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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.

5 670

Total documents

429 717

Avec texte intégral

275 391

Résumés IA

0

En vigueur

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 874

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 591

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 393

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 793

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 123

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2024Effacer tout
Jurisprudence CJUE62022CJ0314_SUM

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 29 février 2024.#« Consortium Remi Group » AD contre Direktor na Direktsia « Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika » Varna pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Dérogation prévue à l’article 90, paragraphe 2 – Base d’imposition – Réduction de la base d’imposition – Non-paiement total ou partiel du prix – Délai de forclusion en vue de demander la réduction postérieure de la base d’imposition de la TVA – Date à laquelle le délai de forclusion commence à courir – Droit de l’assujetti au versement d’intérêts.#Affaire C-314/22.

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'application de la dérogation permettant à un assujetti de réduire sa base d'imposition à la TVA en cas de non-paiement d'une créance. La Cour interprète l'article 90, paragraphe 2, de la directive 2006/112/CE et statue que le délai de forclusion pour demander cette réduction ne commence à courir qu'à compter de la date à laquelle le prix initialement convenu est devenu exigible. Elle précise également que le droit à une réduction de la base d'imposition emporte, en cas de remboursement tardif par l'administration fiscale, le droit au versement d'intérêts.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0688

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 février 2024.#Methanol Holdings (Trinidad) Ltd contre Commission européenne.#Pourvoi – Dumping – Règlement d’exécution (UE) 2019/1688 – Importations de mélanges d’urée et de nitrate d’ammonium originaires de Russie, de Trinité-et-Tobago et des États-Unis – Droit antidumping définitif – Règlement (UE) 2016/1036 – Perception définitive du droit provisoire – Hiérarchie entre les méthodes de calcul – Calcul de la marge de sous-cotation.#Affaire C-688/22 P.

Cet arrêt traite des méthodes de calcul de la marge de dumping dans le cadre de la réglementation antidumping de l'UE. La Cour précise la hiérarchie entre les différentes méthodes de calcul prévues par le règlement de base, en confirmant que la méthode du prix à l'exportation vers un pays tiers ne peut être utilisée que lorsque la méthode du prix sur le marché intérieur n'est pas applicable. L'arrêt confirme également que le règlement d'exécution établissant des droits antidumping définitifs doit légalement permettre la perception rétroactive des droits provisoires.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0011

Affaire C-11/23, Eventmedia Soluciones: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de lo Mercantil n.º 1 de Palma de Mallorca - Espagne) – Eventmedia Soluciones SL / Air Europa Líneas Aéreas SAU (Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 5, paragraphes 1 et 3 – Article 7, paragraphe 1 – Indemnisation des passagers aériens en cas d’annulation d’un vol – Nature et fondement du droit à indemnisation – Cession à une société commerciale de la créance des passagers à l’égard du transporteur aérien – Clause contractuelle interdisant une telle cession – Article 15 – Irrecevabilité des dérogations)

Cet arrêt confirme que le droit à indemnisation des passagers en cas d'annulation de vol, prévu par le règlement (CE) n° 261/2004, est une créance de nature pécuniaire qui peut être cédée à une société commerciale. La Cour juge qu'une clause des conditions générales du transporteur interdisant une telle cession est nulle, car elle constituerait une dérogation non autorisée aux droits des passagers.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0392

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 février 2024.#X contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Rechtbank Den Haag, zittingsplaats 's-Hertogenbosch.#Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Demande de protection internationale – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 4 – Risques de traitement inhumain ou dégradant – Critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Portée des obligations de l’État membre ayant sollicité la reprise en charge du demandeur par l’État membre responsable et souhaitant procéder au transfert du demandeur vers ce dernier État membre – Principe de confiance mutuelle – Moyens et niveau de la preuve du risque réel de traitement inhumain ou dégradant, résultant de défaillances systémiques – Pratiques de renvoi sommaire (pushback) vers un pays tiers et de rétention aux postes-frontières.#Affaire C-392/22.

