5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 874Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 591Versions consolidées des textes
28 393Propositions · Communications · Initiatives
82 793Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 123Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'application de la dérogation permettant à un assujetti de réduire sa base d'imposition à la TVA en cas de non-paiement d'une créance. La Cour interprète l'article 90, paragraphe 2, de la directive 2006/112/CE et statue que le délai de forclusion pour demander cette réduction ne commence à courir qu'à compter de la date à laquelle le prix initialement convenu est devenu exigible. Elle précise également que le droit à une réduction de la base d'imposition emporte, en cas de remboursement tardif par l'administration fiscale, le droit au versement d'intérêts.
29 février 2024
Cet arrêt traite des méthodes de calcul de la marge de dumping dans le cadre de la réglementation antidumping de l'UE. La Cour précise la hiérarchie entre les différentes méthodes de calcul prévues par le règlement de base, en confirmant que la méthode du prix à l'exportation vers un pays tiers ne peut être utilisée que lorsque la méthode du prix sur le marché intérieur n'est pas applicable. L'arrêt confirme également que le règlement d'exécution établissant des droits antidumping définitifs doit légalement permettre la perception rétroactive des droits provisoires.
29 février 2024
Cet arrêt confirme que le droit à indemnisation des passagers en cas d'annulation de vol, prévu par le règlement (CE) n° 261/2004, est une créance de nature pécuniaire qui peut être cédée à une société commerciale. La Cour juge qu'une clause des conditions générales du transporteur interdisant une telle cession est nulle, car elle constituerait une dérogation non autorisée aux droits des passagers.
29 février 2024
Cet arrêt précise les obligations d'un État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État responsable de l'examen de sa demande, lorsque ce dernier est soupçonné de pratiques de "pushback" ou de rétention aux frontières constituant des défaillances systémiques. La Cour rappelle que le principe de confiance mutuelle ne dispense pas l'État procédant au transfert de vérifier concrètement l'existence d'un risque réel de traitement inhumain ou dégradant, sur la base de preuves actuelles et fiables. Elle délimite ainsi le niveau de preuve requis pour invoquer l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux et suspendre un transfert au titre de l'article 3, paragraphe 2, du règlement Dublin III.
29 février 2024
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne du 29 février 2024 dans l'affaire C-388/21 (A / B) porte sur une demande de décision préjudicielle du Landgericht Erfurt (Allemagne). Le président a ordonné la radiation de l'affaire du registre de la Cour, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une décision sur le fond ne soit rendue. Cette décision a pour effet de priver les juridictions nationales et les justiciables de l'interprétation du droit de l'Union qui était sollicitée.
29 février 2024
Cet arrêt traite des méthodes de calcul de la marge de dumping dans le cadre de la réglementation antidumping de l'UE. La Cour précise la hiérarchie entre les différentes méthodes de calcul prévues par le règlement de base, en confirmant que la méthode par comparaison avec le prix à l'exportation vers un pays tiers approprié constitue une méthode alternative subsidiaire. L'arrêt confirme également que les institutions disposent d'une marge d'appréciation dans le choix des méthodes de calcul appropriées pour déterminer la sous-cotation.
29 février 2024
L'arrêt Doctipharma (C-606/21) précise le champ d'application de la directive 2001/83/CE concernant la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription. La Cour juge qu'un service de mise en relation entre pharmaciens et clients pour la vente en ligne de ces médicaments ne constitue pas une activité de vente au détail au sens de cette directive, mais un service de la société de l'information. En conséquence, un État membre ne peut pas imposer à ce service des conditions spécifiques prévues pour la vente à distance de médicaments, sauf si ces restrictions sont justifiées par la protection de la santé publique et proportionnées.
29 février 2024
Cet arrêt précise que le principe d'effectivité du droit de l'Union impose au juge national, dans le cadre d'une procédure d'injonction de payer, de contrôler d'office le caractère abusif des clauses d'un contrat de crédit renouvelable conclu avec un consommateur. La Cour de justice estime que ce contrôle doit pouvoir être exercé au stade de l'exécution de l'injonction de payer, afin d'éviter qu'une décision procédurale clôturant la procédure ne prive définitivement le consommateur de la possibilité d'invoquer le caractère abusif d'une clause.
29 février 2024
Cet arrêt précise que le juge national, dans le cadre d'une procédure d'injonction de payer, a l'obligation de contrôler d'office le caractère abusif des clauses d'un contrat de crédit renouvelable conclu avec un consommateur. Il rappelle que le principe d'effectivité du droit de l'Union s'oppose à ce qu'une décision rendue dans une telle procédure prive définitivement le consommateur de la possibilité d'invoquer ce caractère abusif au stade de l'exécution forcée.
29 février 2024
Dans l'affaire C-392/22, la Cour de justice de l'Union européenne précise l'étendue des obligations de l'État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État membre responsable de sa demande, en application du règlement Dublin III. Elle juge que le principe de confiance mutuelle n'empêche pas l'État requérant de vérifier, par des moyens de preuve concrets, l'existence de défaillances systémiques dans l'État responsable, notamment des pratiques de refoulement sommaire (pushback) ou de rétention aux frontières, susceptibles d'exposer le demandeur à un risque réel de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte. L'arrêt encadre ainsi le niveau de preuve requis pour écarter la présomption de sécurité et suspendre un transfert.
