Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Affaire C-175/18 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2020 – PTC Therapeutics International Ltd/Agence européenne des médicaments, European Confederation of Pharmaceutical Entrepreneurs (Eucope) [Pourvoi – Accès aux documents des institutions, des organes ou organismes de l’Union – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, premier tiret – Exception relative à la protection des intérêts commerciaux – Article 4, paragraphe 3 – Protection du processus décisionnel – Documents soumis à l’Agence européenne des médicaments dans le cadre d’une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament à usage humain – Décision d’accorder l’accès aux documents à un tiers – Présomption générale de confidentialité – Absence d’obligation pour une institution, un organe ou un organisme de l’Union européenne d’appliquer une présomption générale de confidentialité]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Agence européenne des médicaments (EMA) n'est pas tenue d'appliquer une présomption générale de confidentialité aux documents soumis dans le cadre d'une demande d'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Elle doit examiner au cas par cas si la divulgation porterait atteinte aux intérêts commerciaux ou au processus décisionnel, conformément au règlement (CE) n° 1049/2001. Cet arrêt précise les limites de la protection des données commerciales face au droit d'accès aux documents des institutions de l'UE.
22 janvier 2020
Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 22 janvier 2020.#Daimler AG contre Commission européenne.#Recours en annulation – Retrait de réductions certifiées des émissions de CO2 – Régime des éco-innovations – Règlement (CE) no 443/2009 – Règlement d’exécution (UE) no 725/2011 – Acte non susceptible de recours – Mesure préparatoire – Irrecevabilité.#Affaire T-751/18.
Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours de Daimler AG visant l'annulation du retrait de réductions certifiées des émissions de CO2, au motif que l'acte contesté constituait une mesure préparatoire non susceptible de recours. Cette ordonnance précise les limites du contrôle juridictionnel des actes intermédiaires dans le cadre du régime des éco-innovations et du règlement (CE) n° 443/2009. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle la nécessité d'attendre l'acte final pour contester une décision de la Commission en matière de certification des réductions d'émissions.
22 janvier 2020
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 22 janvier 2020.#République de Lituanie contre Commission européenne.#FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Dépenses effectuées par la Lituanie – Corrections financières ponctuelles et forfaitaires – Développement rural – Système de contrôle de la conditionnalité – Contrôle administratif – Contrôle sur place – Qualité des contrôles – Qualité des demandeurs – Conditions créées artificiellement – Caractère raisonnable des coûts – Dépenses effectuées dans le cadre des projets – Analyse de risques – Facteurs de risques – Tolérance en matière de sanctions non prévue par la réglementation de l’Union – Système d’évaluation et de sanctions trop clément – Données statistiques annuelles de contrôle.#Affaire T-19/18.
La République de Lituanie a contesté les corrections financières ponctuelles et forfaitaires imposées par la Commission européenne au titre du FEAGA et du FEADER, en raison de défaillances dans son système de contrôle de la conditionnalité des aides. Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours, validant les corrections pour insuffisance des contrôles administratifs et sur place, mauvaise analyse des risques, et application d'une tolérance en matière de sanctions non conforme au droit de l'Union. Cette décision confirme la rigueur exigée par la Commission dans la gestion et le contrôle des dépenses agricoles, notamment quant à la qualité des contrôles et au caractère raisonnable des coûts.
22 janvier 2020
Affaire T-751/18: Ordonnance du Tribunal du 22 janvier 2020 – Daimler/Commission [«Recours en annulation – Retrait de réductions certifiées des émissions de CO2 – Régime des éco-innovations – Règlement (CE) no 443/2009 – Règlement d’exécution (UE) no 725/2011 – Acte non susceptible de recours – Mesure préparatoire – Irrecevabilité»]
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de Daimler contre la Commission, car la lettre contestée concernant le retrait de réductions certifiées des émissions de CO2 constituait une mesure préparatoire et non un acte définitif susceptible de recours. Cette ordonnance rappelle que seules les décisions produisant des effets juridiques obligatoires peuvent être attaquées devant le juge de l'Union, excluant les actes intermédiaires dans une procédure administrative.
22 janvier 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2020.#MSD Animal Health Innovation GmbH et Intervet international BV contre Agence européenne des médicaments (EMA).#Pourvoi – Accès aux documents des institutions, des organes ou organismes de l’Union – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, premier tiret – Exception relative à la protection des intérêts commerciaux – Article 4, paragraphe 3 – Protection du processus décisionnel – Documents soumis à l’Agence européenne des médicaments dans le cadre d’une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament vétérinaire – Décision d’accorder l’accès aux documents à un tiers – Présomption générale de confidentialité – Absence d’obligation pour une institution, un organe ou un organisme de l’Union européenne d’appliquer une présomption générale de confidentialité.#Affaire C-178/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de MSD Animal Health Innovation et Intervet international contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de l'Agence européenne des médicaments (EMA) de divulguer des données soumises dans le cadre d'une demande d'autorisation de mise sur le marché d'un médicament vétérinaire. Elle précise que le règlement (CE) n° 1049/2001 n'impose pas aux institutions, organes ou organismes de l'Union d'appliquer une présomption générale de confidentialité pour les documents relatifs à une autorisation de mise sur le marché, même si ceux-ci contiennent des informations commerciales sensibles. L'EMA doit procéder à un examen concret et individuel de chaque document pour déterminer si l'exception de protection des intérêts commerciaux (article 4, paragraphe 2, premier tiret) ou celle relative au processus décisionnel (article 4, paragraphe 3) s'oppose à la divulgation.