Cet arrêt précise les obligations d'un État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État responsable de l'examen de sa demande, lorsque ce dernier est soupçonné de pratiques de "pushback" ou de rétention aux frontières constituant des défaillances systémiques. La Cour rappelle que le principe de confiance mutuelle ne dispense pas l'État procédant au transfert de vérifier concrètement l'existence d'un risque réel de traitement inhumain ou dégradant, sur la base de preuves actuelles et fiables. Elle délimite ainsi le niveau de preuve requis pour invoquer l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux et suspendre un transfert au titre de l'article 3, paragraphe 2, du règlement Dublin III.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CB0388

Affaire C-388/21, B: Ordonnance du président de la Cour du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Erfurt - Allemagne) – A / B

L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne du 29 février 2024 dans l'affaire C-388/21 (A / B) porte sur une demande de décision préjudicielle du Landgericht Erfurt (Allemagne). Le président a ordonné la radiation de l'affaire du registre de la Cour, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une décision sur le fond ne soit rendue. Cette décision a pour effet de priver les juridictions nationales et les justiciables de l'interprétation du droit de l'Union qui était sollicitée.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0688_INF

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 février 2024.#Methanol Holdings (Trinidad) Ltd contre Commission européenne.#Pourvoi – Dumping – Règlement d’exécution (UE) 2019/1688 – Importations de mélanges d’urée et de nitrate d’ammonium originaires de Russie, de Trinité-et-Tobago et des États-Unis – Droit antidumping définitif – Règlement (UE) 2016/1036 – Perception définitive du droit provisoire – Hiérarchie entre les méthodes de calcul – Calcul de la marge de sous-cotation.#Affaire C-688/22 P.

Cet arrêt traite des méthodes de calcul de la marge de dumping dans le cadre de la réglementation antidumping de l'UE. La Cour précise la hiérarchie entre les différentes méthodes de calcul prévues par le règlement de base, en confirmant que la méthode par comparaison avec le prix à l'exportation vers un pays tiers approprié constitue une méthode alternative subsidiaire. L'arrêt confirme également que les institutions disposent d'une marge d'appréciation dans le choix des méthodes de calcul appropriées pour déterminer la sous-cotation.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CA0606

Affaire C-606/21, Doctipharma: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle de la cour d'appel de Paris - France) – Doctipharma SAS / Union des Groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), Pictime Coreyre (Renvoi préjudiciel – Médicaments à usage humain – Directive 2001/83/CE – Article 85 quater – Champ d’application – Vente à distance au public de médicaments – Médicaments à usage humain non soumis à une prescription médicale obligatoire – Personnes autorisées ou habilitées à vendre à distance au public des médicaments – Faculté, pour les États membres, d’imposer des conditions, justifiées par la protection de la santé publique, pour la délivrance au détail, sur leur territoire, de médicaments vendus en ligne – Services de la société de l’information – Directive 98/34/CE – Directive (UE) 2015/1535 – Service de mise en relation de pharmaciens et de clients pour la vente en ligne de médicaments)

L'arrêt Doctipharma (C-606/21) précise le champ d'application de la directive 2001/83/CE concernant la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription. La Cour juge qu'un service de mise en relation entre pharmaciens et clients pour la vente en ligne de ces médicaments ne constitue pas une activité de vente au détail au sens de cette directive, mais un service de la société de l'information. En conséquence, un État membre ne peut pas imposer à ce service des conditions spécifiques prévues pour la vente à distance de médicaments, sauf si ces restrictions sont justifiées par la protection de la santé publique et proportionnées.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0724

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 février 2024.#Investcapital Ltd contre G.H.R.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado de Primera Instancia de León.#Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Principe d’effectivité du droit de l’Union – Contrat de crédit renouvelable – Procédure d’injonction de payer – Contrôle d’office du caractère abusif des clauses contractuelles effectué dans le cadre de cette procédure – Exécution de la décision procédurale clôturant ladite procédure – Perte par forclusion de la possibilité d’invoquer le caractère abusif d’une clause du contrat au stade de l’exécution de l’injonction de payer – Pouvoir de contrôle du juge national.#Affaire C-724/22.