29 février 2024
L'arrêt de la Cour (dixième chambre) du 29 février 2024 dans l'affaire C-314/22, Consortium Remi Group, interprète l'article 90, paragraphe 2, de la directive TVA 2006/112/CE. Il précise que le délai de forclusion imposé par un État membre pour demander la réduction de la base d'imposition en cas de non-paiement total ou partiel du prix ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où l'assujetti a connaissance de l'irrécouvrabilité définitive de la créance, et non à une date antérieure fixée de manière forfaitaire. En outre, la Cour rappelle que, en cas de réduction tardive de la base d'imposition, l'assujetti a droit au versement d'intérêts compensant l'indisponibilité des sommes dues par le Trésor public.
29 février 2024
Cet arrêt précise les obligations d'un État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État responsable, lorsque ce dernier est soupçonné de pratiques de "pushback" ou de rétention aux frontières constituant des défaillances systémiques. La Cour rappelle que le principe de confiance mutuelle ne peut prévaloir face à un risque réel de traitement inhumain ou dégradant, et que l'État procédant au transfert doit évaluer ce risque en tenant compte de tous les éléments de preuve disponibles, y compris les rapports d'ONG et d'organisations internationales.
29 février 2024
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un voyageur peut résilier un contrat de voyage à forfait sans frais en raison de circonstances exceptionnelles et inévitables, comme la pandémie de COVID-19. Elle juge que l'absence de recommandation officielle déconseillant les voyages n'exclut pas la prise en compte de circonstances personnelles du voyageur, et que les conséquences importantes sur l'exécution du forfait peuvent être évaluées tant au lieu de départ qu'à d'autres lieux. Cet arrêt clarifie l'interprétation de l'article 12, paragraphe 2, de la directive 2015/2302, en offrant une appréciation plus souple des circonstances justifiant une résiliation sans frais.
29 février 2024
Cet arrêt interprète les conditions permettant de considérer qu'une conversion religieuse survenue après l'arrivée dans l'État membre constitue un "besoin de protection internationale apparaissant sur place" au sens de l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2011/95/UE. La Cour précise qu'une telle conversion ne peut être considérée comme une "circonstance créée par le demandeur, de son propre fait" excluant le statut de réfugié que si elle est le résultat d'une intention abusive et d'une instrumentalisation de la procédure d'asile. Elle établit ainsi que les activités dans l'État d'accueil, pourvu qu'elles soient authentiques, peuvent fonder une crainte de persécution même si elles ne prolongent pas directement des convictions antérieures.
29 février 2024
Dans l'affaire C-222/22, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2011/95/UE concernant les besoins de protection internationale apparaissant sur place. Elle précise qu'une conversion religieuse intervenue dans l'État membre d'accueil après le départ du pays d'origine ne peut être considérée comme une "circonstance créée par le demandeur de son propre fait" de manière abusive que si elle est effectuée dans le seul but d'obtenir le statut de réfugié, sans constituer l'expression de convictions sincères. Pour le juge français, cet arrêt impose un examen au cas par cas de la sincérité de la conversion, excluant toute présomption d'abus fondée sur le seul fait que la conversion est postérieure au départ.
29 février 2024
29 février 2024
La Cour de justice a constaté le manquement de l'Irlande pour n'avoir ni transposé ni notifié les mesures de transposition de la directive sur les services de médias audiovisuels dans les délais impartis. Elle a rejeté la demande de la Commission de condamner l'Irlande au paiement d'une astreinte, mais l'a condamnée au paiement d'une somme forfaitaire en raison de la durée du manquement. Cet arrêt illustre la procédure de manquement et les sanctions financières applicables en cas de retard persistant dans la mise en œuvre du droit de l'Union.
29 février 2024
Cet arrêt de la Cour de justice précise les règles applicables au transfert des prestations de survie vers l'Algérie dans le cadre de l'accord d'association CE-Algérie. La Cour juge qu'une législation nationale qui réduit le montant d'une telle prestation pour les bénéficiaires résidant en Algérie, en appliquant le principe du pays de résidence, est contraire aux dispositions de cet accord. L'arrêt garantit ainsi que les travailleurs migrants algériens et leurs survivants ne subissent pas de réduction injustifiée de leurs droits à prestation en raison de leur lieu de résidence.
29 février 2024
Cet arrêt traite de la recevabilité d'un recours en annulation formé par une association professionnelle contre un règlement antidumping. La Cour confirme que les associations d'importateurs peuvent attaquer ces actes si leurs membres sont directement concernés par les droits antidumping imposés. L'arrêt précise les conditions de l'intérêt à agir pour les associations représentant des opérateurs économiques dans le contentieux commercial de l'UE.
29 février 2024
Cet arrêt clarifie la notion de "bénéficiaire" au sens du règlement FEADER, en précisant que cette qualité peut être attribuée à toute personne physique ou morale ayant participé à la réalisation d'une irrégularité ayant conduit à un versement indu, et ce indépendamment de la réception directe des aides. La Cour confirme ainsi que les autorités nationales peuvent recouvrer les sommes indûment versées auprès de ces personnes, élargissant le champ des responsables potentiels du recouvrement au-delà du seul destinataire formel des fonds.
29 février 2024