22 janvier 2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2020.#Almudena Baldonedo Martín contre Ayuntamiento de Madrid.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clause 4 – Principe de non-discrimination – Clause 5 – Mesures visant à prévenir les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Indemnité en cas cessation de la relation de travail – Articles 151 et 153 TFUE – Articles 20 et 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Applicabilité – Différence de traitement fondée sur la nature publique ou privée, au sens du droit national, du régime gouvernant la relation de travail.#Affaire C-177/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, et notamment la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée, s'oppose à une réglementation nationale qui réserve une indemnité de cessation d'emploi aux seuls travailleurs temporaires du secteur public, à l'exclusion de ceux du secteur privé, en l'absence de justification objective. Cet arrêt précise que la différence de traitement fondée sur la nature publique ou privée de l'employeur n'est pas admissible au regard du principe de non-discrimination, et que les États membres ne peuvent pas exclure par principe les travailleurs à durée déterminée du secteur privé du bénéfice d'une telle indemnité.
22 janvier 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0177
22 janvier 2020
Affaire C-814/18: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2020 (demande de décision préjudicielle du College van Beroep voor het bedrijfsleven - Pays-Bas) – Ursa Major Services BV/Minister van Landbouw, Natuur en Voedselkwaliteit [Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Règlement (CE) no 1198/2006 – Article 55, paragraphe 1 – Contribution financière du Fonds européen pour la pêche (FEP) – Éligibilité des dépenses – Condition – Dépense ayant été effectivement payée par les bénéficiaires – Notion]
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, la notion de "dépense effectivement payée" au sens de l'article 55, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1198/2006 relatif au Fonds européen pour la pêche (FEP). Elle juge que cette condition d'éligibilité à une contribution financière n'est pas remplie lorsque le bénéficiaire a seulement comptabilisé la dépense sans en effectuer le paiement effectif, même si une obligation juridique de payer existe. Cet arrêt a une portée pratique pour les professionnels français sollicitant des fonds européens dans le secteur de la pêche, en rappelant l'exigence d'un paiement réel et irrévocable pour bénéficier du concours financier.
22 janvier 2020
Affaire T-35/18: Ordonnance du Tribunal du 22 janvier 2020 – La Marchesiana/EUIPO – Marchesi 1824 (MARCHESI)
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de La Marchesiana contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale « MARCHESI » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « MARCHESI 1824 » pour des produits identiques ou similaires. Cette ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que sur le caractère distinctif moyen de la marque antérieure. La décision illustre l'application stricte des critères de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 sur la marque de l'Union européenne.
22 janvier 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0175
22 janvier 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0814
22 janvier 2020
Arrêt CJUE — 62018CC0634
22 janvier 2020
Affaire C-178/18 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2020 – MSD Animal Health Innovation GmbH, Intervet international BV/Agence européenne des médicaments (EMA) [Pourvoi – Accès aux documents des institutions, des organes ou organismes de l’Union – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, premier tiret – Exception relative à la protection des intérêts commerciaux – Article 4, paragraphe 3 – Protection du processus décisionnel – Documents soumis à l’Agence européenne des médicaments dans le cadre d’une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament vétérinaire – Décision d’accorder l’accès aux documents à un tiers – Présomption générale de confidentialité – Absence d’obligation pour une institution, un organe ou un organisme de l’Union européenne d’appliquer une présomption générale de confidentialité]
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-178/18 P) du 22 janvier 2020 précise que les institutions, organes et organismes de l'UE ne sont pas tenus d'appliquer une présomption générale de confidentialité pour refuser l'accès à des documents relatifs à des demandes d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires. La Cour juge que l'Agence européenne des médicaments (EMA) doit examiner individuellement chaque demande d'accès, en vérifiant si la divulgation porterait concrètement atteinte aux intérêts commerciaux ou au processus décisionnel, sans pouvoir se retrancher derrière une présomption systématique de confidentialité. Cette décision renforce le principe de transparence en limitant la portée des exceptions prévues à l'article 4 du règlement (CE) n° 1049/2001.