Cet arrêt précise que le principe d'effectivité du droit de l'Union impose au juge national, dans le cadre d'une procédure d'injonction de payer, de contrôler d'office le caractère abusif des clauses d'un contrat de crédit renouvelable conclu avec un consommateur. La Cour de justice estime que ce contrôle doit pouvoir être exercé au stade de l'exécution de l'injonction de payer, afin d'éviter qu'une décision procédurale clôturant la procédure ne prive définitivement le consommateur de la possibilité d'invoquer le caractère abusif d'une clause.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0724_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 février 2024.#Investcapital Ltd contre G.H.R.#Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Principe d’effectivité du droit de l’Union – Contrat de crédit renouvelable – Procédure d’injonction de payer – Contrôle d’office du caractère abusif des clauses contractuelles effectué dans le cadre de cette procédure – Exécution de la décision procédurale clôturant ladite procédure – Perte par forclusion de la possibilité d’invoquer le caractère abusif d’une clause du contrat au stade de l’exécution de l’injonction de payer – Pouvoir de contrôle du juge national.#Affaire C-724/22.

Cet arrêt précise que le juge national, dans le cadre d'une procédure d'injonction de payer, a l'obligation de contrôler d'office le caractère abusif des clauses d'un contrat de crédit renouvelable conclu avec un consommateur. Il rappelle que le principe d'effectivité du droit de l'Union s'oppose à ce qu'une décision rendue dans une telle procédure prive définitivement le consommateur de la possibilité d'invoquer ce caractère abusif au stade de l'exécution forcée.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0392

Affaire C-392/22, Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (Confiance mutuelle en cas de transfert): Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag, zittingsplaats 's-Hertogenbosch - Pays-Bas) – X / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Demande de protection internationale – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 4 – Risques de traitement inhumain ou dégradant – Critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Portée des obligations de l’État membre ayant sollicité la reprise en charge du demandeur par l’État membre responsable et souhaitant procéder au transfert du demandeur vers ce dernier État membre – Principe de confiance mutuelle – Moyens et niveau de la preuve du risque réel de traitement inhumain ou dégradant, résultant de défaillances systémiques – Pratiques de renvoi sommaire (pushback) vers un pays tiers et de rétention aux postes-frontières)

Dans l'affaire C-392/22, la Cour de justice de l'Union européenne précise l'étendue des obligations de l'État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État membre responsable de sa demande, en application du règlement Dublin III. Elle juge que le principe de confiance mutuelle n'empêche pas l'État requérant de vérifier, par des moyens de preuve concrets, l'existence de défaillances systémiques dans l'État responsable, notamment des pratiques de refoulement sommaire (pushback) ou de rétention aux frontières, susceptibles d'exposer le demandeur à un risque réel de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte. L'arrêt encadre ainsi le niveau de preuve requis pour écarter la présomption de sécurité et suspendre un transfert.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0314

Affaire C-314/22, Consortium Remi Group: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Varhoven administrativen sad - Bulgarie) – « Consortium Remi Group » AD / Direktor na Direktsia « Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika » Varna pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite (Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Dérogation prévue à l’article 90, paragraphe 2 – Base d’imposition – Réduction de la base d’imposition – Non-paiement total ou partiel du prix – Délai de forclusion en vue de demander la réduction postérieure de la base d’imposition de la TVA – Date à laquelle le délai de forclusion commence à courir – Droit de l’assujetti au versement d’intérêts)

L'arrêt de la Cour (dixième chambre) du 29 février 2024 dans l'affaire C-314/22, Consortium Remi Group, interprète l'article 90, paragraphe 2, de la directive TVA 2006/112/CE. Il précise que le délai de forclusion imposé par un État membre pour demander la réduction de la base d'imposition en cas de non-paiement total ou partiel du prix ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où l'assujetti a connaissance de l'irrécouvrabilité définitive de la créance, et non à une date antérieure fixée de manière forfaitaire. En outre, la Cour rappelle que, en cas de réduction tardive de la base d'imposition, l'assujetti a droit au versement d'intérêts compensant l'indisponibilité des sommes dues par le Trésor public.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0392_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 29 février 2024.#X contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Demande de protection internationale – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 4 – Risques de traitement inhumain ou dégradant – Critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Portée des obligations de l’État membre ayant sollicité la reprise en charge du demandeur par l’État membre responsable et souhaitant procéder au transfert du demandeur vers ce dernier État membre – Principe de confiance mutuelle – Moyens et niveau de la preuve du risque réel de traitement inhumain ou dégradant, résultant de défaillances systémiques – Pratiques de renvoi sommaire (pushback) vers un pays tiers et de rétention aux postes-frontières.#Affaire C-392/22.

