consommation, notamment la question de la prescription de l'action du consommateur. En conséquence, la Cour n'a pas statué sur le fond, et la procédure préjudicielle est close sans apport jurisprudentiel nouveau.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'un litige transfrontalier, la signification ou notification d'un acte introductif d'instance à une entreprise d'assurance non-vie établie dans un autre État membre peut être valablement effectuée auprès de son représentant domicilié sur le territoire national, conformément à la directive 2009/138/CE. Le règlement (CE) n° 1393/2007 relatif à la signification des actes n'est pas applicable en présence d'un tel représentant, car la notification est réputée avoir eu lieu sur le territoire de l'État membre du for.
27 février 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un citoyen de l'Union n'ayant jamais exercé sa liberté de circulation peut se voir refuser le droit de séjourner dans son propre État membre avec son conjoint ressortissant d'un pays tiers. La Cour juge que le refus de délivrance d'une carte de séjour au motif que le citoyen de l'Union ne dispose pas de ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de son conjoint, ou en raison d'une obligation légale de vie commune, peut priver ce citoyen de la jouissance effective de l'essentiel des droits conférés par le statut de citoyen de l'Union, notamment si ce refus le contraint à quitter le territoire de l'Union dans son ensemble.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le maintien d'un rappel de rémunération calculé sur la base d'un classement discriminatoire antérieur constitue une nouvelle discrimination fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Elle précise que le délai de forclusion pour introduire une demande d'indemnisation doit respecter les principes d'équivalence et d'effectivité, ne pouvant rendre impossible en pratique l'exercice de ce droit. En conséquence, un délai de six mois à compter de la connaissance de la discrimination est acceptable, à condition qu'il ne soit pas moins favorable que celui applicable aux recours similaires de droit interne.
27 février 2020
Dans l'arrêt C-803/18, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 15 et 16 du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant les clauses attributives de juridiction dans les contrats d'assurance de "grands risques". Elle précise qu'une telle clause, convenue entre le preneur d'assurance et l'assureur, est opposable à la personne assurée, même si celle-ci n'y a pas consenti directement, dès lors que le contrat relève de la catégorie des grands risques. Cette décision clarifie les conditions de validité et d'opposabilité des prorogations de compétence dans ce domaine spécifique, limitant ainsi les possibilités pour l'assuré de contester la juridiction désignée.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation tchèque refusant à une société, après le transfert de son siège de direction effective vers un autre État membre, la possibilité de déduire les pertes fiscales subies avant ce transfert constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal ou de lutter contre l'évasion fiscale, car la perte a été définitivement subie dans l'État d'origine et ne peut être utilisée ailleurs. En conséquence, l'État membre d'origine doit permettre la déduction de ces pertes lors du départ de la société.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE, en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait aux comptables d'exercer conjointement certaines activités, comme celles d'agent immobilier ou d'assureur, ce qui a été jugé disproportionné et non conforme au droit de l'Union. Cet arrêt précise les limites des restrictions nationales aux activités pluridisciplinaires dans le secteur des services, rappelant la nécessité de justifier toute interdiction par des raisons impérieuses d'intérêt général et de respecter le principe de proportionnalité.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé le refus d'enregistrement de la marque verbale «Fack Ju Göhte» comme marque de l'Union européenne, en raison de son caractère contraire aux bonnes mœurs au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous f), du règlement (CE) n° 207/2009. L'arrêt précise que l'appréciation du caractère contraire aux bonnes mœurs doit se fonder sur la perception du public pertinent dans l'Union, en tenant compte du contexte linguistique et culturel, et non sur la seule intention du déposant ou l'existence d'une œuvre protégée. Cette décision confirme une interprétation stricte des motifs absolus de refus pour les marques perçues comme vulgaires ou offensantes par une partie significative du public.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE, en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait ou limitait l'exercice conjoint de la profession de comptable avec d'autres activités, ce qui a été jugé disproportionné et contraire à la liberté d'établissement. Cet arrêt précise que les États membres ne peuvent restreindre les activités pluridisciplinaires que pour des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition que les mesures soient proportionnées et non discriminatoires.