22 janvier 2020
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 22 janvier 2020.#Generics (UK) Ltd e.a. contre Competition and Markets Authority.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Competition Appeal Tribunal.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Produits pharmaceutiques – Barrières à l’entrée sur le marché des médicaments génériques résultant d’accords de règlement amiables de litiges relatifs à des brevet de procédé conclus entre un fabricant de médicaments princeps titulaire de ces brevets et des fabricants de produits génériques – Article 101 TFUE – Concurrence potentielle – Restriction par objet – Qualification – Restriction par effet – Appréciation des effets – Article 102 TFUE – Marché pertinent – Inclusion des médicaments génériques dans le marché pertinent – Abus de position dominante – Qualification – Justifications.#Affaire C-307/18.
Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-307/18 (Generics/CMA) précisent les conditions dans lesquelles des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets pharmaceutiques, dits "pay-for-delay", peuvent constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. L'avocat général estime que de tels accords, par lesquels un laboratoire princeps rémunère des fabricants de génériques pour qu'ils retardent leur entrée sur le marché, sont susceptibles d'être qualifiés de restriction par objet s'ils révèlent un transfert de valeur suffisant et l'absence de justification pro-concurrentielle. En outre, ces conclusions abordent la définition du marché pertinent en incluant les génériques et les conditions de qualification d'un abus de position dominante au titre de l'article 102 TFUE.
22 janvier 2020
Décision de la Commission du 22/01/2020 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.9574 - ASSOCIATED BRITISH FOODS / WILMAR INTERNATIONAL / AB MAURI YIHAI KERRY CHINA INVESTMENT HOLDING COMPANY) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)
Cette décision de la Commission européenne autorise, en vertu du règlement sur les concentrations, l'acquisition du contrôle conjoint d'AB Mauri Yihai Kerry China Investment Holding Company par Associated British Foods et Wilmar International. La Commission a conclu que l'opération, qui concerne le secteur des ingrédients de boulangerie en Chine, n'entrave pas significativement la concurrence effective sur le marché commun ou une partie substantielle de celui-ci.
22 janvier 2020
Rapport [en vertu de l’article 92, paragraphe 4, du règlement (UE) no 806/2014] sur tout engagement éventuel découlant de l’exécution, par le Conseil de résolution unique, le Conseil de l’Union européenne ou la Commission, des tâches qui leur incombent en vertu dudit règlement pour l’exercice 2018, accompagné des réponses du Conseil de résolution unique, de la Commission et du Conseil
Ce rapport, établi par la Cour des comptes européenne en vertu de l'article 92, paragraphe 4, du règlement (UE) n° 806/2014 (règlement MRU), examine les éventuels engagements financiers non budgétaires découlant des actions du Conseil de résolution unique (CRU), du Conseil de l'UE et de la Commission pour l'exercice 2018. Il analyse notamment les risques de passifs éventuels liés à l'exécution de leurs missions dans le cadre du mécanisme de résolution unique, en se focalisant sur les décisions de résolution et les aides de l'État. Le document inclut les réponses des trois institutions aux constatations de la Cour, offrant ainsi un aperçu de la gestion des risques financiers dans le cadre de l'Union bancaire.
22 janvier 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9574 — Associated British Foods/Wilmar International/AB Mauri Yihai Kerry China Investment Holding Company) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 30/02
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant la création d'une entreprise commune par Associated British Foods et Wilmar International dans le secteur des ingrédients de boulangerie en Chine. Cette décision, prise dans le cadre du règlement sur les concentrations, est fondée sur l'absence d'atteinte significative à la concurrence sur le marché concerné. Le texte, pertinent pour l'EEE, confirme la compatibilité de l'opération avec le marché intérieur.
22 janvier 2020
Proposition de DÉCISION DU CONSEIL autorisant les États membres à ratifier, dans l’intérêt de l’Union européenne, la convention (nº 190) sur la violence et le harcèlement, 2019, de l’Organisation internationale du travail
Cette proposition de décision du Conseil autorise les États membres à ratifier, dans l'intérêt de l'Union européenne, la convention OIT n° 190 de 2019 sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Elle vise à permettre une ratification coordonnée et rapide de cet instrument international par les États membres, afin de garantir une protection harmonisée contre ces phénomènes au sein de l'UE, tout en respectant les compétences partagées entre l'Union et ses États membres.
22 janvier 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9687 — CPPIB/OTPP/IDEAL) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 29/01
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant l'acquisition du contrôle conjoint de la société Ideal par les fonds d'investissement canadiens CPPIB et OTPP. Cette décision, prise dans le cadre du règlement sur les concentrations, déclare l'opération compatible avec le marché intérieur et l'EEE. Le texte constitue une simple publication officielle de cette non-opposition, sans détail sur l'analyse concurrentielle.
22 janvier 2020
Décision de la Commission du 22/01/2020 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.9687 - CPPIB / OTPP / IDEAL) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)
Cette décision de la Commission européenne autorise, sur le fondement du règlement CE n° 139/2004, le projet de concentration entre les fonds d'investissement canadiens CPPIB et OTPP dans l'entité IDEAL, après avoir conclu à sa compatibilité avec le marché intérieur. Le texte, dont seule la version anglaise fait foi, constitue une autorisation individuelle délivrée dans le cadre du contrôle des concentrations européennes.
22 janvier 2020