Cet arrêt précise les obligations d'un État membre qui souhaite transférer un demandeur d'asile vers l'État responsable, lorsque ce dernier est soupçonné de pratiques de "pushback" ou de rétention aux frontières constituant des défaillances systémiques. La Cour rappelle que le principe de confiance mutuelle ne peut prévaloir face à un risque réel de traitement inhumain ou dégradant, et que l'État procédant au transfert doit évaluer ce risque en tenant compte de tous les éléments de preuve disponibles, y compris les rapports d'ONG et d'organisations internationales.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0299

Affaire C-299/22, Tez Tour: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos Aukščiausiasis Teismas - Lituanie) – M. D. / UAB « Tez Tour » (Renvoi préjudiciel – Voyages à forfait et prestations de services liées – Directive (UE) 2015/2302 – Article 12, paragraphe 2 – Droit pour un voyageur de résilier un contrat de voyage à forfait sans payer de frais de résiliation – Circonstances exceptionnelles et inévitables – Propagation de la COVID-19 – Absence de recommandation officielle visant à déconseiller les voyages – Prise en considération de circonstances personnelles relatives à la situation individuelle du voyageur concerné – Conséquences importantes sur l’exécution du forfait ou sur le transport des passagers vers le lieu de destination – Circonstances existantes ou prévisibles à la date de la conclusion du contrat de voyage à forfait concerné – Possibilité de prendre en considération des conséquences se produisant au lieu de départ ou de retour ainsi qu’à d’autres lieux)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un voyageur peut résilier un contrat de voyage à forfait sans frais en raison de circonstances exceptionnelles et inévitables, comme la pandémie de COVID-19. Elle juge que l'absence de recommandation officielle déconseillant les voyages n'exclut pas la prise en compte de circonstances personnelles du voyageur, et que les conséquences importantes sur l'exécution du forfait peuvent être évaluées tant au lieu de départ qu'à d'autres lieux. Cet arrêt clarifie l'interprétation de l'article 12, paragraphe 2, de la directive 2015/2302, en offrant une appréciation plus souple des circonstances justifiant une résiliation sans frais.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0222_RES

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 février 2024.#Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl contre JF.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Directive 2011/95/UE – Conditions pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale – Contenu de cette protection – Article 5 – Besoins d’une protection internationale apparaissant sur place – Demande ultérieure de reconnaissance du statut de réfugié – Article 5, paragraphe 3 – Notion de “circonstances créées par le demandeur, de son propre fait, après le départ de son pays d’origine” – Intention abusive et d’instrumentalisation de la procédure applicable – Activités dans l’État membre d’accueil qui ne constituent pas l’expression et la prolongation de convictions ou d’orientations déjà affichées dans le pays d’origine – Conversion religieuse.#Affaire C-222/22.

Cet arrêt interprète les conditions permettant de considérer qu'une conversion religieuse survenue après l'arrivée dans l'État membre constitue un "besoin de protection internationale apparaissant sur place" au sens de l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2011/95/UE. La Cour précise qu'une telle conversion ne peut être considérée comme une "circonstance créée par le demandeur, de son propre fait" excluant le statut de réfugié que si elle est le résultat d'une intention abusive et d'une instrumentalisation de la procédure d'asile. Elle établit ainsi que les activités dans l'État d'accueil, pourvu qu'elles soient authentiques, peuvent fonder une crainte de persécution même si elles ne prolongent pas directement des convictions antérieures.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0222

Affaire C-222/22, Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl (Conversion religieuse ultérieure): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof - Autriche) – Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl / JF (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Directive 2011/95/UE – Conditions pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale – Contenu de cette protection – Article 5 – Besoins d’une protection internationale apparaissant sur place – Demande ultérieure de reconnaissance du statut de réfugié – Article 5, paragraphe 3 – Notion de “circonstances créées par le demandeur, de son propre fait, après le départ de son pays d’origine” – Intention abusive et d’instrumentalisation de la procédure applicable – Activités dans l’État membre d’accueil qui ne constituent pas l’expression et la prolongation de convictions ou d’orientations déjà affichées dans le pays d’origine – Conversion religieuse)

Dans l'affaire C-222/22, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2011/95/UE concernant les besoins de protection internationale apparaissant sur place. Elle précise qu'une conversion religieuse intervenue dans l'État membre d'accueil après le départ du pays d'origine ne peut être considérée comme une "circonstance créée par le demandeur de son propre fait" de manière abusive que si elle est effectuée dans le seul but d'obtenir le statut de réfugié, sans constituer l'expression de convictions sincères. Pour le juge français, cet arrêt impose un examen au cas par cas de la sincérité de la conversion, excluant toute présomption d'abus fondée sur le seul fait que la conversion est postérieure au départ.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0222

Jurisprudence CJUE — 62022CJ0222

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0679

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 29 février 2024.#Commission européenne contre Irlande.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Directive (UE) 2018/1808 – Fourniture de services de médias audiovisuels – Absence de transposition et de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire et d’une astreinte.#Affaire C-679/22.