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le transfert d'une activité de transport par autobus peut constituer un transfert d'entreprise au sens de la directive 2001/23, même en l'absence de reprise des moyens d'exploitation matériels, dès lors que la reprise d'une partie essentielle du personnel, en nombre et par ses compétences, permet la poursuite de l'activité. Cette décision précise les critères d'appréciation du transfert, en particulier pour les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre, et a des implications directes pour les contentieux français relatifs au maintien des contrats de travail lors de changements de prestataires de services.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé le refus d'enregistrement de la marque verbale "Fack Ju Göhte" comme marque de l'Union européenne, jugeant qu'elle est contraire aux bonnes mœurs au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous f), du règlement (CE) n° 207/2009. L'arrêt précise que l'appréciation du caractère contraire aux bonnes mœurs doit tenir compte de la perception du public pertinent, y compris le fait que le signe reprend une insulte déformée, et que le succès commercial de l'œuvre du même nom ne saurait remettre en cause ce motif absolu de refus. Cette décision a une portée pratique pour les praticiens français en matière de droit des marques, car elle rappelle que la notoriété d'un signe ne peut pas faire échec à l'application des motifs absolus de refus fondés sur l'ordre public ou les bonnes mœurs.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'un contrat d'assurance de "grands risques" au sens du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012), une clause attributive de juridiction convenue entre le preneur d'assurance et l'assureur est opposable à la personne assurée, même si cette dernière n'a pas expressément consenti à la clause. Cette solution repose sur la liberté contractuelle accrue reconnue pour cette catégorie de risques, où la personne assurée est présumée avoir une connaissance suffisante des stipulations du contrat principal.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Saugmandsgaard Øe, examine l'interprétation du règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. L'affaire porte sur la possibilité pour un passager d'assigner une compagnie aérienne devant le tribunal du lieu de départ ou d'arrivée, même si ces lieux se situent dans un État membre différent de celui du domicile du transporteur. Ces conclusions précisent les conditions d'application de la compétence spéciale en matière contractuelle pour les litiges liés aux droits des passagers aériens.
27 février 2020
Dans l'affaire C-836/18, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un État membre ne peut pas refuser un droit de séjour au conjoint ressortissant d'un pays tiers d'un citoyen de l'Union n'ayant jamais exercé sa liberté de circulation, au seul motif que ce citoyen ne dispose pas de ressources suffisantes. Une telle pratique nationale priverait le citoyen de l'Union de la jouissance effective de l'essentiel des droits attachés à son statut, en violation de l'article 20 TFUE.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le rappel de rémunération d'un fonctionnaire, calculé sur la base d'un ancien système de classement discriminatoire fondé sur l'âge, constitue une nouvelle discrimination contraire à la directive 2000/78/CE. Elle précise qu'un délai de forclusion pour introduire une demande d'indemnisation ne doit pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union, en application des principes d'équivalence et d'effectivité. Cette décision a une portée pratique pour les contentieux français relatifs aux systèmes de rémunération des agents publics, notamment en matière de revalorisations indiciaires et de rappels de traitement.
27 février 2020
L'arrêt de la Cour (C-836/18) précise qu'un État membre peut refuser un droit de séjour dérivé au conjoint ressortissant d'un pays tiers d'un citoyen de l'Union n'ayant jamais circulé, lorsque ce citoyen ne dispose pas de ressources suffisantes et que la législation nationale impose une obligation de vie commune. Toutefois, un tel refus est contraire à l'article 20 TFUE s'il prive le citoyen de l'Union de la jouissance effective de l'essentiel de ses droits, en le contraignant à quitter le territoire de l'Union.
27 février 2020
Dans l'arrêt C-298/18 (Grafe et Pohle), la CJUE précise les conditions d'un transfert d'entreprise au sens de la directive 2001/23/CE dans le secteur des transports de voyageurs par autobus. Elle juge qu'un transfert peut exister même en l'absence de reprise des moyens d'exploitation matériels, dès lors que la nouvelle entreprise reprend une partie essentielle du personnel, qualifié et spécialisé, et que cette reprise permet la poursuite de l'activité. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une approche fonctionnelle du transfert, où la main-d'œuvre peut constituer à elle seule une entité économique, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans cette affaire, que l'article 56 TFUE s'oppose à une réglementation nationale qui soumet les opérateurs de paris sportifs établis dans un autre État membre à un impôt unique plus élevé que celui applicable aux opérateurs nationaux, en l'absence de justification objective. Cette décision précise les conditions de compatibilité des régimes fiscaux nationaux avec la libre prestation des services dans le secteur des jeux de hasard.
26 février 2020