La Cour de justice a constaté le manquement de l'Irlande pour n'avoir ni transposé ni notifié les mesures de transposition de la directive sur les services de médias audiovisuels dans les délais impartis. Elle a rejeté la demande de la Commission de condamner l'Irlande au paiement d'une astreinte, mais l'a condamnée au paiement d'une somme forfaitaire en raison de la durée du manquement. Cet arrêt illustre la procédure de manquement et les sanctions financières applicables en cas de retard persistant dans la mise en œuvre du droit de l'Union.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0549

Affaire C-549/22, Raad van bestuur van de Sociale verzekeringsbank (Transfert de prestations de survie): Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 29 février 2024 (demande de décision préjudicielle du Centrale Raad van Beroep - Pays-Bas) – X / Raad van bestuur van de Sociale verzekeringsbank (Renvoi préjudiciel – Accord d’association CE-Algérie – Sécurité sociale des travailleurs migrants algériens et de leurs survivants – Transfert de prestations vers l’Algérie aux taux appliqués en vertu de la législation de l’État membre débiteur – Prestation de survie – Réglementation nationale appliquant le principe du pays de résidence – Clause de résidence comportant une réduction du montant de la prestation de survie pour les bénéficiaires résidant en Algérie)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les règles applicables au transfert des prestations de survie vers l'Algérie dans le cadre de l'accord d'association CE-Algérie. La Cour juge qu'une législation nationale qui réduit le montant d'une telle prestation pour les bénéficiaires résidant en Algérie, en appliquant le principe du pays de résidence, est contraire aux dispositions de cet accord. L'arrêt garantit ainsi que les travailleurs migrants algériens et leurs survivants ne subissent pas de réduction injustifiée de leurs droits à prestation en raison de leur lieu de résidence.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0095_INF

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 29 février 2024.#European Association of Non-Integrated Metal Importers & distributors (Euranimi) contre Commission européenne.#Pourvoi – Dumping – Importations de produits plats laminés à froid en aciers inoxydables originaires de Chine et de Taïwan – Droits antidumping définitifs – Recours en annulation – Association représentant les intérêts d’importateurs – Acte réglementaire comportant des mesures d’exécution.#Affaire C-95/23 P.

Cet arrêt traite de la recevabilité d'un recours en annulation formé par une association professionnelle contre un règlement antidumping. La Cour confirme que les associations d'importateurs peuvent attaquer ces actes si leurs membres sont directement concernés par les droits antidumping imposés. L'arrêt précise les conditions de l'intérêt à agir pour les associations représentant des opérateurs économiques dans le contentieux commercial de l'UE.

29 février 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0437

Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 février 2024.#R.M. et E.M. contre Eesti Vabariik (Põllumajanduse Registrite ja Informatsiooni Amet).#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Riigikohus.#Renvoi préjudiciel – Agriculture – Politique agricole commune – Soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – Règlement (CE, Euratom) no 2988/95 – Article 7 – Mesures et sanctions administratives – Règlement no 1306/2013 – Articles 54 et 56 – Règlement délégué no 640/2014 – Article 35 – Recouvrement des sommes indûment versées auprès des personnes ayant participé à la réalisation de l’irrégularité – Notion de “bénéficiaire”.#Affaire C-437/22.

Cet arrêt clarifie la notion de "bénéficiaire" au sens du règlement FEADER, en précisant que cette qualité peut être attribuée à toute personne physique ou morale ayant participé à la réalisation d'une irrégularité ayant conduit à un versement indu, et ce indépendamment de la réception directe des aides. La Cour confirme ainsi que les autorités nationales peuvent recouvrer les sommes indûment versées auprès de ces personnes, élargissant le champ des responsables potentiels du recouvrement au-delà du seul destinataire formel des fonds.

29 février 2024

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